What a trip Festival : révélations sur l’édition 2018

D’une passion – le voyage – il en a fait un rendez-vous, déjà incontournable en région. Romain Tarrusson, 29 ans, est le jeune président fondateur de What A Trip !

Le premier festival international du film de voyage et d’aventure de Montpellier revient en 2018 pour une deuxième édition exceptionnelle, à plus d’un titre. Il explique.

Romain, What a trip signifie littéralement « Quel sacré voyage ! ». À y regarder de plus près, on a l’impression que le titre de cette manifestation est plutôt bien trouvé, non ?

(Il sourit) C’est vrai. Ce festival parle de voyage et d’aventure à travers les films et les destinations que ces derniers mettent en valeur, mais c’est aussi une sacrée aventure humaine depuis le début. L’équipe du festival est soudée, passionnée, impliquée comme jamais. Sans elle, sans les 150 bénévoles qui se battent toute l’année comme des lions pour donner à What A Trip ! sa dimension actuelle, je n’aurais pas pu faire de ce rêve de gosse une réalité.

Justement, d’où est née cette idée ?

D’une double passion. Le voyage, bien sûr, mais aussi l’événementiel. Tout petit déjà, j’organisais des booms pour mes copains. Plus tard, à la fac, je m’occupais de mettre en place des week-ends sportifs et de coordonner tous les détails de façon presque obsessionnelle. À ce moment là, j’avais déjà en tête de mettre sur pied, un jour, un grand festival. Et puis, je suis rentré dans la vie active : au marketing du Montpellier Handball, pour commencer. Dans un cluster national de sports outdoor du côté d’Annecy, ensuite. Entre les deux, il y a eu le déclic : un voyage de deux mois en Birmanie, qui m’a complètement bouleversé. À mon retour en France, je ne tenais plus. Il fallait que je réalise mon rêve. J’ai donc démissionné pour devenir graphiste, conseiller en communication et me consacrer pleinement à la mise sur pied de ce qui deviendrait très vite le What a trip Festival.

…Comme ça, sur une intuition ?

Oui. Enfin, bon, j’ai quand même réalisé une étude de marché de 70 pages !Avec ce document sous le bras, j’ai ensuite cherché à m’entourer : d’une équipe, évidemment, mais aussi de partenaires privés et publics, pour donner de l’ampleur à la manifestation. Dès le début, j’ai toujours été bien conscient que ce serait une aventure humaine, collective… et colossale !

 À quel niveau ?

À tous les niveaux. Ce festival, on l’a lancé en 2016 après seulement deux mois de réflexion et de travail. On était alors une dizaine à peine à croiser les doigts pour que la première édition ne soit pas la dernière… Aujourd’hui, notre Conseil d’administration se compose de 17 personnes, notre association compte 40 adhérents et plus de 150 bénévoles (lui y compris, ndlr.) participent toute l’année à faire de cet événement une réussite. Au niveau des chiffres de fréquentation, c’est encore plus incroyable. L’an dernier, on attendait 4 000 personnes sur les trois jours du festival et on se demandait si on parviendrait à remplir les salles de cinéma. Au final, on a du refuser du monde sur plusieurs séances et on recensait pas moins de 9 000 personnes lors du bilan. Du coup, cette année, on s’autorise à voir plus grand avec une jauge à 11’000 visiteurs.

Un mot sur les films en compétition ?

Surtout pas ! Nous ne les communiquerons que le 18 juin. Suspens, suspens… Je peux simplement vous dire que 13 courts et moyens-métrages (52 minutes en moyenne) seront présentés au public et se disputeront le Grand Prix du festival, le Grand Prix de l’aventure, le Coup de cœur du jury et deux autres, plus symboliques mais tout aussi importants, le Grand prix du public (décerné par les festivaliers à l’issue d’un vote à la fin des projections, ndlr.) et le prix honorifique Ushuaïa TV, qui ouvre la porte à une diffusion en prime-time sur leur chaîne !

Avez-vous reçu beaucoup de candidatures pour cette deuxième édition ?

(Il se tourne vers Valérie Paduano, vice-présidente de l’association et responsable de la communication sur le festival)

 Romain : On lui dit ?

Valérie : Allez…

(Il reprend) En 2017, nous avions reçu 30 dossiers de candidature. Cette année, nous en avons eu 1 600 ! Sincèrement, on a encore du mal à y croire.

Comment expliquez-vous un tel engouement ?

Je pense que c’est en grande partie du à notre hyperactivité sur les réseaux sociaux et le web. On communique sur Twitter, Facebook, Instagram, Youtube, via des newsletters… On s’appuie aussi sur des relais locaux et nationaux sur la toile et dans la presse… Bref, on met en avant les activités de l’association dès qu’on peut, autant qu’on le peut. On a aussi bénéficié d’un coup de pub inattendu l’an dernier, quand le Salon nautique de Paris, l’un des plus gros mondiaux, nous a invités à présenter le festival et à projeter des films. Une mise en lumière comme ça, forcément, ça aide !

Notamment à faire venir des célébrités : Jérôme Pitorin, Laurent Ballesta…

Laurent Ballesta a présidé le jury l’an dernier et sera Maître de cérémonie cette année. Jérôme Pitorin (Echappées Belles, France 5) avait aussi accepté de faire partie du jury et s’impliquera à nouveau cette année sur la deuxième édition. Mais sincèrement, ce n’est pas la notoriété du festival qui les a attirés, puisqu’ils ont signé pour la première édition.

C’est quoi, alors ?

C’est l’« âme » de What a trip !. On fait mille choses sur cet événement, mais on reste focalisés sur l’objectif premier : offrir au plus grand nombre une meilleure compréhension du monde par la pratique et la culture du voyage sous toute ses formes.

Qui présidera le jury cette année ?

Le président du jury 2018 sera l’animateur Manuel Herrero, qu’on connaît pour son émission « Nouveaux explorateurs » diffusée tous les dimanches sur Canal +. Jérôme Pitorin sera, lui, invité d’honneur.

Et à leurs côtés ? D’autres noms ?

Six personnes composeront le jury. Un premier vient de me confirmer sa participation. Je vous l’annonce donc en avant-première, il s’agit de Michel Izard, grand reporter de TF1.

Tant qu’à parler scoop et nouveautés… D’autres annonces à faire ?

(rires) Oui, oui, oui ! On lance en marge du festival un Off en lien avec l’association Aventure du Bout du Monde (ABM), on souhaite aussi héberger les premières Assises du film de voyage pendant le festival avec sur place des représentants de festivals du même acabit et en provenance d’Espagne, de Belgique, des Pays-Bas, de l’Italie… Sinon, on peut aussi noter un accent fort porté sur la photographie de voyage avec 10 expos dans des lieux historiques, populaires ou insolites.

C’est tout ?

Presque. Je rajouterai pour conclure que le festival, c’est aussi son village, qui s’installera pour trois jours en plein cœur de Montpellier, sur l’Esplanade Charles de Gaulle. C’est LE lieu de vie du festival… Ateliers, espaces de conférences, librairie du monde, foodtrucks, buvette, scène pour accueillir les concerts gratuits à la nuit tombée…

Un moment de communion ?

Exactement. Les voyageurs forment une vraie communauté. What a trip ! est content d’en faire partie et même de contribuer à la faire vivre puisque dix fois par an, nos afterworks voyage rassemblent chaque fois de plus en plus de passionnés.

Vous devez être l’un des seuls à ne pas faire rimer voyage avec vacances !

(rires) Pas faux, mais ce qui est sûr, c’est qu’on le fait rimer avec aventures.

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