10 M€ : la « WaterTech » BIO-UV réussit son entrée en Bourse

Pionnière française du traitement de l’eau par ultraviolet, la PME Bio-UV installée à Lunel vient de réussir son entrée en bourse en levant 10 M€. Après l’univers de la piscine, Bio-UV, avec son procédé innovant Bio-Sea, s’est s’attaquée au marché mondial du traitement des eaux de ballast. Et il fallait une levée de fonds importante pour s’imposer dans ce marché estimé à 8 milliards d’euros.

« Le jeudi 5 juillet à 14h, nous serons si Bio-Uv a atteint son objectif pour son entrée en bourse sur Euronext Growth », annonçait la semaine dernière Benoît Gillmann, fondateur et patron de Bio-UV. Pari réussi. Pour le dirigeant, cette entrée en bourse aura été un long marathon avec plusieurs étapes obligées à Genève, Paris et Londres. Et Montpellier bien sûr avec, entre autre, le lancement de l’introduction en bourse jeudi 28 juin depuis l’aquarium Mare Nostrum, l’un des clients de Bio-UV : « Pour valider le processus, il faut atteindre au moins 75% de l’objectif annoncé », rappelait le dirigeant qui visait au moins 10 M€… et un exploit : « Nous souhaitons vraiment devenir la première Watertech française cotée en bourse ».

Un marché de 1,5 milliard d’euros

Cette levée de fonds doit permettre à la PME héraultaise -60 collaborateurs et 10,2 M€ de CA en 2017- de déployer sa solution Bio-Sea à l’international, un système permettant de traiter sans produits chimiques les eaux de ballast des navires. Il existe dans le monde d’autres traitements et d’autres entreprises, dont certaines beaucoup plus grosses que Bio-UV, qui proposent également leurs solutions… Mais, Benoit Gillmann estime que sa société, grâce à son système innovant de désinfection de l’eau par UV, peut s’imposer sur une part du marché estimé à 7,5 milliard d’euros, soit 1,5 milliard/an : « Nous espérons à minima multiplier par 4 notre chiffre d’affaires en 2022 ».

Bio-Sea, un système non-polluant

« Actuellement, dans le monde, 3 à 4 milliards de m3 d’eau de ballast se baladent dans le monde, 7 000 espèces étant ainsi transférées d’un port à l’autre chaque jour, et d’un milieu à un autre, générant des pollutions monstrueuses », resitue le dirigeant héraultais, La loi est passée au niveau international, signée par 69 états, et s’applique : les navires doivent traiter leurs eaux de ballast… Et dans ce contexte planétaire, notre système Bio-Sea présente un gros avantage : il n’utilise pas de produits chimiques et il est non-polluant ».

7ème mondial en 2017

Benoit Gillmann ne cache pas ses ambition : « Actuellement, sur le marché mondial de la désinfection de l’eau par UV, nous sommes 7ème… On se dit que l’on a tout ce qu’il faut pour atteindre le top 5 mondial sur un marché qui sera en croissance d’au moins 6%/an jusqu’en 2021 ».

Le groupe BIO-UV, qui a obtenu quelques jours avant le lancement de l’introduction en bourse l’agrément américain Type Approval (TA) délivré par l’USCG (United States Coast Guard) pour BIO-SEA, est prêt. Benoit Gillmann rappelle que sa société a investi 10 M€ en 7 ans pour développer BIO-UV, classée « entreprise innovante » par la BPI.

Dimensionner pour grandir

BIO-UV Group, créé en 2000, a préparé sa montée en puissance. À Lunel, l’entreprise innovante -qui ne compte pas déménager- a notamment construit une seconde usine jouxtant la première. « Cette unité est dimensionnée pour faire face à une croissance importante et ainsi absorber, grâce à la compétitivité et réactivité de l’ensemble de nos équipes, la forte demande dans les années à venir, prédit Benoit Gillmann, Aujourd’hui, on n’utilise que 30 à 35% de l’espace ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *