Pic Saint-Loup : un dialogue entre paysage et art contemporain

La troisième édition de la manifestation d’art contemporain en plein air Aux bords des paysages revient cette année du 1er juillet au 30 novembre sur 7 sites autour du Pic Saint-Loup. Objectif de cette exposition d’oeuvres monumentales, produites spécifiquement pour l’occasion: établir un dialogue entre paysage et art contemporain.

Cette année, des installations d’Élodie Boutry, Gilbert Coqalane, Pier Fabre, Pedro Marzorati, Pascal Navarro et Scenocosme, permettent de découvrir le patrimoine naturel et architectural.

Les 7 étapes de votre visite

L’hôtel de la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup, dans la commune de Saint-Mathieu-de-Tréviers est le point de départ de la manifestation. Le site accueille une oeuvre de Pascal Navarro. L’artiste propose pour la première fois des dessins néguentropiques en extérieur qui se révèlent au fur et à mesure, grâce au soleil. Monochromes de points au début de l’exposition, les images apparaissent progressivement au cours de l’été.

Élodie Boutry marque la seconde étape du parcours. Perchée sur le col de Fambetou (commune de Valflaunès), son oeuvre culmine et permet d’admirer un panorama splendide sur les particularités géologiques de la région. Comme en écho au paysage, le travail de l’artiste s’attache à transparaître la multitude de détails composant le territoire du Pic Saint-Loup, à travers l’utilisation du bois et de couleurs vives.

Le travail d’Élodie Boutry pourra également être apprécié sur la route D17, sur lacommune du Triadou, une parenthèse visuelle sur cette voie traversant l’Hérault.

À Saint-Martin-de-Londres, sur la place de la fontaine, Pier Fabre plonge le spectateur dans une installation monumentale faite de rubans dont les mouvements s’opèrent au gré du vent. L’installation cinétique, aérienne et légère, offre des effets optiques spectaculaires révélant l’architecture médiévale du village.

Pedro Marzorati est invité à intervenir sur le sentier du Pic Saint-Loup, sur la commune de Cazevieille. Créée spécialement pour aux bords des paysages, une main géante de 6 m. produite à partir de troncs d’arbres s’insère dans le paysage et se laisse apprivoiser par les milliers de promeneurs parcourant le Pic Saint-Loup durant la saison.

Le parcours se prolonge par l’oeuvre de Gilbert Coqalane, qui intervient sur le clocher des Matelles, avec un jardin suspendu à la verticale, comme si la nature venait reprendre ses droits sur l’architecture humaine tout en la parasitant.

Dernière étape du parcours, Saint-Jean-de-Cuculles accueille l’oeuvre du couple d’artistes Scenocosme, qui réunit Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt. Cette installation sonore invite le public à faire corps avec les arbres du cloître. Poétique et hybride, l’oeuvre incite à interagir en harmonie avec l’environnement.

« Dans un cadre où la garrigue et les roches calcaires dominent, les parcours entre les sites et les liens entre les oeuvres permettent de révéler de nouveaux paysages. Le public est invité à vivre le territoire à travers une expérience inédite, et découvrir ainsi la richesse patrimoniale et la diversité du Grand Pic Saint-Loup et de ses alentours », explique Pierre Plancheron,

Directeur de l’association organisatrice de la manifestation, Le Passe Muraille. Pierre Plancheron rappelé aussi au passage qu’un dispositif de médiation sera mis en place afin d’accompagner au mieux les publics. « Pour les plus jeunes, un livret pédagogique sera édité et diffusé sur l’ensemble des sites. Ces actions permettront d’aborder les questions liées à la création plastique contemporaine et à l’histoire, l’architecture et l’environnement. Un catalogue sera également édité », indique-t-il.

>> Toutes les expositions sont en accès libre et gratuit.  www.auxbordsdespaysages.com 

4 Comments

  1. c’est vraiment n’importe quoi, comme si un paysage naturel avait besoin de nos créations ridicules pour être beau!!! encore une fois, l’être humain se prend pour quoi???? interagir avec environnement???? allez plutôt dire aux promeneurs de ne pas jeter leurs papiers partout!!! mais non, c’est tellement plus facile de faire mu-muse avec du pseudo-art!!! pauvre espèce humaine qui devient lamentable, qui devient débile, quelle énergie et argent gaspillée par nos acteurs et intervenants locaux!!!

  2. Et bien pour ma part, je ne peux qu’encourager ce type d’initiatives … Donner de la poésie, du rêve… ôter le voile du quotidien sur notre environnement, et se laisser porter, émouvoir, intriguer, interroger et mettre en mouvement ce qui est si souvent cloisonné dans nos sociétés bien pensantes … Et bien moi je dis bravo et merci!!!!
    « Un artiste c’est quelqu’un qui essuie la vitre entre le monde et nous avec de la lumière, avec un chiffon de lumière imbibé de silence » Christian Bobin

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