Prostituée assassinée près de Nîmes : un suspect se rend

Un Gardois de 23 ans qui s’est constitué prisonnier au commissariat central de Nîmes, ce mardi à 15h, était entendu par les enquêteurs du Service régional de police judiciaire -SRPJ- de Montpellier, dans le cadre de l’enquête ouverte depuis dimanche, après la macabre découverte dans un fossé de la RD 999 -la route de Beaucaire-, dans la commune de Rodilhan. Métropolitain a évoqué ici, cette affaire criminelle.

Sa voiture et son domicile sont perquisitionnés, les policiers de la PJ étant à la recherche de l’arme à feu utilisée pour assassiner la prostituée de nationalité roumaine, âgée de 26 ans, ces derniers jours. Le jeune suspect était considéré comme le témoin numéro 1, pour ne pas dire le suspect numéro 1, depuis la découverte du cadavre de la prostituée par des cyclistes, dimanche vers 13h. Leur attention avait été attirée par une forte et anormale odeur pestilentielle, une odeur de mort, se dégageant d’un fossé en contrebas d’un petit parking de la RD 999, aux portes ouest de Nîmes. La victime a pu être identifiée grâce à son téléphone portable récupéré sur elle.

Voiture signalée

Une voiture suspecte avait été signalée, en effet et depuis dimanche soir, les gendarmes du groupement du Gard, dessaisis par le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel, puis, les policiers du SRPJ, qui ont pris le relais lundi étaient à la recherche du propriétaire de ce véhicule, identifié grâce à sa plaque d’immatriculation relevée par un témoin.

Informé qu’il était recherché, ce Nîmois de 23 ans s’est présenté cet après-midi à l’hôtel de police du chef-lieu gardois. Il est une certitude : il fréquentait la prostituée roumaine. Mais, au stade actuel de la garde à vue qui débute à peine, rien n’indique qu’il soit impliqué dans le décès de la jeune roumaine, véritablement exécuté.

Des perquisitions sont en cours à Marguerittes, une commune proche des lieux de la découverte du corps, où réside le suspect.

Tabassée chez elle

Ce suspect avait déjà été entendu ces derniers mois par les policiers, après que la prostituée roumaine ait été victime d’une expédition punitive : elle avait été tabassé et laissée pour morte à don domicile. Dans la foulée de cette agression qui avait entraîné l’hospitalisation de la victime, des proxénètes présumés avaient été interpellés, puis mis en examen et écroués.

Les enquêteurs du SRPJ tentent d’établir un lien entre cette expédition punitive et l’assassinat qui ressemble à une vengeance ou à un règlement de comptes.

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