Montpellier : 17 tirs à l’arme de guerre sur des policiers cité Gély

Des policiers de la Sécurité publique du commissariat central de Montpellier, dont la brigade anticriminalité -BAC- ont été directement visés par des tirs à l’arme de guerre, ce mardi en fin d’après-midi, alors qu’ils effectuaient une perquisition dans les parties communes d’un immeuble de la coté Gély, quartier de Figuerolles. Une vingtaine de coups de feu ont été tirés, selon une source proche de l’enquête.

À hauteur d’homme pour blesser ou tuer

C’est au moment où les policiers sortaient d’une résidence avec le dealer présumé et qu’ils s’apprêtaient à regagner les véhicules de service, qu’ils ont été directement visés par des tirs à hauteur d’homme, avec l’intention de blesser, voire de tuer. Ce dealer présumé avait été interpellé à 16h30. Il faisait partie de trafiquants présumés de drogue identifiés pour vendre du cannabis et de la cocaïne dans la cité Gély, à l’issue d’investigations diligentées depuis ces dernières semaines : planques, filatures, analyse de la téléphonie etc.

17 impacts

Quand les tirs ont retenti, les véhicules de police de la sûreté départementale, de la BAC et de la compagnie départementale d’intervention -CDI- garées dans une rue n’ont pas été touchés, selon nos informations. Le ou les tireurs ont bel et bien visé les enquêteurs. Une source proche de l’enquête indique que 17 impacts ont été relevés sur la façade d’une résidence. Une vingtaine de douilles ont été récupérées et placées sous scellés.

La police technique et scientifique du Service régional d’identité judiciaire -SRIJ- de Montpellier est sur place.

À 17h50, les policiers avaient avec eux un dealer interpellé dans la cité un peu plus tôt pour trafic de drogue, quand ils ont été la cible de coups de feu. De la cocaïne avait notamment été saisie. L’arme à feu utilisée n’est pas une Kalachnikov, selon nos informations, mais une arme de guerre. Fort heureusement, personne n’a été atteint.

Le SRPJ sur place

Le procureur de la République adjoint Jacques-Philippe Redon, les policiers de la Sécurité publique et du Service régional de police judiciaire -SRPJ- de Montpellier sont sur les lieux.

Le quartier est bouclé, des renforts arrivent des commissariats de police d’Agde, Sète, Béziers et Nîmes. Le ou les tireurs ont réussi à prendre la fuite. Il s’agirait de jeunes du quartier.

Un syndicat de police réagit

« Une nouvelle fois des criminels n’ont pas hésité à tirer sur des policiers pour les blesser ou les tuer » déclare ce soir Stéphane Navarro, secrétaire départemental adjoint du syndicat Unité SGP Police-Fo.

Il ajoute que, « les agressions et les tentatives d’homicide sur les forces de l’ordre sont de plus en plus fréquentes, cela ne peut plus durer. Unité SGP-Police condamne de tels actes qui malheureusement se reproduisent régulièrement ».

Unité SGP Police-FO demande que « tous les moyens soient mis en oeuvre pour interpeller les auteurs de ces tentatives de meurtres et que des condamnations exemplaires soient prises à leur encontre ».

>> Le point sur l’enquête mercredi matin.

JMA/Métropolitain.
Les policiers du SRPJ font des constatations cité Gély. Photo DDSP 34.

10 Comments

  1. Pour écrire que « le ou les auteurs ont réussi à prendre la fuite », ça suppose que l’auteur ou les auteurs ont été identifiés?

  2. Quand un policier tiré et blessé un malfaiteur c et la guerre par contre il fond moins de chichi quand les policiers se font tirer dessus … alors policiers gendarmes militaires ect. … tirer tirer tirer au moins vous faite votre boulot ….

  3. La police n’a aucun droit ..sauf Celui de se faire tirer dessus ou cramer dans leurs voitures….ne vous inquiétez pas, la LDH veille….sur les droits des délinquants

  4. La nature n’aime pas le vide. En l’absence de courage politique pour réglementer le Cannabis, et à l’heure où les premières boutiques légales tentent d’éclore malgré la persécution des services dont elles font l’objet, on continue d’engraisser l’économie souterraine et mafia sans frontière.

  5. Comme d habitude le discours du ministre de l intérieur tout sera fait pour retrouver et punir les coupables ILs doivent avoir un post it sur le bureau qui est collé depuis des années

  6. Le résultat d’une politique de complaisance à l’égard de certains membres de certaines communautés qui assurent l’élection de certains maires !
    Ainsi un dealer à été recruté dans des services publics proches de la Métropole et est devenu conseiller municipal en intégrant un parti d’extrême droite..
    À Montpellier tout est possible !

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