Pont du Gard : ils écrivent sur les murs

L’exposition estivale « From the bridge – Vu du pont », au pont du Gard entend bien concilier le graff et l’histoire d’un monument romain en mettant en lumière le travail de 3 artistes – graffeurs. Une exposition forcément singulière et à cheval entre les époques, comme entre les différentes représentations de l’écriture. 

Action vandale souvent réprimée, le graffiti d’aujourd’hui a gagné ses lettres de noblesse. Alors que l’esprit même du graffiti se puisait initialement dans l’illégalité et l’anonymat, aujourd’hui, un bon nombre de graffeurs sont sollicités à des fins culturelles, historiques et parfois économiques. C’est le cas au pont du Gard où, depuis le 30 mai et jusqu’au 23 septembre, on s’émerveille simultanément des écrits du passé (gravures anciennes sur l ‘édifice) et de ceux du présent.

3 graveurs renommés

Cette année, le choix de l’exposition est confié à  l’association Da Storm. Pour rappel, cette association est à l’origine de l’exposition Sign and Line en 2015 des deux graffeurs Pyrate et Reso… Deux styles de graffiti totalement opposés mais très complémentaires. A la suite du succès de l’opération, il n’est pas étonnant que l’association les sollicite à nouveau, en ajoutant un visage de plus, celui du Toulousain Mondé. Les 3 graveurs auront été missionnés autour d’une démarche artistique commune à travers la thématique du temps. Objectif: transformer la salle romaine du pont du Gard.

L’avis de la rédaction

Les réalisations sont très singulières. Alors que Pyrate représente les mains des graffeurs, Reso s’intéresse à la mémoire et l’empreinte laissée par l’usine Tamaris en Cévennes. Mondé, lui, axe son travail sur le train et la calligraphie. L’exposition attire, intrigue et permet aux visiteurs de se plonger quelques instants dans un espace coloré, spectaculaire et intemporel, au croisement des cultures. Finalement, comme l’affirme le président de l’établissement public du Pont du Gard, Patrick Malavieille « Il fallait oser permettre à ces trois aventuriers du futur de se produire sur un site deux fois millénaire ».  L’essence de cette exposition, sa singularité et sa symbolique, reposent en effet en partie sur le lieu historique dans laquelle elle se trouve, le Pont du Gard.

 « From the bridge – Vu du pont » /  Jusqu'au 23 septembre

Photo de Thierry Allard

1 Comment

  1. et oui ses bouffon ecrivent de la merde pendant des années sur les murs des citoyens se drogue , et plus tard on les felicitent de leurs travail !! la legion d’honneur aussi vu que l’etat la donne a n’importe qui dans ce pays de baltringue !! tageur = delinquant comme les maires et les automobiliste point

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