Rue de la Mairie « fantôme » à Baillargues : le maire contre-attaque

La commune de Baillargues, entre Montpellier et Lunel est secouée depuis un mois par des attaques qui, derrière une plainte contre X déposée auprès du procureur de la République de Montpellier par l’association « BAL 34670 » pour une présumée fraude électorale via la Rue de la Mairie, vise le maire, Jean-Luc Meissonnier, réélu haut la main en 2014, « mais également et surtout Philippe Saurel, le maire de Montpellier pour ses fonctions de président de Montpellier Méditerranée Métropole », comme l’adjoint métropolitain en charge du sport l’assure.

C’est René Lopez, colistier malheureux de Stéphane Vidal, cet opposant de Jean-Luc Meissonnier qui a pris une raclée mémorable aux dernières municipales, qui mène le « BAL », quatre ans après, comme le maire de Baillargues l’a rappelé jeudi soir à la presse, en prélude à la séance du conseil municipal. Peu de journalistes étaient présents, avec une absence très remarquée par le maire, celle de la feuille locale de Montpellier, dont le chef des gazetiers, un certain Serre Pierre se distingue en offrant régulièrement ses colonnes depuis plusieurs années à René Lopez, sans jamais se rapprocher de Jean-Luc Meissonnier. Cela ne devrait pas échapper à Philippe Saurel, qui remarque tout…

L’association « BAL 34670 » aurait découvert des anomalies dans les conditions de votes et a engagé Me Philippe Blanchetier, avocat au barreau de Paris et spécialiste des litiges électoraux pour adresser cette plainte contre X au procureur. Il est question d’une rue de la Mairie « fantôme » et de faux électeurs qui auraient voté aux municipales de 2014. Une plainte bien tardive, visiblement, moins de deux ans avant une nouvelle échéance électorale…

« La rue de la Mairie existe »

Hier soir, Jean-Luc Meissonnier a contre-attaqué. Il était notamment entouré de Me Brice Lombardo, l’avocat de la commune qui a indiqué, « ne pas savoir, à l’instar du maire, quel est le contenu exact de cette plainte contre X, ni le sort qui va lui être fait par le procureur de la République. Au bout de trois mois de silence du parquet, le plaignant pourra saisir un juge d’instruction avec constitution de partie civile, s’il souhaite aller jusqu’au bout, car, tous les griefs évoqués par ceux qui ont évoqué le contenu de cette plainte et reprochés à M.Meissonnier ne sont pas du tout établis. Ils sont même inexistants, nous sommes sereins ».

Jean-Luc Meissonnier va plus loin, parlant « de griefs mensongers : « La scandaleuse rue de La Mairie existait bien avant d’avoir eu l’honneur d’être élu maire et pour cause, il s’agit simplement d’une adresse dite de rattachement au bureau centralisateur pour les électeurs qui sont inscrits sur les listes électorales, au titre du rôle des contributions directes communales, comme l’autorise l’article L11 du Code électoral ». Et d’ajouter, agacé, que, « Ces électeurs sont donc légalement portés sur ces listes, alors qu’ils résident hors de la commune de Baillargues. En résumé, ces inscrits ont effectivement deux adresses, mais légales, une administrative électorale de rattachement au bureau de vote et une adresse postale ».

« Faux » électeurs inscrits depuis 2001

Selon nos informations, tous les électeurs de 2014 qui étaient rattachés à la rue de la Mairie, à Baillargues possédaient les critères pour être inscrits. Et ils y étaient domiciliés depuis 2001. La rue des Remparts qui a remplacé la rue de la Mairie est officielle : ce changement a, en effet été validé par la commission électorale et légalement enregistré par la préfecture de l’Hérault.

« Le passage de la rue de la Mairie à l’adresse du numéro 2 de la rue des Remparts est donc conforme au rattachement au bureau centralisateur numéro 1 », relèvent le maire et l’avocat de la Ville.

Longue lettre ouverte

Les responsables du service de l’État civil ont confirmé que, « la rue de la Mairie existe depuis plus de vingt ans à Baillargues ». Le maire a pris leur défense : « J’ai une totale confiance dans le travail du personnel communal, dont l’État civil. Je ne peux donc tolérer que ce M.Lopez, qui cherche personnellement à me nuire et au-delà nuire à Philippe Saurel, n’ait ni le recul suffisant et encore moins la pudeur de prendre en compte les éventuels dégâts collatéraux causés par ces allégations mensongères de fraude électorale sur le personnel en charge des listes, qui est de fait également visé par sa plainte ».

Près de 500 voix d’avance

Une position déjà manifestée dans une longue lettre ouverte adressée récemment aux Baillarguoises et Baillarguois pour démontrer que la plainte contre X déposée quatre ans après l’élection municipale de 2014, « constitue une opération politique destinée à me nuire, assortie d’une manoeuvre de destabilisation ciblant Philippe Saurel. M.Lopez est visiblement manipulé par ceux qui n’acceptent toujours pas d’avoir eu leurs élus débarqués de la métropole par M.Saurel, avec le gazetier en chef pour une médiatisation à outrance », dixit Jean-Luc Meissonnier, qui ne décolère pas. D’autant que tous les contrôles effectués par les services idoines chargés de démasquer les fraudeurs, après le résultat des municipales de 2014 à Baillargues n’ont pas repéré un seul soupçon d’irrégularité. Aucun cas litigieux n’a été relevé.

Le chiffre ne fait aucun doute sur la régularité des élections : Jean-Luc Meissonnier a été réélu avec près de 500 voix d’avance -478 exactement- devant celui qui briguait le fauteuil de maire de Baillargues. Jean-Luc Meissonnier attend que la procédure actuelle soit définitivement close pour passer à l’attaque via une plainte pour diffamation et pour dénonciation calomnieuse. Mais pas contre X…

Bref, il va y avoir du sport à Baillargues !

>> Nos vidéos signées Anthony Montardy

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