L’information du jour, c’est surtout la condamnation de la SNCF, qui devra bien payer les jours de repos des cheminots grévistes. Les principaux syndicats du groupe qui doivent déposer un total de 18 préavis de grève distinct couvrant la période du 3 avril au 28 juin, n’acceptaient pas que la direction ne retienne qu’un seul préavis pour l’ensemble de leur mouvement. Et fasse ainsi sauter leurs jours de repos entre chaque épisode de grève perlée.

La SCNF s’était alors défendue que « ce mode de calcul est tout à fait normal », et qu’« il a été déjà appliqué lors de précédents mouvements sociaux ». Les juges ont donné raison aux syndicats.

La compagnie a déjà fait savoir qu’elle faisait appel de ce jugement du tribunal de grande instance de Bobigny, mais qu’elle l’exécuterait immédiatement, quitte à reprendre les fonds versés en cas de victoire devant la cour d’appel.