Plongée au Cap d’Agde : le récif artificiel de Brescou en 2020

C’est parti pour le projet de récif artificiel paysager consacré à la plongée autour du fort de Brescou, au large du Cap d’Agde. Un événement écologique très attendu.
Le premier atelier de concertation sur ce projet, prévu pour 2020, s’est tenu récemment au Centre nautique du Cap d’Agde avec une quinzaine de participants représentant quasiment tous les clubs de plongée associatifs et professionnels agathois.
Une vraie séance de travail sous forme de trois ateliers, conduite par l’équipe de la direction du milieu marin de la ville et celle du partenaire, la société montpelliéraine Seaboost.

Un projet pionnier en France

Une première séance très positive, où chacun a pu donner son avis sur le site potentiel dans l’Aire marine protégée de la côte agathoise, le type de récif, le design, les matériaux de la structure, ses fonctions biologiques ou d’usages ciblés sur la plongée.
Un vrai défi technologique et d’ingénierie écologique attend les porteurs de ce projet pionnier en France. Issu du projet général Recif’lab, dont la ville d’Agde est nationalement lauréate et d’un PIA -Programme Investissements d’Avenir-, il bénéficie du soutien financier de l’Ademe, de la Région Occitanie -Pyrénées-Méditerranée- et de l’Agence de l’Eau.

Restauration écologique maritimes

Un autre projet vient d’être retenu par le ministère de l’Environnement : Recif’lab propose la restauration écologique de plusieurs infrastructures maritimes du littoral du Cap d’Agde, en lien avec la biodiversité marine.  Il concerne le port et la bande côtière des 300 mètres avec des aménagements sous-marins, des corps morts avec microrécifs artificiels et «roselières», l’île de Brescou, un nouveau ponton fixe avec microrécifs et le Roc de Brescou, au large, des récifs artificiels paysagers pour la plongée, afin de protéger le coralligène.

Recif’lab sera doté d’un financement de 60 % de la part de l’État, soit quelque 700’000 € sur une enveloppe estimée à 1,2 M€ sur trois ans. Ce coup de pouce financier permettra au Cap d’Agde d’expérimenter des technologies innovantes en matière d’ingénierie écologique sous-marine. Des savoir-faire qui pourraient ensuite être dupliqués ailleurs sur le littoral.

Des micro-récifs immergés

L’avant-port du Cap d’Agde est concerné avec des actions au niveau des corps-morts, ces blocs de béton immergés dans les zones de mouillage. Seront installées des roselières, des herbiers artificiels le long des quais pour favoriser la reproduction des poisson et des micro-organismes sous-marins.

D’autres micro-récifs seront immergés en mer sur la bande des 300 m, pour permettre la reproduction des poissons sous des bouées de balisage. Six modules seront  installés en juin et le soutien financier de l’État permettra d’étendre l’équipement à 30 à 40 bouées.

À Brescou, un ponton fixe sera installé dans le même esprit avec cette même vocation sous-marine écologique, couplée à la réintroduction d’algues spécifiques.

Le fort de Brescou au Cap d’Agde.

 

Les porteurs du projet réunis à Agde.

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