Montpellier : trois ans de prison pour un père tyrannique

Deux frères adolescents âgés de 14 ans et 15 ans étaient violemment corrigés depuis de nombreuses années dans le huis-clos du domicile familial, dans le quartier des Beaux Arts à Montpellier, par un père tyrannique de nationalité russe, âgé de 50 ans, qui imposait l’omerta à la mère.
Une mauvaise note à l’école et les coups de ceinture pleuvaient. Ce père hyper violent avait établi un système de châtiments corporels : chaque point en dessous de la moyenne était sanctionné d’un coup de ceinture. Dimanche dernier, le père a exigé de ses enfants de leur présenter le bilan de l’année scolaire, avant le départ en vacances.

Coup de couteau à la mère

Les notes n’étant pas bonnes, du mois celles exigées par leur père, les coups de ceinture ont redoublé de violences sur diverses parties du corps déjà meurtries. La mère a voulu s’interposer pour éviter cette correction, ce qui n’a pas été goût de son mari : il est allé chercher un couteau de cuisine et lui a porté des coups de lame à la tête et aux bras, avant de lui placer le couteau sous la gorge pour la faire taire et de la mettre à la porte.
La malheureuse s’est présentée en sang aux urgences de la clinique Saint-Jean, proche du domicile familial, où elle a été secourue et réconfortée. Alors que le personnel des urgences signalaient les faits au commissariat central, les policiers étaient en ligne au 17, le numéro d’urgence avec un des adolescents qui, terrorisé, demandait de l’aide.

Ecchymoses

Des patrouilles de la Sécurité publique sont aussitôt intervenus. Les policiers ont interpellé le père, non sans mal, car il s’est montré agressif envers eux, tandis que le couteau était saisi et les deux adolescents, pris en charge. Ils étaient couverts d’ecchymoses aux mains, aux bras, aux fesses et dans le dos. La mère avait des plaies au bras, au visage, sur les cuisses, sur la poitrine et avait la nuque scalpée à l’arme blanche.
Mère et enfants ont révélé que leur calvaire q-au quotidien durait depuis plusieurs années et qu’ils craignaient d’avoir brisé le silence par peur de représailles. Aucune des traces suspects n’avaient retenu l’attention des enseignants et des camarades du collège, où les adolescents sont scolarisés.

Punitions

En garde à vue, le père a minimisé ses actes, évoquant une éducation privée et des punitions méritées qui lui était propre et qui ne regarde personne d’autre et notamment, ni la police, ni la justice. Un système de défense guère convaincant : les juges du tribunal correctionnel de Montpellier saisis en comparution immédiate ont eu une autre idée des agissements du quinquagénaire : il a été condamné à trois ans de prison. Son casier judiciaire était vierge.

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