Agde : la police nationale abat ses cartes pour prévenir l’insécurité

Une convention pour mieux prévenir l’insécurité dans la circonscription de la police nationale d’Agde a été signée par les partenaires impliqués : la direction départementale de la Sécurité publique de l’Hérault -DDSP 34-, représentée par le commissaire divisionnaire Alain Fabre, directeur adjoint, la commissaire Charlotte Nouet, commandant du commissariat de police d’Agde, Yvon Calvet, procureur de la République de Béziers et Gilles d’Ettore, le maire d’Agde, dont la police municipale est associée aux policiers de la Sécurité publique, Jérôme Bonnafoux, adjoint au maire en charge de la sécurité, par ailleurs officier au Sdis 34.

Cette convention porte sur l’analyse de la cartographie des actes de délinquance et de criminalité commis à Agde et dans le hameau du Cap d’Agde, où la population triple en saison estivale, ainsi que dans les zones du Grau d’Agde et de la Tamarissière, qui comptent de nombreux campings.

Localiser les faits au quotidien

« Nous savons désormais quels sont les secteurs d’Agde où sont ancrés régulièrement ou épisodiquement des faits d’agressions, de vols divers, comme ceux commis par des roulottiers -à l’intérieur des véhicules en stationnement-, dégradations sur les véhicules, les actes de vandalisme, bref, ces méfaits qui empoisonnent la vie des citoyens au quotidien. Cette cartographie permet de mieux gérer l’activité policière et déployer les patrouilles, voire les renforcer, dans les secteurs les plus touchés », explique t-on à l’état-major de la DDSP 34. Qui abat ses cartes pour être plus performants sur le terrain.

La commissaire Charlotte Nouet, qui fait l’unanimité depuis son arrivée à la tête du commissariat d’Agde, se félicite de cet outil précieux pour faire baisser les statistiques, à l’avenir. Pour ne pas faire déplacer les délinquants qui opèrent dans leur quartier préféré, nous n’allons pas dévoiler les indices livrés par cette cartographie, laissons travailler les policiers agathois.

C’est la deuxième convention signée dans l’Hérault, visant à cartographier et analyser les faits délictueux pour des interventions optimales et une réponse judiciaire adaptée au niveau du parquet de Béziers, la première étant opérationnelle à Montpellier, couvrant les communes de Montpellier, Lattes et Pérols. Une convention qui porte ses fruits, selon nos informations.

Le « crime mapping »

Ces conventions entre les divers acteurs luttant contre l’insécurité s’inspirent du « crime mapping », ou cartographie de la criminalité, très développé dans les polices métropolitaines ou régionales de pays anglophones. La gendarmerie nationale développe également cette opération via des cartographies de la délinquance et de la criminalité, qui permet ainsi de déceler un tueur en série ou des raids de gangs spécialisés, comme les bandes qui s’attaquent à des distributeurs automatiques de billets, DAB.

Les pratiques policières de cartographie relèvent d’une culture professionnelle particulière distincte de l’expertise des cartographes professionnels : elles mettent en évidence la dimension vernaculaire du travail cartographique policier et montre en quoi les multiples cartographies policières sont malgré tout au service d’un projet territorial de contrôle.

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