Éocène veut bâtir un nouveau modèle dans la métropole montpelliéraine

Le promoteur Cogim s’associe au savoir faire de Panomur pour créer une société spécialisée dans les commandes publiques d’écoquartiers en s’appuyant sur une solution « hors site ».

Mercredi avait lieu l’inauguration de la résidence Art Code, avenue Germaine Tillion, à un jet de pierre de l’hôtel de Ville de Montpellier. Outre l’esthétisme de l’édifice, dessiné par François Fontès, et orné d’une sculpture de l’artiste très en vogue, Xavier Llongueras, Art Code aura également la particularité d’accueillir le siège social de Cogim ainsi que celui d’une nouvelle société, Éocène.

En usine

Cette SAS créée par Marc Sechaud (Cogim) et Jean-Luc Chabalier (Panomur) vient unir les savoir-faire des deux entités : la promotion pour la partie Cogim, et le système constructif innovant développé par Panomur depuis dix ans. Cette société familiale, basée à Saint-Georges-d’Orques, propose des solutions hors site. Le second œuvre (plomberie, électricité, menuiserie, isolation, etc.) est réalisé en usine, ce qui permet de « gagner en qualité et de réduire les délais de livraison », explique Morgan Chabalier, responsable commercial d’Éocène.

Crédits Jean-Luc Girod / Cogim

Les deux entités, Panomur et Cogim, s’étaient rencontrées il y a quatre ans, mais c’est avec les récentes évolutions du marché, que l’intérêt d’une telle fusion a pris tout son sens. L’intérêt des communes pour le projet est également grandissant, à en croire Tristan Sechaud : « Nous avons répondu à des consultations auprès des communes de la Métropole et nous sentons qu’il y a une réelle demande pour ce type de solution ».

D’autant qu’Éocène entend proposer « le circuit court » de la construction, en privilégiant des matériaux de construction français et le plus possible régionaux. Avantage de la construction en usine, la solution permet de garantir l’emploi au niveau local, et ainsi échapper aux dérives de la main d’œuvre détachée. « Nous sommes des entreprises familiales avec des valeurs très fortes, comme l’éco-responsabilité puisque nous utilisons en majorité des matériaux biosourcés », ajoute Morgan Chabalier.

Carte du futur

Entreprises familiales, Panomur et Cogim, jouent également la carte de la transmission et du futur, en confiant à Morgan Chabalier et Tristan Sechaud, tous deux fils des fondateurs des deux sociétés, la charge de l’opérationnel. Développement pour Tristan et direction commerciale pour Morgan.

Autre symbole, le nom Éocène choisit en référence à la période disruptive du Paléogène (56,0 à 33,9 millions d’années) : pour ces bâtisseurs, la construction a amorcé un virage avec l’industrialisation proposée par les solutions hors site. « À l’échelle mondiale, les exemples de Singapour qui n’autorisent que ce type de construction ou de Londres, mais également en France avec Paris qui s’engage sur cette voie pour ses écoles, sont les premiers signes de ce basculement », commente Morgan Chabalier. Et pour enfoncer le clou : « la construction en usine permet de réduire les coûts tout en garantissant une meilleure qualité », explique le responsable commercial d’Éocène.

Reste à savoir si la solution séduira les élus locaux ; l’objectif fixé pour 2020 par Éocène est de 50 programmes dans la métropole montpelliéraine. Le changement est en marche.

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