ARCEC de Montpellier : une section « devoir et travail de mémoire »

Lors d’une récente réunion qui s’est tenue à la brasserie du Dôme, à Montpellier, les membres de l’Association pour le rassemblement des citoyens et commerçants -ARCEC- se sont retrouvés autour d’un repas pour discuter de l’avancement des projets et des prochaines actions. Mohamed Bensadia, fondateur de l’ARCEC a présidé cette assemblée, accompagné de son vice-président, Maxime Arnaud-Buchard et d’autres invités.

De nombreux sujets ont été abordés. Avec un bonus : en marge du conseil d’administration, la section spécialisée « devoir et travail de mémoire » a, en effet été créée au sein de l’ARCEC. À l’issu d’un vote, Maxime Fabre, un étudiant en sciences politiques à la faculté de Montpellier, âgé de 21 ans qui a été élu à l’unanimité président de cette section. Il n’a pas traîné, puisqu’il qui a déjà son équipe autour de lui. Les objectifs ont été clairement établis pour l’avenir :

  • Contribuer au travail et devoir de mémoire des anciens combattants et de tous ceux qui ont servi la France, participer aux journées nationales de commémoration, ainsi qu’aux évènements mémoriels et culturels organisés par le monde des anciens combattants, expositions, conférences-débats.
  • Défendre les intérêts moraux et matériels des anciens combattants, de leurs familles, ayants – droit et ayants – cause ;
  • Contribuer à la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel ;
  • Être en capacité de s’insérer voire d’animer des groupes de réflexion ou des comités d’organisation d’évènement(s).

« Cette section, à vocation citoyenne, va permettre le rapprochement des acteurs de l’Histoire de France du milieu associatif par la participation aux enseignements et à la sensibilisation sur l’histoire des anciens combattants français, ainsi que la mise en place de programme de transmission des valeurs de devoir de mémoire en lien étroit avec la jeunesse », explique Maxime Fabre.

Me Maxime Arnaud-Buchard ,avocat et vice-président de l’ARCEC, rappelle la nécessité d’aider les adhérents -près de 400 à ce jour dans la région Occitanie- qui ont besoin d’être orientés dans  le domaine social, administratif et juridique. Nadjib Zaoui, délégué à la jeunesse et administrateur de l’association a insisté, quant à lui pour que les jeunes soient pris en compte dans la démarche évoquée par le vice président.

Amine Sebar insiste sur le rôle du devoir de mémoire dans le travail de l’association, ainsi que l’implication de cette thématique autour de la question citoyenne. Ce débat interne à l’ARCEC, animé par M. Mohamed Bensadia a encore une fois mis l’accent sur l’importance du travail sur la mémoire et du lien avec les citoyens dans la revendication et la transmission de la légitimité historique des valeurs citoyennes, comme le rassemblement citoyen.

Maxime Fabre : « L’ARCEC met en valeur trois piliers qui me sont chers »

Le nouveau président de la section « devoir et travail de mémoire » de l’ARCEC a répondu aux questions de Métropolitain :             

Comment avez vous découvert l’ARCEC ?

Je l’ai découverte en rencontrant son président, Mohamed Bensadia, à la suite d’une soirée entre amis. Après avoir discuté , il m’a parlé de son association et de fil en aiguille, j’ai su m’y retrouver dans ses objectifs et y adhérer.

Qu’est ce qui vous inspire dans cette section « devoir et travail de mémoire » ?

La section « devoir et travail de mémoire » me correspondait vraiment. Issu d’une famille militaire du côté de mon père, j’ai pu grandir avec les valeurs et le respect de la mémoire de nos combattants qui ont aussi été nos parents, grands parents et arrières grands parents. C’est donc l’histoire de ceux qui nous ont permis de vivre dans le pays dans lequel nous sommes au péril de leurs vies souvent, que nous nous devons de respecter. Il était donc important pour moi de m’investir dans ce devoir de mémoire qui malheureusement est délaissé par la jeunesse de nos jours. Se souvenir de nos morts et honorer les vivants.

Pourquoi l’ARCEC ?

Mon but était de m’investir dans le milieu associatif, mais la principale difficulté était de trouver l’association qui me convienne. L’association ARCEC met en valeurs trois piliers qui me sont chers, la citoyenneté, la sécurité et la laïcité. Ce qui m’a d’abord plu dans cette association, c’est sa manière de fonctionner. Que l’on soit entrepreneur, étudiant, chef d’entreprise ou salarié, tout le monde a sa place dans l’ARCEC. Et c’est un véritable centre d’entraide pluri-professionnel, où chacun transmet ses connaissances et son expérience pour le bien collectif. Ainsi, une véritable solidarité s’est installée au sein de l’association ARCEC. Ce qui m’a plu enfin, c’est sa manière apolitique de traiter et de débattre des différents thèmes d’actualité comme la laïcité la sécurité, mais encore les problèmes que peuvent rencontrer les personnes dans l’immobilier ou dans entrepreneuriat, tout cela dans un unique objectif, trouver des solutions et renforcer la solidarité à différentes échelles.

Pourquoi avez vous choisi de devenir président de section ?

J’ai assisté à plusieurs commémorations organisées par le monde combattant, j’en profite pour remercier les services de l’ONAC 34 et notamment son directeur, avec qui j’ai eu des échanges au cours desquels j’ai pu avoir tous les renseignements nécessaires et surtout les encouragements de sa part. À l’issu d’un vote, lors d’une assemblée générale début juillet, j’ai donc été élu à la présidence de l’association ARCEC, section « devoir et travail de mémoire » et j’en suis fier. Je fais de mon âge une force, mon objectif principal étant la transmission du devoir de mémoire entre les générations, je pense qu’une personne comme moi est la mieux placée pour travailler avec la jeunesse et surtout les convaincre de l’importance de la cause. De plus, j’ai conscience des responsabilités et du travail qui incombent à ce poste, mais j’ai en ma possession les capacités nécessaires à faire vivre le mieux possible l’association que je préside.

Quels sont vos projets à venir ?

Pour cette année déjà bien entamée, mon équipe et moi-même allons faire en sorte d’être présent  pour commémorer les journées nationales du monde combattant, ainsi que les évènements importants planifiés par l’ONAC 34. Il s’agira notamment de faire connaissance avec les autres associations et voir comment nous pouvons travailler ensemble dans l’avenir. Pour l’année prochaine, plusieurs projets sont en préparation avec les membres de l’ARCEC, ne serait ce que dans la réalisations de nos objectifs principaux. Tout ce que je peux vous dire, c’est que l’année 2019 sera pour nous très riche en évènements.

Le président de l’association, Mohamed Bensadia et le responsable de la section « devoir et travail de mémoire », Maxime Fabre insistent sur un point : l’ARCEC, qui est conseillé par son président d’honneur, l’incontournable Michel Fromont, fonctionne en dehors de tout clivage politique.

Un président de 21 ans pour la section « devoir et travail de mémoire » de l’ARCEC. Photo D.R.

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