Culture : Montpellier est désormais liée avec le Mucem de Marseille

Une convention de transfert de la collection de l’Histoire des relations entre la France et l’Algérie, a été signée mardi matin à Marseille. Métropolitain y était.

Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de la métropole a mis fin à 20 ans d’attente et de polémique. La convention qui lie désormais le Mucem de Marseille à la ville et la métropole de Montpellier, prévoit un dépôt d’environ 5’000 objets et documents, estimés à 2,6M€. L’ensemble des pièces restent la propriété de la Ville de Montpellier.

Premier grand musée national consacré à la Méditerranée, haut lieu de l’architecture et du patrimoine, le Mucem est une cité culturelle ouverte sur le large. Ainsi, le Mucem va rendre accessible l’ensemble de la collection aux chercheurs et la sortira à l’occasion d’expositions dans ses prestigieux locaux de 45’000m2, visités 1,5 million de fois chaque année. Jusque-là, la collection dormait à Montpellier.

De Georges Frêche à Philippe Saurel

Dans les années 2000, Georges Frêche avait décidé de créer le musée de la présence française en Algérie, c’est en tout cas comme ça qu’il avait désigné. Pour lui, l’endroit idéal était de l’installer dans l’Hôtel Montcalm, appartenant à l’Armée française et situé à proximité de la gare SNCF Saint-Roch de Montpellier.

Dans l’esprit, c’était de voir comment la France avait pu créer des écoles, des hôpitaux, des autoroutes, des infrastructures et qu’il y avait plusieurs façon de regarder l’Histoire. Ce musée met du temps à se concrétiser. Fin 2010, Georges Frêche décède et son successeur, Philippe Saurel transforme le nom du musée, en Musée de la France et de l’Algérie, « ce qui n’avait pas du tout le même sens de l’idée initiale », juge le maire de Montpellier.

« Il y a eu quelques polémiques »

« En 2014, quand je suis élu, on me dit que ce musée est pratiquement terminé, alors je demande les clés. Une fois sur place, je me rends compte que le gros oeuvre n’est pas terminé et que les travaux sont convertibles », se remémore Philippe Saurel. Qui ajoute : « Évidemment, il y a eu quelques polémique, mais j’ai considéré que pour le centre de la ville de Montpellier, il était bien de fabriquer une structure qui puisse créer le seul maillon de la culture montpelliéraine que n’avons pas, l’art contemporain. C’est une autre façon de voir la ville. Ce qui ne veux pas dire que nous marchions sur la mémoire ».

« Nous, on est proches de la capitale phocéenne »

Aurélie Filippetti, la ministre de la culture de l’époque avait suggéré cette convention avec le Mucem à Philippe Saurel. Plusieurs autres lieux ont été proposés en Occitanie, notamment Perpignan, mais le choix de Marseille et du Mucem est stratégique. Pour Philippe Saurel, cette convention permet de mettre en relation la métropole de Montpellier avec l’un des fleuron de la culture dans le Sud : « Ici à Marseille, je suis hors région, donc je peux dire ce que je veux –rires-. La réforme territoriale, même si elle nous as marié avec Toulouse, nous à Montpellier, on sait où on est. Nous, on est proches de la capitale phocéenne et que ce soit par les populations, les cultures ou encore les traditions. Il faut le dire ! Donc j’espère qu’il y aura peut-être une autre réforme territoriale qui ferait en sorte que les coopérations entre les deux villes, l’une en région PACA, l’autre en Occitanie soient revues à la hausse ».

Atout et non des moindres : la cité phocéenne est à une heure et demi de Montpellier.

Anthony Montardy/Métropolitain.

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