Montpellier : un grand jour pour l’aéroport

74 ans jour pour jour après le célébre D-Day sur les plages de Normandie, Tom Rice, un vétéran américain âgé de 96 ans, a tenu à célébrer cette date historique par un saut en parachute, avec le Para-Club de Mauguio, au-dessus du tarmac de l’aéroport de Montpellier.

Une discipline à laquelle il se plie depuis de nombreuses années, à chaque anniversaire de cette journée « tragique, mais terriblement utile», qui permettra de mettre fin à un conflit qui transforma à jamais l’histoire du monde. Très en forme malgré son grand âge, et plutôt bavard quand il s’agit de raconter des anecdotes, Tom Rice a su toucher le cœur de la foule, venue nombreuse pour assister à son saut, ainsi qu’à la présentation des projets d’avenir de l’aéroport et à la pose de la première pierre du nouveau terminal.

Un symbole peut-être moins historique que le D-DAY, mais néanmoins crucial pour l’avenir de l’aéroport de Montpellier.

Le 6 juin, date symbolique

L’ Aéroport Montpellier Méditerranée -AMM- a choisi une date pleine de symboles, le 6 juin, pour convier le public à une visite du chantier du futur terminal de l’aéroport, ainsi qu’à la pose de la première pierre du complexe hôtelier à naître en 2020, du nom de son plan stratégique de croissance « Destination 2020 ».

Si 2020 est, pour l’aéroport, « un cap », 2018 est une année dite « de consolidation » au cours de laquelle des aménagements importants permettront de préparer une nouvelle phase d’essor, après deux années de forte croissance : la construction d’un nouveau terminal, le début des travaux d’un complexe hôtelier -Ibis Style et Ibis Budget-, ainsi qu’un groupe de trois immeubles dédiés aux activités tertiaires… Autant de réalisations qui vont produire une métamorphose visible de la plateforme.

Le lien entre la célébration du D-Day et les 80 ans de l’aéroport existe réellement : en 1944, l’aéroport montpelliérain a été bombardé à deux reprises

Alors que ces trois mises en chantiers sont effectives ou imminentes, la date du 6 juin a été retenue « afin de rester dans le registre de l’évocation historique », explique Emmanuel Brehmer, président du directoire d’AMM, rappelant que le lien entre la célébration du D-Day et les 80 ans de l’aéroport de Montpellier existe réellement : « en 1944, l’aéroport montpelliérain a été bombardé à deux reprises (les 27 janvier et 27 mai, ndlr.) par l’aviation américaine afin de neutraliser ou détruire les avions allemands qui y étaient basés. Et ce, afin de préparer le Débarquement puis la Libération… ».

Les projets deviennent concrets

La métamorphose qui débute s’inscrit dans le cadre de son plan stratégique baptisé « Destination 2020 ». Ce schéma de développement commence à porter ses fruits avec un gain de 340 000 passagers en deux ans, gain qui lui a même permis de dépasser en 2017 son record historique avec 1,85 million de passagers.

Ce plan entre désormais dans un moment plus crucial encore. Après la modernisation des aérogares, après l’extension des parkings, après la mise en place de divers dispositifs pour les voyageurs, la vaste mutation continue. La voie d’accès principale fait l’objet d’une totale requalification. Là, dès cette porte d’entrée d’AMM, va sortir de terre un complexe hôtelier doté de 150 chambres, d’un centre de congrès, d’une conciergerie, d’installations sportives, d’une brasserie…

Les sociétés Agir Promotion et Fondeville en assureront la construction et la promotion, le groupe Arrelia l’exploitation, sous franchise Accor. Jouxtant ce complexe, trois bâtiments dédiés aux activités tertiaires seront érigés et commercialisés par la société CFC. À l’autre bout la plateforme, secteur orienté vers le fret et la logistique, des implantations de sociétés importantes sont attendues, à commencer par le centre de distribution pour l’Europe du Sud de l’équipementier sportif Asics.

Ces vecteurs de croissance des activités extra-aéronautiques amélioreront l’offre de services d’AMM, qui en utilisera les revenus pour développer encore son offre aéronautique.

Un concept de terminal innovant

Les succès acquis rapprochant AMM de sa limite capacitaire, la taille critique des installations impose maintenant le lancement de la phase 1 de la construction d’un terminal supplémentaire. Le chantier a été engagé au début de cette année, et ce nouveau terminal sera opérationnel au printemps 2019, juste avant la haute saison touristique.

Le concept de cette infrastructure additionnelle tire les enseignements des évolutions récentes de l’exploitation aéroportuaire. Son modèle économique est conjugué à une exigence fonctionnelle élevée. Concrètement, un nouveau terminal dédié aux opérations d’enregistrement verra le jour. Pour des raisons d’optimisation des coûts, l’ensemble des autres fonctions seront communes : postes d’inspections filtrages, système de contrôle des bagages en soute.

Au sein de la zone d’embarquement, elle aussi mutualisée, une nouvelle zone commerciale de plus de 1 000 m² sera créée. Pas moins de 5 500 m² de nouvelles surfaces seront réalisées dans le cadre de cette première phase. Cette adaptation des infrastructures est conçue pour atteindre et dépasser le seuil de 2,4 millions de passagers par an.

De futures extensions déjà en réflexion

Le cabinet d’architecture A+, qui a accompagné AMM pour élaborer cette première extension, planche déjà sur une nouvelle phase qui permettra de porter à 3 millions de passagers la capacité de l’aéroport, puis, enfin (phase 3), à 3,5 millions de passagers et une possibilité d’accueil de 14 avions en simultané.

Un grand jour que cette date du 6 juin 2018, mais également un grand saut dans le futur pour AMM.

 

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