Déferlantes Sud de France : un dimanche avec Francis Cabrel et NTM

Deuxième journée dimanche, pour notre jeune rédactrice Jeanne Pastre aux Déferlantes Sud de France d’Argelès.

Une nouvelle soirée forte en émotions, avec un line-up encore plus éclectique que la veille qui aura laissé le public du festival aussi ravi qu’épuisé.

R.Can  : « Venez comme vous êtes, pas besoin d’en faire des tonnes »

L’artiste « solex », pieds nus sur scène, met tout le monde d’accord en alternant musique dansante et rap engagé. Un artiste qui n’hésite pas à se déhancher, à grimacer ses paroles. Sa recette magique : faire participer son public. R.Can en improvisation sur le « pâté », le mot choisi par une Déferleuse, nous fait rire, on adore ça. Il repart en solex avec son équipe, nous laissant chaud bouillant. Cette mise en bouche singulière éveille la vallée du parc de Valmy jusque dans ses coins les plus reculés.

The Stranglers : « Un incroyable site »

Aux Déferlantes, pas de créneau pour l’ennui. En un quart de tour nous voici face à la scène Paul Mas. Seulement quelques minutes après R. Can, changement d’ambiance avec The Stranglers. Le groupe s’installe tout de noir vêtu et Dr. Martens aux pieds. La voix rocailleuse du chanteur envahit la vallée de Valmy. Les cages thoraciques vibrantes, on accueille bras ouverts les Britanniques foulant les scènes depuis plus de quarante ans. Leur énergie inépuisable transcende les générations, petits et grands se déhanchent.

Francis Cabrel, l’enchanteur

On ne présente plus Francis Cabrel. Guitare à la main et en toute simplicité, l’Agenais a fait chanter la vallée. On ne s’étonne plus de voir le public connaître ses chansons sur le bout des doigts. Les embrassades des couples qui se propagent sur « Je l’aime à mourir » restera comme l’un des moments les plus émouvants de la soirée. L’ensemble du site est pris par l’émotion. Ceux qui flânaient dans l’herbe se lèvent et chantent, le succès est immense. On lève son briquet allumé, son téléphone, son pichet de mojito pour certains ou sa béquille pour un courageux… et on chante. Le public est saisi, transporté par la voix de Francis Cabrel. On a envie de s’aimer.

Rilès : « Une ambiance de malade dans le Sud »

Les concerts s’enchaînent rapidement aux Déferlantes et la vallée se dépeuple sensiblement à la sortie de Francis Cabrel. Changement d’ambiance total avec l’entrée en scène fracassante de Rilès, rappeur français de 22 ans originaire de Rouen. Le jeune prodige autodidacte offre un show à l’américaine : chorégraphies endiablées et projection de vidéos en fond de scène. Rilès fait asseoir son public, le fait crier, danser et rire… pas question de rester statique. Les jeunes Déferleurs n’attendaient que ça. Pour son premier concert dans le Sud, il respecte sa tradition du pogo final : la foule devant la scène se sépare en deux et au signal se rentre dedans, littéralement. Coté VIP, on parle de « sauvages ». Sortie de scène, confettis, le public est essoufflé mais en a encore sous le pied pour la suite.

N.T.M, la légende

Les festivaliers se préparent ensuite à accueillir les légendes du rap conscient, N.T.M. Le nom du groupe s’affiche en grandes lettres rouge en fond de scène, 9.3 à l’avant. Le décor est planté, les basses se mettent à vibrer. Pendant 1h30, Kool Shen et JoeyStarr déversent leur énergie. De tous les cotés, le public, essentiellement quadragénaire, se déchaîne. On se sent vivant, et si l’on met de côté le risque élevé d’être éclaboussé par l’alcool d’un joyeux, le moment est mythique. Les inépuisables se retirent, laissant derrière eux un public suintant de bonheur et d’extase.

Massilia Sound System, tournée générale de pastaga

Après la folie furieuse des rappeurs d’Île de France, retour dans le Sud avec Massilia Sound System. Connu pour ses ambiances conviviales, le groupe de reggae marseillais fait circuler dans le public des dizaines de verres de pastis. Sur un rythme rub-a-dub aux inspirations provençales et jamaïcaines, on se laisse ainsi bercer jusqu’à 2h du matin.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *