Région de Montpellier : arrestations après quatre home-jackings

Deux Montpelliérains de 19 ans déjà connus de la justice ont été arrêtés pour quatre home-jackings -des vols de voitures avec les clés au domicile des propriétaires-, commis en mai et ce mois-ci dans la région de Montpellier. Récit.

Jeudi dernier à 17h20, une patrouille de la brigade anticriminalité -BAC- du commissariat central de Montpellier a repéré une voiture en stationnement sur le cours Gambetta, qui était signalée volée lors d’un home-jacking commis quatre jours plus tôt chez un particulier dans le quartier de l’Aiguelongue. Le véhicule a été mis sous surveillance, jusqu’au moment où deux individus ont grimpé à bord et ont démarré avec la clé de contact. La nuit du vol à domicile, pendant que le propriétaire dormait, le duo avait dérobé les clés et la voiture.

Des clés, mais pas de voitures

Leur interpellation dans la foulée a permis de les confondre pour trois autres home-jackings, en mai dernier à Mireval et début juin dans deux propriétés de Saint-Clément-de-Rivière, où deux berlines de marque allemande avaient disparu. Lors des perquisitions effectuée par les policiers de la sûreté départementale de l’Hérault, chargés de l’enquête avec la brigade de recherches de la compagnie de Castelnau-le-Lez, le jeu de clés des deux berlines a été récupéré. Mais, les voitures étaient introuvables et les deux suspects niaient toute implication…

Nouvelle planque fructueuse

cette perquisition a, par ailleurs été fructueuse, puisque des fusils de chasse, de la drogue et des plaques d’immatriculation en « doublette » -identiques aux plaques des voitures volées- ont été retrouvés et saisis. Celui qui était détenteur des armes et des stupéfiants a été déféré au parquet, puis devant un juge d’instruction, mis en examen et incarcéré, son complice a été mis en examen, mais remis en liberté sous contrôle judiciaire. Il n’a pas tardé à refaire parler de lui…

Dimanche soir en effet, un riverain de l’impasse de l’Étang de l’Or, dans la commune de Pérols a signalé au 17, le numéro d’urgence de police-secours que trois suspects étaient en train de tourner autour de véhicules en stationnement. À l’arrivée d’une patrouille de la BAC, le secteur était désert, mais les policiers découvraient que deux voitures garées dans cette impasse étaient les fameuses berlines allemandes dérobées aux propriétaires de Saint-Clément-de-Rivière.

Un des voleurs récidive

Les policiers de la BAC ont été bien inspirés en mettant en place une discrète souricière, puisque un quart d’heure plus tard, un véhicule avec trois individus à bord stoppait devant les deux berlines : deux passagers en sortaient et brisaient avec une pierre les vitres latérales…Le duo était immédiatement neutralisé, tandis que le conducteur prenait la fuite.

Un des deux suspects n’étaient pas un inconnu des policiers de la Sécurité publique et pour cause : c’était le voleur présumé mis en examen deux jours plus tôt, après son arrestation pour son implication dans les quatre home-jackings.

L’objectif des deux individus était d’incendier les deux berlines allemandes pour effacer des traces laissées à l’intérieur. Grâce à des relevés d’ADN réalisés dans la voiture volée lors du home-jacking à Mireval, la police technique et scientifique du service régional d’identité judiciaire -SRIJ- de Montpellier avait établi que les deux Montpelliérains s’étaient trouvés à son bord, alors qu’ils niaient être les auteurs. Ces deux berlines allemandes recélaient, par ailleurs plusieurs fusils de chasse volés.

De nouveau placé en garde à vue à la sûreté départementale de l’Hérault, il a été, une nouvelle fois libéré, toit comme son comparse, âgé de 20 ans qui l’accompagnait à Pérols…

4 Comments

  1. Je comprends que certains veuillent faire justice eux même puisque la justice ne fait plus son travail ! Mais est-ce que se serait pareil si c’était les juge qui avaient été victimes de ces malfrats ? Ça, j’en doute !

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