Les Déferlantes – Sud de France, un festival ambassadeur de l’Occitanie

Du samedi 7 au mardi 10 juillet, le parc de Valmy devient le somptueux écrin de la 12e édition des Déferlantes – Sud de France d’Argelès-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales.

Le festival, outre une programmation éclectique de qualité, magnifie la terre qui l’héberge. David Garcia et Christophe Samitier, les deux fondateurs catalans, sont de vrais amoureux de la région. Un amour qu’ils ont su transmettre et qui explique en partie le succès du festival.

Les Déferlantes sont d’abord l’histoire de deux amis. David Garcia, programmateur au Médiator à Perpignan, et Christophe Samitier qui y organise des soirées. Ils montent rapidement La Frontera Productions et organisent le festival Argelès Rock. Quand les Méditerranéennes partent du parc de Valmy les deux compères décident prendre la suite et de changer de dimension. En 2007, les Déferlantes voient le jour avec comme soutien inconditionnel le chanteur Cali.

Le succès vient rapidement et la programmation devient de plus en plus ambitieuse. « Pour un programmateur de LiveNation (ndlr : l’un des plus grands promoteurs de spectacle au monde), les Déferlantes font partie du top 8 des festivals où les artistes doivent aller en priorité », témoigne aujourd’hui David Garcia.

Un cadre comme carte de visite

Le cadre est un atout indéniable. Presque le meilleur ambassadeur pour attirer les groupes et séduire les agents. Les deux amis jouent cette carte à fond en faisant découvrir la région aux artistes. Les produits et les viticulteurs locaux sont mis en avant auprès des festivaliers. Cette année le festival organise également des événements à destination des talents de la région. L’un des 40 groupes qui se produira dans la ville la veille pour le off, sera à l’affiche des Déferlantes l’année prochaine.

Vivendi met en place un casting de chant et d’humour. « On a treize artistes en développement régionaux sur la scène découverte » ajoute David Garcia, « Ils ne jouent pas que devant du public. Il y a aussi les professionnels et c’est très important. On crée la rencontre pour les artistes locaux ».

Deux questions à David Garcia et Christophe Samitier

Pourquoi la programmation du festival est-elle aussi éclectique ?

David Garcia : Déjà, on aime tout ce que l’on programme. Donc pourquoi on ne pourrait pas voir les artistes que l’on aime au même endroit ? Il n’y aucune règle. Quand on met Francis Cabrel avec NTM cela peut choquer. Mais la soirée est complète. Le parc vit avec ses heures, il y a différents rythmes dans la soirée.

Christophe Samitier : On est père de famille. L’idée c’était de pouvoir venir avec nos gosses pour leur faire découvrir des groupes de notre génération et eux de la leur. Une année on a fait les Stooges et BB Brunes par exemple. Je fais partie d’une génération qui n’écoutait qu’un seul genre musical. Aujourd’hui, un jeune écoute de tout. Les mentalités ont changé et je pense qu’il y a deux genres de musique : la bonne et la mauvaise. On avait un projet un peu fou qui malheureusement n’a jamais abouti. On voulait faire Johnny Hallyday et Motörhead.

En tant qu’organisateurs, vous vous êtes déjà fait plaisir en programmant un groupe ?

DG : « Sur la programmation de cette année c’est Prophets of Rage. Sinon, The Specials en 2012. C’était le groupe de ma vie. Cela a été moins émouvant que la première fois où je les ai vu où j’avais versé une larme. Ce soir là, même si j’étais en mode boulot, j’ai regardé le concert avec Cali et Sting et nous étions comme des gamins. Sur le festival, je n’ai pas le temps de regarder des concerts en entier. Celui-là a été le seul ».

Christophe Samitier : « Arcade Fire en 2011. Je suis fan. J’étais ravi et très fier de les avoir chez nous. Je me suis mis en position spectateur donc je l’ai vécu du début à la fin.

David Garcia : Il y a quelque chose qui s’est passé avec ce concert. Il allait pleuvoir et cela avait tendu les agents. Le concert a débuté et la pluie s’est mise à tomber avec du vent. Le groupe est rentré en transe. Plus il pleuvait, plus ils mettaient de l’énergie. J’étais terrifié à cause des risques d’électrocution. Quand le groupe est sorti de scène, il voulait y retourner. J’ai dû refuser. Ils ont fait le tour du site, se sont mis sur un toit et ont joué a capella Wake up, pour accompagner la sortie du public. Leur agent Emma Banks, la plus importante au monde, est repartie d’Argelès en faisant un mail à tout le monde pour dire qu’elle avait adoré le festival et qu’elle espérait que beaucoup de ses artistes y passeraient. Les producteurs français ont suivi derrière.

>> La programmation
– Samedi 7 juillet (complet) : Lenny Kravitz, Martin Solveig, Vianney, Her, Portugal. The Man, Les Négresses Vertes.

– Dimanche 8 juillet (Bientôt complet, tarif : 49,50 €) : Suprême NTM, Francis Cabrel, Rilès, The Stranglers, Massilia Sound System, R.Can.

– Lundi 9 juillet (tarif : 49,50 €) : Prophets of Rage, The Prodigy, Orelsan, Hollysiz, Eddy de Pretto, The Hunna.
Mardi 10 juillet (tarif : 49,50 €) : Axwell Ingrosso, Liam Gallagher, Massive Attack, Shaka Ponk, Ofenbach, VSO & Maxenss.

>>> Pratique. Billetterie et renseignements sur festival-lesdeferlantes.com.

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