Mystère à Nîmes : 49 bus Tango ont été vandalisés

Selon nos confrères d’Objectif Gard, qui révèlent l’information ce lundi, 49 bus de la société Tango de Nîmes ont été vandalisés dans la la nuit au dépôt du quartier ouest de Saint-Césaire. Des dégradations qui ont perturbé le trafic sur les lignes aujourd’hui sur Nîmes, mais aussi dans les communes de l’agglomération. Une perturbation qui perdurera ce mardi, selon un syndicaliste.

Un conducteur de bus a donné l’alerte, à la fin de son service, dans la nuit de dimanche à ce lundi. Le (ou les) auteur (s) aurait sectionné les grillages qui entourent les garages, pour y pénétrer. Selon le directeur de Keolis Languedoc, Benoît Pomarede, « le parc a été en quasi-totalité vandalisé par l’utilisation des marteaux et brises glace qui se trouvent à l’intérieur des bus. Le préjudice est estimé à 100’000 euros ».

Trois bus intacts

La flotte Tango compte 52 bus. Seuls trois cars n’ont pas été dégradés. Les bus servent essentiellement au ramassage scolaire, « ce qui va avoir des conséquences sur les usagers. Les lignes autour de la proche couronne de Nîmes ne sont plus opérationnelles, tant pour les lignes régulières que pour les scolaires » assure Benoît Pomarede, qui d’ores et déjà a demandé un état des lieux précis et l’intervention d’équipes et prestataires pour procéder aux premières réparations.

Vidéosurveillance

Reste à percer le mystère de cette action spectaculaire. Les policiers de de la sûreté départementale du Gard s’interrogent sur le profil et les motivations du ou des vandales. Une action de destruction qui ressemble à une vengeance. Sur chaque bus endommagé, deux vitres latérales ont été brisées. Les enquêteurs s’intéressent à la période agitée récemment au sein de la société Keolis Languedoc : un chauffeur a comparu en avril dernier devant la commission de discipline, ce qui avait soulevé une manifestation de la CGT. Mais, il ne s’agit que d’une piste parmi d’autres.

Les enquêteurs du commissariat central de Nîmes ont saisi les bandes de vidéosurveillance, qui permettront peut-être de faire progresser les investigations supervisées par Eric Maurel, le procureur de la République de Nîmes.

2 Comments

  1. Nîmes le 5 Juin 2018

    Droit de réponse du syndicat CGT de Kéolis Languedoc St Césaire et de l’Union Local CGT de Nîmes à l’article du journal « Metropolitain » daté du lundi 4 juin, faisant état des dégradations subits sur le parc de bus.

    Nous démentons toute participation à de tels actes de vandalismes. La CGT défend l’outil de travail, elle ne le détruit pas.
    De plus, aucun conseil de discipline n’a eu lieu ce dernier trimestre à Kéolis St Césaire.

    Nous n’acceptons pas cet amalgame qui sous-entend que la CGT serait à l’initiative de cette action.

    Signature Signature
    La secrétaire du Syndicat CGT La Secrétaire de l’UL CGT Nîmes Kéolis

    1. Bonsoir, nous n’avons jamais mis en cause la CGT Kéolis Languedoc concernant les actes de vandalisme !

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