Pérols : « Papy », le poney maltraité a été euthanasié

Un poney d’une vingtaine d’années surnommé « Papy » a été euthanasié ces derniers jours par un vétérinaire, après d’atroces souffrances consécutives à des maltraitances récurrentes dans un champ de Pérols, appartenant au propriétaire, un Pérolien âgé de 41 ans. Il a été placé en garde à vue par les policiers du bureau de police de la Sécurité publique de Lattes, chargés de l’enquête, avant d’être libéré avec en poche une convocation à une date ultérieure dans le tribunal de police à Montpellier.

Le poney âgé d’une vingtaine d’années a été découvert en piteux état le 7 juin. Il avait été transporté dans la nuit, incognito par le quadragénaire pérolien qui l’avait acheté il y a deux ans au parc animalier du Petit Paradis, à Vendargues. Le 7 juin, Papy avait été lâchement abandonnée devant les grilles du domaine équestre de la Castelle, dans la commune de Lattes.

Véhicule identifié

Découvrant le poney enchevêtré dans des fils barbelés lui ayant occasionné des plaies sanguinolentes et une quasi-section d’un pied à la hauteur du sabot, avec de terribles infections, ignorant comment il était arrivé là et à qui il appartenait, les propriétaires du ranch ont prévenu la police municipale de Lattes, qui a alerté la SPA de la métropole de Montpellier. Un vétérinaire appelé à son chevet a été obligé de l’euthanasier pour abréger ses atroces souffrances.

La SPA a déposé plainte au commissariat central de Montpellier qui a confié la procédure au bureau de Lattes. Les investigations ont rapidement permis d’identifier un véhicule ayant circulé aux abords du centre équestre de la Castelle, à Lattes. Grâce à la plaque d’immatriculation, les enquêteurs sont remontés à ce quadragénaire de Pérols, qui avait acheté le poney en 2016 au Petit Paradis, à Vendargues et qui l’avait installé dans un de ses champs.

Il ressort que depuis deux ans, « Papy » était abandonné, seul, dans un terrain en friche, sans herbe, boueux : jamais nourri, jamais d’eau, donc très amaigri, il était abandonné à son triste sort. Le propriétaire ne lui avait apporté aucun soin, quand il a découvert que le poney s’était piégé dans une clôture de fils barbelés.

Un rapport accablant

Le poney était dans un état si désespéré que le vétérinaire a été contraint de mettre fin à ses souffrances. « Note d’état corporel estimée à 1/5 », dit son rapport qui est accablant : « Une large plaie est visible sur la joue droite présentant des écoulements purulents, des escarres sont visibles sur l’épaule droite, le carpe droit, la hanche droite, le grasset droit et le jarret droit, de larges plaies compatibles avec des entraves sont visibles sur les canons postérieurs droit et gauche (…) Les lésions étaient profondes et multiples sur la croupe, l’encolure, les flancs, la tête avec une cataracte très développée à l’oeil droit ».

Lors de sa garde à vue pour des soupçons de sévices graves à animal, il a expliqué qu’il avait plusieurs chevaux dans un champ, à Pérols. Que celui-ci en faisait partie, qu »il l’a acheté il y a deux ans à un homme qui ne lui a jamais fourni aucun papier d’identité. Selon lui, le poney était en bonne santé, même si il avait contracté une infection pulmonaire appelée la gourme. Il a reconnu n’avoir pratiqué aucun soin, ni vaccination, ni suivi médical. Mais, en garde à vue, il a nié farouchement être responsable de la mort du poney.

Il devra convaincre le juge du tribunal de police de Montpellier, compétent pour les contraventions.

5 Comments

  1. Ce qui l’a fait au pauvre poney il faut lui faire la même chose !! Les animaux ces comme des humains il on pas demandé à naître qui soie punie par la justice

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