Chienne jetée dans le canal à Agde : le propriétaire remis en liberté

L’affaire du sort de Daisy, cette chienne jetée dans le canal du Midi à Agde, vendredi 29 juin dernier vers 7h30, les pattes volontairement scotchées par son propriétaire qui voulait la noyer, suscite une vive émotion et des centaines de commentaires, depuis que Métropolitain a révélé dès hier soir, l’aboutissement de l’enquête des policiers de la sûreté urbaine -Sécurité publique- du commissariat d’Agde.

Les enquêteurs sont, en effet parvenus à identifier un quadragénaire qui avait confié Daisy -miraculeusement rescapée des eaux du canal du Midi grâce à une retraitée de 63 ans qui promenait son chien sur la berge et qui l’a aperçue en train de se débattre dans l’eau- à un vétérinaire du Cap d’Agde.

Daisy saine et sauve

Interpellé hier après-midi, placé en garde à vue, possédant un casier judiciaire vierge, il a avoué qu’il avait voulu noyer Daisy, la chienne de son fils, au motif que son ex-femme refusait de lui amener à son domicile, les autres enfants du couple, dont il a la garde alternée, à cause des poils laissés sur les vêtements…

Daisy, remise de ses émotions et en pleine forme a été retrouvée hier, chez une voisine du quadragénaire, qui a accepté de la garder jusqu’au 12 juillet, avant qu’elle ne soit confiée à un refuge.

Quelle sanction ?

Sur les instructions du procureur de la République de Béziers, le propriétaire de Daisy a été remis en liberté dès hier soir, sans qu’une décision judiciaire n’ait encore été arrêtée. Selon nos informations, la procédure complète va être transmise ces prochains jours au parquet de Béziers qui décidera des suites à donner. Alors, quelle sanction ? Renvoi en comparution directe devant le tribunal correctionnel de Béziers pour cruauté envers un animal ? Devant une composition pénale avec un délégué du procureur pour un rappel à la loi ? Comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité -CRPC-, autrement dit le fameux plaider-coupable.

Une association de protection animale qui a déposé plainte au commissariat de police d’Agde, ce qui a permis de relancer l’enquête, annonce ce samedi soir qu’elle va se constituer partie civile.

>> Le rappel de l’affaire

5 Comments

  1. J’espère sincèrement que la justice punira cet enfoiré sans cœur. Je suis choquée de voir qu’on puisse maltraité un animal de cette façon et sans sortir indemne. J’ai honte de faire partie de la race humaine

  2. Il serait bon qu’une manif soit organisée le jour de son passage au Tribunal,
    avec des associations de protection des animaux et des anonymes qui condamnent ces mauvais traitements. Ceci afin d’interpeller les pouvoirs publics et sensibiliser les gens.

  3. ENTIEREMENT d’accord avec TOUS ces commentaires , mais l’ex-femme doit payer aussi car elle utilise un animal pour accomplir ses desseins !!!!

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