La Grande-Motte : révélations en série autour des 50 ans

Stéphan Rossignol a le cœur en joie et des bonnes raisons de sourire. Maire de la Grande-Motte et Président de l’Agglomération du Pays de l’Or, il fête en effet cette année deux anniversaires particulièrement symboliques : ses dix ans de mandat à la tête de la cité, mais aussi les 50 ans de cette ville iconique, sur laquelle tous les regards se tournent aujourd’hui.

Interview.

2018 est une année anniversaire. Y a-t-il une petite surprise party de prévue ?

 (rires) Oh, je ne sais pas si on peut appeler ça une « surprise party », mais je peux vous assurer que La Grande-Motte sera particulièrement festive cet été. D’ailleurs, votre question ne pourrait pas mieux tomber : c’est cette semaine qu’on attaque les festivités ! Concert Rock ce 4 juillet au Couchant, session mix par le DJ Stéphane Pompougnac le 5 juillet, depuis un bateau accosté au quai Charles de Gaulle, démonstration aérienne de la Patrouille de France lundi prochain (9 juillet) à 17h sur le front de mer… Il y aura aussi, le 12 juillet, le concert de l’Harmonie de la Garde Républicaine, qui promet d’être fameux. Entendre vibrer toutes ces voix à l’unisson, en extérieur, à la nuit tombée (22h)… Il va falloir arriver tôt pour trouver une bonne place !


Parmi tous ces événements, un temps fort en particulier ?

Sans hésiter l’Harmonie de la Garde Républicaine. Un concert classique et gratuit du Festival Radiofrance, mais là, ça va être particulièrement grandiose, croyez-moi, la Place de la Mairie sera dans une configuration inédite.

Des expositions sont aussi au programme.

Oui. Cela nous a semblé important car quand on franchit un cap symbolique comme 50 ans, on a envie de fêter, bien évidemment, mais aussi de porter un regard sur ce qu’on est. La Grande-Motte d’aujourd’hui est à la fois constituée de son passé, mais aussi de ses projets d’avenir. C’est à cela que les différentes expositions proposées vont rendre hommage (voir encadré page xx)

 50 ans, à l’échelle d’une ville, c’est jeune.

 C’est même très jeune. Les villes nouvelles de ce genre, qui ne sont pas les périphéries d’autres communes, on les compte sur les doigts de la main. Je rajouterai même que des cités cinquantenaires connues par le plus grand nombre à l’échelle de l’hexagone, il n’y en a qu’une. Et c’est La Grande-Motte.

 Comment expliquez-vous cette notoriété ?

Parce que La Grande-Motte a une histoire très singulière. Sortie de terre en seulement quelques années avec la mission Racine, sa naissance a été ultra-médiatisée. Sa vocation initiale de cité balnéaire l’a rendue, certes, très célèbre, mais le tourisme de masse qui s’en est suivi a fortement impacté son image. On s’est mis à parler de « ville béton », à décrier sa mise en sommeil hivernale… Elle a été victime de son succès. Mais cette image est aujourd’hui totalement obsolète.

Pourquoi ?

Parce que des efforts on été engagés pour valoriser ses atouts, faire grandir la ville avec son époque, pour accompagner une montée en gamme franche sur le long terme. Et pour faire d’une ville-destination un lieu de vie. J’aimerais vous donner un exemple qui illustre ce changement de paradigme : l’article de Télérama paru en 2012 et qui titrait « Qui a dit que La Grande-Motte était moche ? ». La journaliste auteure de cette enquête était venue, presque à contrecœur, séjourner une semaine chez nous, à la demande de son rédacteur-en-chef. Au moment de l’accueillir, on lui avait bien sûr proposé de lui établir un programme. Ce qu’elle avait alors refusé. On ne l’a alors plus vue pendant plusieurs jours. Et une heure avant son départ, elle a demandé à venir me voir en mairie. Savez-vous ce qu’elle m’a dit ?

Non ?

Elle m’a dit : « Monsieur le Maire, je dois m’excuser. Je suis venue ici avec plein d’idées préconçues sur La Grande-Motte… Je me suis trompée ». Elle m’a alors raconté avoir loué un vélo, traîné dans les parcs, échangé avec les gens d’ici et, in fine, découvert une qualité de vie qu’elle ne soupçonnait pas. Quelques temps après, paraissait l’article où elle racontait son changement de regard sur notre ville.

« Monsieur le Maire, je dois m’excuser » 

Qu’est-ce qui a changé ?

Plutôt que d’évoquer des changements, j’y vois plutôt les bénéfices d’une action politique forte, qui donne la priorité aux Grand-Mottois et à leur cadre de vie immédiat. Il n’y a pas beaucoup d’autres cités balnéaires qui, ailleurs en France, accordent 70% de leur superficie globale au végétal. C’est le cas ici, quand on additionne plages, étangs, pelouses, parcs et jardins, coulées vertes avec pistes cyclables et chemins piétons… On peut aller à pied du Ponant au Levant ! Après, c’est indéniable, l’obtention du label Patrimoine du XXème siècle en 2010 a aussi braqué les projecteurs sur nous.

Vous disiez que La Grande-Motte monte en gamme ?

Douze hôtels sont implantés ici, dont cinq établissements 4* et, depuis le début de l’année, un 5* (L’Hôtel de la Plage, art et émotions). Si ce ne sont pas là des signes évidents de montée en gamme, qu’est-ce que c’est alors ? Le Projet Ville-Plage, qui va complètement reconfigurer la promenade littorale, s’inscrit d’ailleurs dans cette optique.

… Tout comme le Projet Ville-Port.

Je suis très enthousiaste au sujet de ce grand projet, qui va nous permettre de nous ouvrir encore davantage sur la mer. Le projet de l’architecte François Leclercq est tout simplement superbe. Tout en respectant l’esprit originel de la cité et de son créateur (Balladur), il a su saisir l’essence de notre ville et le retranscrire sur le papier.

À quoi va ressembler ce futur quartier ?

Imaginez-vous que va sortir de l’eau, sur l’ouest de la commune, une presqu’île entourée de deux bassins. Une nouvelle zone technique nautique « le carré nautique » et 400 anneaux seront créés. On va sortir de la trame urbaine, la zone industrielle portuaire qui va revenir au cœur du Port et ainsi nous permettre de relier enfin le Levant au Couchant par une Balade de plage à plage autour du Port réaménagé et des quais rénovés.

Début des travaux ?

En 2021-2022. Quatre ans plus tard pour la partie plus urbaine. Ca paraît lointain, mais je vous le dis, c’est demain. Les années, ça passe vite.

Comme les 50 ans ?

(rires) Oui, et nous ici, on est comme le bon vin. On ne fait que s’améliorer !

>> LES TEMPS FORTS DES 50 ANS DE LA GRANDE-MOTTE 
sur www.lagrandemotte.fr
Du 4 au 14 juillet 2018

 

 

 

 

 

4 Comments

  1. La Grande Motte est une ville magnifique
    Mr Rossignol, depuis son élection n’a eu qu’une vision donner à sa ville l’excellence
    Bravo

  2. La Grande Motte a un potentiel exceptionnel.
    Elle est parfaitement sous exploiter au vue de son emplacement et de ces grande possibilités immédiate d’hébergements.

    Seule face a elle même ,elle ne peut pas grand chose avec ces 8500 habitants a l’année.
    Passer l’été c’est une ville quasi morte et j’y vais toute l’année deux dimanches par mois en moyenne.

    Coupler a un autre grand projet,ambitieux,visionnaire et moderne la Grand Motte se fera un nom dans toute l’Europe ,au minimum.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *