Déferlantes Sud de France : «  Le meilleur moment d’un festival ? Quand on est sur scène »

Le groupe montpelliérain My Favorite Horses a joué samedi aux Déferlantes Sud de France. Comme une douzaine d’autres talents d’Occitanie, la formation folk-rock partage l’affiche avec des noms prestigieux grâce à un dispositif mis en place par le festival en lien avec les salles de la région.

L’occasion d’une belle exposition dans l’un des plus grands festival du Sud de la France. Et, pour notre jeune rédactrice Jeanne Pastre de les rencontrer.

Est-ce que le Sud inspire vos musiques ?

Mathias Gross : Non, ce n’est pas une source d’inspiration. D’autant que si on regarde un peu dans l’histoire du rock en France, le Sud n’a jamais été un pôle important. Il y a eu des villes avec une vraie scène rock comme Nantes, Rennes et Paris bien sûr. Dans le Sud, finalement, c’est assez récent.

Comment vous retrouvez-vous programmé aux Déferlantes ?

Alexandre Dézé : On a été sélectionné par les salles de la région pour jouer sur la scène Nouvelle Vague. On est très contents car ce n’est pas lié à un critère géographique. On joue une musique d’inspiration anglo-saxonne, très éloignée des traditions musicales d’ici.

Vous avez sorti un clip de 6 minutes, Six feet above. Pourquoi ce choix d’être impassible pendant que tout autour de vous est en mouvement ?

Alexandre : L’idée est partie de l’appartement dans lequel on a tourné le clip. Il était tellement vide et sans vie que l’idée est venue de voir le groupe s’installer progressivement dans une espèce de quotidienneté absurde et répétitive sans aucun intérêt. Ce qui peut aussi évoquer certaines tranches de vie. Puis, au fur et à mesure, les gens viennent pénétrer et envahir cet appartement, sans que pour autant cela modifie quelque chose à notre état.

À vos yeux, quel est le meilleur moment d’un festival ?

Alexandre : Quand on est sur scène. On fait tout ça pour ça. Le festival ça élargit le temps d’un concert, c’est un tout. On a le temps de se balader, de s’imprégner un peu. Ce n’est pas forcément le cas lors des dates durant une tournée où c’est toujours un peu la course.

Existe-t-il un lien autre que la musique qui unit votre groupe ?

Mathias : L’origine du groupe ce sont des démos qu’avait Alex et sur lesquelles il avait du mal à placer des textes. Il m’a sollicité, on a fait ça tous les deux puis on a créé un label. L’autre lien, c’est qu’on se connaît depuis que l’on a 11-12 ans. Je ne me souviens pas trop de l’époque où je ne connaissais pas Alex. Les autres membres du groupe se sont greffés après le départ du projet.

À 11 ans, vous imaginiez votre futur de cette façon ?

Mathias : Pas du tout. Je crois qu’on en a jamais parlé à l’époque.

Votre amitié se retrouve dans vos textes ?

Mathias : Je dois avouer que ce que j’écris pour le groupe est assez personnel. Le lien qui nous unit n’apparaît pas dans les thèmes mais plutôt dans la façon de les ciseler. Je les écris pour qu’Alex puisse les chanter. Il y a une sorte d’aller-retour qui s’effectue avec des ajustements qui vont faire que, progressivement, ce que j’ai envie d’écrire colle exactement à ce que lui a envie de chanter.

Si vous étiez une musique vous seriez…

Jean Alvarez : Calypso
Alexandre : Un air de Debussy
Mathias : N’importe quelle chanson populaire américaine des années 30.
Manuel Plaza : Jeanette / Porque Te Vas

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