Jeu de l’olive : le maire de Saint-Gervais-sur-Mare réagit

Métropolitain a révélé mardi, ici, qu’un adolescent de 12 ans, Hugo, avait été victime d’une agression sexuelle le 4 juin dernier, lors d’un cours de sport dans le collège de Saint-Gervais-sur-Mare, au nord de Béziers. La maman du collégien, jointe par Métropolitain a déclaré que le maire de Saint-Gervais-sur-Mare lui avait conseillé « de ne pas ébruiter l’affaire », en somme de ne pas la médiatiser. Jean-Luc Falip, par ailleurs conseiller départemental de l’Hérault dément vigoureusement avoir tenu de tels propos :

« Vendredi 8 juin vers 15h se sont présentés en mairie la victime de cette affaire accompagnée de sa maman qui désiraient me rencontrer ; j’étais alors en réunion avec Mme Valérie Granier, adjointe au maire et un gendarme de Bédarieux pour un dossier sans lien avec cette affaire. Prévenus par le secrétariat et jugeant de l’urgence de la situation, nous avons immédiatement interrompu notre travail pour les recevoir. Nous avons eu confirmation par la maman, qu’une plainte avait été déposée le matin même à la gendarmerie de Bédarieux.

J’ai félicité la victime pour son courage, je l’ai assuré de mon soutien et j’ai insisté sur le rôle de protection que nous, adultes, devions jouer en de pareilles circonstances. Je lui ai dit qu’il avait toute sa place au collège de St Gervais sur Mare et que ce n’était pas à lui à quitter l’établissement, même si je comprenais qu’il ne puisse y retourner dans l’immédiat, au vu du traumatisme subit. Le gendarme présent a ensuite informé la maman et son fils de la procédure engagée, suite à leur plainte.

Ces éléments font que je suis aujourd’hui abasourdi à la lecture de cet article. A aucun moment je n’ai dit « surtout n’ébruitez pas l’affaire » ; à aucun moment je n’ai même pu laisser entendre qu’il conviendrait d’avoir cette posture. Les deux personnes présentes -dont l’une est assermentée – m’en sont témoins. Au-delà de l’émotion légitime provoquée par l’agression de cet enfant dont je ne supporte pas qu’elle soit qualifiée de « jeu ! » de l’olive, j’estime qu’il y a des faits qui doivent être rapportés fidèlement. Au-delà de ma colère face à ces propos diffamatoires, dont j’ignore s’ils ont été réellement exprimés par la maman ou mal intentionnellement interprétés, il y a surtout, et de manière indéfectible, mon soutien à la jeune victime ».

La gendarmerie de Bédarieux poursuit son enquête. L’auteur de ce qui pourrait être une agression sexuelle va être entendu rapidement. Âgé de 11 ans, il est désigné par Hugo comme étant celui qui, avec un complice, lui a introduit le bout d’un bâton dans l’anus.

Silence radio

Depuis que Métropolitain a révélé cette affaire, reprise par des confrères, on a appris que durant l’année scolaire écoulée, des collégiens de cet établissement avaient signalé des dérapages du jeu de l’olive, visiblement répandu à Saint-Gervais-sur-Mare. Des signalements adressées au directeur et aux enseignants, qui, dès lors ne pouvaient pas ignorer l’existence de ce jeu violent qui est interdit formellement.

Il y a eu un silence radio. Il est très curieux que cette réalité n’ait jamais été ébruitée, notamment pour informer les parents d’élèves, ni qu’il soit venu aux oreilles des élus…

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