Béziers : un pompier indésirable aux urgences d’une polyclinique

INFO MÉTROPOLITAIN. Un sapeur-pompier professionnel du Sdis 34 en poste au centre de secours principal de Béziers, Marc Mirabet, n’a pas encore digéré l’accueil qui lui a été fait récemment, aux urgences de la polyclinique Saint-Privat, à Boujan-sur-Libron, près de Béziers. Récit.

Mercredi 25 juin, en luttant contre un incendie dans la commune de Maraussan, Marc Mirabet s’est blessé à un genou et à une cheville. « J’ai pu terminer ma mission, mais à mon retour en caserne, je me suis rendu aux urgences de l’hôpital de Béziers pour me faire examiner. Toutefois, les douleurs ont persisté durant trois jours et trois nuits, notamment au genou », explique le sapeur-pompier.

« Vous n’avez qu’à retourner à l’hôpital »

Samedi 28 juin, Marc Mirabet se rend chez son médecin de famille, qui l’ausculte et qui lui fait une lettre à l’attention des urgences de la polyclinique Saint-Privat, à Boujan-sur-Libron. « Je m’y suis présenté, j’ai déposé tous les papiers requis pour cette consultation et après deux heures d’attente, une infirmière s’est présentée. Elle a commencé la consultation, qu’elle a interrompue, avant de revenir et me prévenir que le médecin refusait de m’accueillir. L’infirmière m’a transmis tout de go ce message : comme j’étais allé me faire soigner la première fois aux urgences de l’hôpital de Béziers, eh bien, je n’avais qu’à y retourner. J’avoue que sur le moment, j’ai cru que c’était une plaisanterie, avant de me rendre compte que c’était bien la position réelle et vraiment inattendue de l’urgentiste », accuse Marc Mirabet.

Le directeur ne répond pas

Le pompier a réclamé un bulletin de sortie des urgences de la polyclinique, obtenue non sans mal, après des palabres, selon lui. Marc Mirabet a tenté de joindre le directeur de l’établissement, « mais, on m’a dit qu’il était en réunion et qu’il ne pouvait pas prendre mon appel ». Un directeur aux abonnés absents.

Marc Mirabet est donc retourné aux urgences de l’hôpital de Béziers, où il a raconté au personnel soignant son effarante  mésaventure. À l’hôpital de Béziers, il a reçu les soins que nécessitait son état : on lui a posé une attelle et prescrit un traitement approprié pour calmer les douleurs, en attendant de passer une IRM. Il est en arrêt de travail jusqu’à ce samedi inclus.

Le pompier biterrois vient d’envoyer une lettre recommandée salée au directeur de la polyclinique Saint-Privat, tandis qu’il vient de demander à son avocat d’entamer une procédure. Ce sapeur-pompier du Sdis 34, dont la mission première est de porter secours et assistance, n’arrive toujours pas à encaisser le coup : être indésirable dans un service des urgences en étant blessé.

La position du directeur de l’établissement

Le directeur général de la polyclinique Saint-Privat, Nicolas Daudé confirme que, « Ce patient avait effectivement été pris en charge à l’hôpital de Béziers quelques jours avant, et n’était donc pas dans une situation d’urgence lorsqu’il s’est présenté à Saint-Privat. En outre, tous les examens radiologique ayant été effectués à l’hôpital, il était donc plus cohérent que la continuité de la prise en charge soit assurée dans cet établissement pour éviter des examens redondants. Il ne s’agissait donc pas d’un refus de prise en charge que vous assimilez à une non assistance à personne en danger, mais de proposer au patient d’éviter le nomadisme médical générateur de surcoût pour l’assurance maladie ».

11 Comments

  1. C’est une honte on ces plus dans quel pays on vie la polyclinique mériterait une grosse sanction Mr Mirabet soigner vous bien malgré cette mésaventure

  2. La question est …pourquoi n’est-il pas retourné là ou il avait été vu une première fois? Les justifications du directeur de la clinique me sembles censées . Pour ce qui est d’une éventuelle « non assistance a personne en danger », je ne vois pas ou était le danger. Je pense que c’est surtout une question d’amour propre! Bref beaucoup de bruit pour pas grand chose.

  3. Un service d urgences doit les rester …..j ai vu trop souvent des petits bobos encombrer ces services, la il s agissait d une nouvelle consultation bien des professionnels peuvent prendre en charge cela , médecin traitant, maison médicale…….les urgences sont pour moi le dernier recours …

  4. C’est tout à fait normal tous les examens ayant été fait ailleurs on ne ca pas tout recommencer.
    Et le fait qu’il l ai dit a l hôpital me fait bien rire parce qu’ils font exactement pareil même pire!

  5. je dirai que c est plus qu une honte je ne suis pas etonner j ai mon beau frere qui depuis peu est decede il a ete soigner pour uncancer en phase terminal il sortai des urgences de st privat pour y retourner le lendemain car il se senter etouffer il a ete recu comme un chien parce mon pauvre beau frere affaibli ete passer par le service plutot que les urgences on la laisser la comme un chien a l agonie alors st privat franchement a cetainement pas envoyer les patient chez eux ils n ont aucune compasation juste l argent qui compte c est honteux

  6. Ne vous laisser pas faire . Déjà vous risquez votre vie jour et nuit pour sauver des vies . Tant dit que les hôpitaux ou cliniques il risque pas leurs vies eux ..bon courage a vous et a tout les pompiers de France …

  7. Urgence sa veut dire sque sa veut dire et deuxième consultation ou avis médical au fond pour St privat il se sont couvert d un buzz médiatique d’image pour c pompier qui fait le buzz pour de la merde au de le faire en héros pour avoir une vie c bien tes au journal pauvre de lui St privat les meilleur prochaine mes lui un supos au cul sa eviteras la mauvaise pub

  8. St privat les meilleurs encore qui veut sa tête dans le journal il doit pas être si bon pompiers sinon il serais au journal pour avoir sauve une vie arrêté d aller au urgence avec des douleurs de plus de trois jours y a des toubib pour sa je suis pour mettre les urgences payantes et sans cmu comme une consultation bcp irais chez leur toubib

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