FPI Occitanie : un ticket surprise pour décrocher la présidence

Alors que Xavier Bringer, actuel président de la Fédération des Promoteurs Immobiliers d’Occitanie Méditerranée (FPI) s’apprête à passer la main, le 22 juin prochain, à l’issue de deux mandats successifs, voilà qu’un ticket surprise vient d’être annoncé par deux des trois candidats déclarés : Hervé Van Twenbeke (Président de California Group) et Jean-Christophe Rivière, Directeur général d’Angelotti Promotion. Un revirement imprévu pour l’autre candidat à cette élection, Laurent Villaret (groupe Hélénis).

Il n’en restera qu’un, à l’issue du vote de la semaine prochaine : Laurent Villaret (responsable développement pour le promoteur Helenis) ou Hervé Van Twembeke, PDG de California Promotion et actuel Vice-président de la Fédération en région. Le troisième, Jean-Christophe Rivière, a en effet choisi de se ranger derrière son confrère promoteur pour répondre, selon ses propres termes, « à la main tendue » et « à une volonté sincère de rassemblement au service de la profession ». Cet appel au rassemblement, Hervé Van Twembeke assure l’avoir adressé à ses deux confrères. « Jean-Christophe a été le premier à me répondre et à me suivre », explique-t-il. Quand à Laurent Villaret, il n’a, pour l’heure, « pas encore donné suite », expliquent les deux hommes, estimant toutefois que l’annonce de ce ticket de dernière minute pourra donner lieu à « un dialogue nouveau » et, pourquoi pas, à une entente sur le future gouvernance qui permettrait, lors de l’AG exceptionnelle du 22 juin, de présenter une équipe plutôt que de passer par un vote pour élire le prochain président. »Laurent a des idées rafraichissantes et modernes. On pourrait s’accorder sur de nombreux sujets », indique le nouveau duo. Les jours prochains pourraient donc être décisifs.

Des enjeux importants

« Les enjeux de ces élections sont importants pour la fédération », estiment Jean-Christophe Rivière et Hervé Van Twembeke, citant l’inévitable transition des métiers de l’immobilier, le zonage territorial, l’urgence de « préciser les détails du  PLUIH » pour permettre au secteur et à l’ensemble des acteurs « de savoir où aller »… Sur ce point, Hervé Van Twembeke est clair : « La FPI doit être forte pour porter ses messages et participer, avec les élus locaux, à la création de la cité de demain  » Alors que, paradoxalement, l’immobilier ne s’était pas aussi bien porté depuis plusieurs années, l’homme reste prudent. « Certes, nous n’avons pour ainsi dire pas de stock. Certes, les prix de vente ne cessent d’augmenter. Certes, tout va bien, mais seulement pour l’instant ! », prévient-il.  » Que répondre aux ménages qui ne sont plus en capacité d’accéder à la propriété sur leur propre territoire? », interroge-t-il, dénonçant une pression foncière trop importante et des coûts de construction à maîtriser « absolument » alors qu’en face, s’additionnent normes, contraintes, coût du travail pour les entreprises, péréquation entre logement social, abordable et libre, concurrence avec des villes moins chères et pourtant très attractives, comme Toulouse…

« On doit dans un dialogue de vérité »

« Sous le mandat de Xavier Bridger, la FPI a mis en place le logement abordable, elle a constitué une Task force pour lutter contre les recours abusifs sur les permis de construire, elle a aussi été l’artisan du zonage, qui présente aujourd’hui de nombreux territoires en zones A ou B1″, précise Jean-Christophe Rivière, dévoilant sa volonté de voir mises en place, à l’automne prochain (octobre) des Assises régionales « pour discuter de toutes ces questions » et de l’actualité politique et économique qui influe sur le secteur immobilier. « On doit d’inscrire dans le partage, dans l’échange, dans un dialogue de vérité. », estime-t-il, clin d’oeil à l’élection en cours.

« Montpellier, un laboratoire immobilier »

« Montpellier est un laboratoire de l’immobilier », analysent les deux hommes, convaincus que le dialogue permanent est la seule condition de ce maintien sur la première marche de l’innovation. Mais leur crainte ne se situe pas sur ce plan là. En ce moment, ce qui les préoccupe (ils en reparleront à plusieurs reprises lors de l’interview), c’est le PLUIH, trop long à se dévoiler. « Il faut pourtant qu’il s’accélère avant la prochaine échéance municipale. L’urbanisation du territoire se ralentit dangereusement », déclare Hervé Van Twembeke. « On doit pouvoir, aujourd’hui, être en mesure de fixer la constructiviste de notre territoire », complètera Jean-Christophe Rivière. Mais pour l’heure, un sujet à la fois. Il ne reste en effet que quelques jours à la fédération pour élire son nouveau porte-parole, mettre en place une nouvelle stratégie et voir ensuite, si les messages qui seront véhiculés seront entendus…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *