Montpellier : de l’habitat pour sauver le domaine Bonnier de la Mosson

Propriété de la métropole, le domaine Bonnier de la Mosson, situé en contrebas de Celleneuve, à Montpellier est dans un piteux état. Après l’avoir découvert en décembre dernier, Philippe Saurel souhaite lui redonner de l’éclat. La Folie du XVIIIe tombée dans l’abandon n’ayant pas été retenue dans la liste des futurs bénéficiaires du loto du patrimoine, d’autres solutions sont explorées.

C’est en ouverture du conseil de métropole, que Philippe Saurel a rendu compte d’une réunion de travail tenue entre des représentants de la métropole de différents services liés à la culture et au patrimoine et des représentants d’institutions en charge des Monuments de France. Celle-ci avait pour objectif « de déterminer les possibilités que nous avions de construire sur des parties du domaines qui sont hors des périmètres inondables » explique Philippe Saurel, « Le but, in fine, étant de pouvoir créer de l’habitat dans des poches de cette parcelle et retirer les charges foncières nécessaires pour réinjecter dans la conservation du domaine et sa réhabilitation ». D’une superficie de 18 hectares, le parc en occupe 16 dont « 70 % sont inondables » avait rappelé le président de la Métropole en décembre dernier.

« Si j’avais totalement la liberté, je créerai ici le Temple de la Raison qui avait été envisagé par l’architecte Dartain au XVIIIe siècle et qui n’a jamais été construit à Montpellier. Le Temple de la raison et de la République sous les auspices de l’Être suprême, symbole de notre Première république ». En décembre dernier, Philippe Saurel donnait sa vision pour le domaine Bonnier de la Mosson.

30 M€ pour le réaménagement

Le montant estimé pour la réhabilitation est assez conséquent. « Le premier plan de réaménagement du domaine Bonnier de la Mosson avait été évalué par Dominique Larpin à 30 M€. Il est hors de question pour nous de nous lancer là-dedans, c’est beaucoup trop onéreux » précise le président de la Métropole, « Mais en essayant d’obtenir, par des opérations immobilières, et en faisant appel à des fondations, quelques subsides que nous réinjecterions dans la structure, cela nous permettrait de restaurer quelques parties qui le méritent, chefs d’oeuvre du XVIIIe siècle ».

Actuellement, les bâtisses ne sont pas, ou rarement, utilisés et le terrain est accordé chaque été par la Métropole aux gens du voyage. Si des opérations immobilières sont aujourd’hui envisagées, Philippe Saurel déclarait en décembre dernier : « Ce bâtiment est historique, ce lieu est très connoté siècle des Lumières. Ce domaine nous ne le vendrons pas tant que je serai au commande parce qu’il est l’âme de Montpellier ». Une âme qui, avec ce projet, devra donc cohabiter avec des logements si elle veut subsister.

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