Déferlantes Sud de France : un lundi électrique et insolite

Lundi 9 juillet, troisième jour endiablé aux Déferlantes Sud de France avec une programmation toujours plus élastique. De The Hunna à The Prodigy, on n’a pas cessé de danser. Débriefe des concerts qui se sont déroulés sur les grandes scènes… avec quelques insolites de la soirée.

19h : The Hunna a ouvert cette avant-dernière soirée avec un show tel qu’on l’espérait. Les jeunes femmes réceptives au charme du chanteur Ryan se pressent en première ligne. Derrière elles, la foule déborde d’énergie entrainée par les cinq rockeurs anglais.

20h : Entrée sur scène en toute humilité pour Eddy de Pretto qui prend place sous un tonnerre d’applaudissements. Impossible d’être déçu, l’artiste rayonne, enchaîne les titres avec émotion et nous projette dans l’univers particulier qu’est le sien. Absorbé dans cette bulle enchantée, le public se laisse transporter par sa voix et ses mélodies addictives.

20h45 : Deuxième round aux Déferlantes pour la chanteuse parisienne pop-rock Hollysiz. Recouvrant la vallée de l’étendue de sa voix assurée, l’artiste irradie. Une présence dynamique qui se propage et ne tarde pas à gagner l’ensemble du public. On s’éveille, se réveille et s’émerveille devant la femme de la soirée.

Le public était venu nombreux pour The Prophets of Rage © Jeanne Pastre

21h45 : Dès les premières notes de The Prophets of Rage, l’ambiance s’électrise. Les admirateurs sont nombreux, la fosse est en délire. Un concert enflammé et révolutionnaire. Point positif : impossible d’avoir les cheveux gras avec autant de poussière dans l’air.

23h : Changement de public à l’arrivée du rappeur français Orelsan. Le prodige enchaîne les titres de son nouvel album « La fête est finie ». Les jeunes déferleurs venus essentiellement pour lui se délectent goulûment de ses paroles. Les plus âgés qui grimaçaient au son de titres tels que Bonne Meuf ou Défaite de famille sont submergés par la puissance et la véracité du texte de Notes pour plus tard. Orelsan fini par faire l’unanimité.

0h15 : Le trio britannique The Prodigy fait de la scène Mer son royaume. Une euphorie contagieuse se répand rapidement. Matraqué par les basses, le parc de Valmy tremble, nous aussi. Les artistes à cheval entre rock et électro, vocifèrent avec rage et apostrophent la foule.

Le coin des insolites

> À destination de la personne qui a perdu sa chaussure gauche hier soir. Ne te fatigue pas à remuer ciel et terre : nous l’avons retrouvé pour toi. Une festivalière s’amuse à mimer un téléphone avec, utilisant même tes lacets pour composer les numéros. Tu l’apercevras peut-être en train de solliciter passionnément ceux qui croisent son chemin. Aux Déferlantes, on s’émerveille de tout.

> Clin d’œil aux trois bonhommes musclés et torse nu qui tapaient du pied sur The Prophets of Rage, puis chantaient à tue-tête les raps d’Orelsan en inondant les réseaux sociaux de selfies, bouche en cul de poule… Pas de honte, la diversité est à l’honneur, et c’est pour cette raison qu’on aime autant le festival.

> Enfin, une pensée pour toi, femme-éventail, qu’on a vu se balader toute la soirée en ventilant les gens sur ta route. Générosité et bienveillance au rendez-vous, la foule ce lundi soir était très souriante et particulièrement accueillante.

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