Fusillade sanglante de Montpellier : trois suspects mis en examen

Trois suspects directement impliqués dans la fusillade sanglante de lundi à la mi-journée, devant le centre commercial de la tour d’Assas, autour du parking de l’avenue de Barcelone, à proximité de l’arrêt de tramway du stade de la Mosson, à Montpellier, interpellés le soir et en garde à vue depuis ont été déférés ce mercredi soir au parquet de Montpellier, selon le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret. Ils ont été mis en examen dans la soirée pour tentative d’assassinat -la préméditation est retenue-, avec des réquisitions de mandat de dépôt.

Lundi à 12h30, après une violente altercation devant l’épicerie de ce centre commercial gérée par deux frères, des coups de feu ont claqué, cinq ou six et des couteaux ont été sortis. Bilan : quatre personnes ont été blessées, deux à l’arme blanche, deux autres grièvement, atteints par des balles d’un revolver de gros calibre.

>> Sur la foi d’une information d’une source proche de l’enquête erronée, nous avons indiqué à tort, lundi, qu’un des blessés était décédé.

Deux frères toujours hospitalisés

Trois jours après les faits, deux frères âgés de 21 et de 23 ans, qui n’avaient été que légèrement blessés lundi, ont été déférés, à la fin de la garde à vue et mis en examen, donc, ce soir.

En raison de leur état de santé, les deux autres frères, âgés de 23 et 28 ans qui sont toujours hospitalisés au département anesthésie réanimation -DAR A- au CHU Lapeyronie, n’ont pas encore pu être entendus par les policiers du SRPJ de Montpellier. L’un d’eux a reçu quatre balles de gros calibre à l’abdomen.

Tous connus de la justice

L’un de leurs proches, âgés de 23 ans, serait également impliqué dans cette affaire, qui n’est pas simple à démêler : il a été lui aussi déféré ce mercredi soir et mis en examen par le juge d’instruction. « Nous avons des versions divergentes entre les uns et les autres, indique Christophe Barret, le procureur de la République de Montpellier. cité par nos confrères de 20 Minutes, Chacun estime qu’il a été agressé par les membres du groupe adverse, expliquant s’être défendu. Les cinq protagonistes, poursuit Christophe Barret, sont tous connus de la justice, notamment pour des faits de violences, ce qui corrobore l’idée qu’il existe un conflit entre ces deux groupes. ».

Main sectionnée à la machette

Un différend qui pourrait être lié à un trafic de stupéfiants, reprend Christophe Barret, ou à des « disputes d’ordre familial ». Selon nos informations, ces représailles seraient liées à une violente rixe, le 17 mai dernier en soirée à ce même endroit, où un des membres d’une des deux bandes rivales a eu une main sectionnée d’un coup de machette. Les amis de la victime auraient décidé de le venger.
« Ce n’est pas un règlement de comptes à la marseillaise, souligne Jean-Philippe Fougereau, directeur du SRPJ de Montpellier, chargé de l’enquête, Nous sommes sur une explosion de violences, quelque chose qui dégénère d’un coup, pas sur des groupes qui arrivent cagoulés et lourdement armés. ». Ce qui est sûr, c’est qu’à Marseille, les voyous « assassinent proprement » si l’on peut dire, en évitant de mettre en danger de mort des témoins innocents, contrairement à ce qui s’est déroulé lundi à la Mosson-la Paillade, où des clients de commerces et des piétons auraient pu être touchés par des balles perdues, comme l’atteste une vidéo accablante…

Indices effacés

Les investigations se poursuivent activement. Les policiers de la PJ attendent que les deux frères encore entre les mains des services médicaux puissent être entendus dans le cadre d’une mesure de garde à vue, destinée notamment à comparer leurs versions avec celles des trois mis en examen. Dès leur sortie de l’hôpital, ils seront donc placés en garde à vue. Ils sont visés pour des chefs de mises en examen de tentative d’homicide volontaire. Contrairement aux trois mis en examen ce soir, la préméditation n’est pas retenue, au stade des éléments d’enquête du SRPJ.
Une tâche qui n’est pas aisée pour les policiers  et pour cause : à leur arrivée devant le centre commercial, lundi, un certain nombre d’indices avaient été effacés. Le visionnage des caméras de vidéosurveillance de la Ville et de commerces va permettre de faire progresser les investigations.

3 Comments

  1. Sur la foi d’une information d’une source proche de l’enquête erronée, nous avons indiqué à tort qu’un des blessé était décédé….

    Je me disais bien …

    Sinon je ne comprend pas ?avant cette fusillade quelqu’un a eu une main carrément amputé d’un coup de machette?? !! Ou juste blesser a la main ?

    1. Bonsoir, oui, un membre d’une des deux bandes rivales de la Mosson a eu une main carrément tranchée à la machette, le 17 mai dernier, au même endroit où a eu lieu la fusillade.

  2. dede, une chose est sûre , c’est que la mosson paillade est un quartier à exclure , où n’habitent pas QUE des gens honnêtes….. ce qui est très préjudiaciable à l’ensemble de ce secteur !!!

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