Fusillade à Montpellier : deux bandes rivales s’affrontent

INFO MÉTROPOLITAIN. Le quartier du Plan Cabanes à Montpellier a été une nouvelle fois le théâtre de brefs, mais violents affrontements, dimanche soir, avec une fusillade qui a éclaté rue Daru, entre le faubourg de Figuerolles et le cours Gambetta. Une dizaine de coups de feu ont été tirés par les membres des deux bandes qui veulent imposer leur loi pour s’approprier le marché des trafics illicites de la drogue et des cigarettes de contrebande.

Les faits ont eu lieu peu après 22h30 ce dimanche : les riverains de la rue Daru qui étaient déjà endormis ont été réveillés par des détonations : « J’ai pensé de suite à des coups de feu, je me suis mise à la fenêtre, j’ai vu des individus qui couraient en criant, puis, le silence, avant l’arrivée de nombreux véhicules de police, ça devient vraiment invivable », témoigne cette locataire d’un appartement. De nombreux appels sont parvenus au 17.

Sang et douilles

La rue a été bouclée par les policiers de la Sécurité publique et de la police municipale venus en nombre et notamment par les spécialises du Service régional d’identité judiciaire -SRIJ- qui ont effectué de nombreux prélèvements d’indices, notamment d’ADN, car du sang frais a été retrouvé dans la rue et sur les trottoirs, ce qui accrédite l’hypothèse qu’un ou plusieurs personnes impliquées dans cette fusillade ont été blessés. Ils ont quitté les lieux, sans doute pour se réfugier chez eux où ils ont soigné leurs blessures, sans doute légères.

Les enquêteurs ont fait le tour du CHU Lapeyronie, des hôpitaux et des cliniques cette nuit pour s’assurer qu’aucun blessé ne s’est présenté aux urgences.

Huit douilles ont été localisées sur les trottoirs de la rue Daru, selon nos informations. Elles ont été saisies par les enquêteurs de la sûreté départementale de l’Hérault en charge de l’enquête. Les deux bandes étaient armées de six pistolets pour régler une nouvelle fois leurs comptes, comme ils l’ont déjà fait un peu plus tôt dans l’après-midi.

Machettes, barres de fer, couteaux et acide

Ce dimanche après-midi en effet, dix à quinze  individus armés de machettes, de couteaux et de barres de fer se sont battus, dans les rues du Plan Cabanes et notamment dans la rue Daru. « Ils ont jeté de l’acide chlorhydrique, alors que des piétons se trouvaient dans la rue, une mère et sa fillette ont failli être aspergées de ce liquide très nocif qui occasionne de graves brûlures », révèle un témoin, joint par Métropolitain. Il fait partie des 80 commerçants qui ont signé une pétition envoyée ces derniers jours au préfet de l’Hérault et au maire de Montpellier pour dénoncer cette insécurité permanente au Plan Cabanes, une pétition évoquée ici par Métropolitain et qui, selon nos informations, est prise très au sérieux au cabinet de Philippe Saurel.

L’enquête de police est en cours. Ce matin, il n’y avait pas encore d’interpellations après ces échanges de coups de feu d’hier soir. Les policiers vont visionner les bandes de caméras de vidéoprotection qui ont été saisies.

Deux clans de délinquants

Des membres d’une des bandes qui sont affrontées pourraient être identifiés, deux ou trois d’entre-eux ayant été arrêtés l’année dernière après une course-poursuite nocturne par la brigade anticriminalité -BAC- du commissariat central de Montpellier, en flagrant délit d’importation de drogue et de cigarettes de contrebande en provenance de la Principauté d’Andorre. Ils avaient été libérés…

Depuis, ce clan rivalise avec des jeunes délinquants qui imposent leur loi dans le quartier du Plan Cabanes, du faubourg Figuerolles et de Gambetta. Hier soir, ces deux équipes de trafiquants s’étaient semble t-il donné une nouvelle fois rendez-vous, après la rupture du jeûne en cette période de ramadan, pour régler leurs comptes en pleine rue.

Des douilles jonchant un trottoir de la rue Daru , après la fusillade de cette nuit. Elles ont été matétialisées par les policiers. Photo JMA. Métropolitain.
Les policiers inspectant la rue Daru cette nuit. Photo JMA.Métropolitain.
Un policier à la recherche d’indices matériels cette nuit rue Daru. Photo JMA. Métropolitain.

26 Comments

  1. Conclusion de l article: c est la faute du Ramadan. Bravo le raccourci. Heureusement que les milliers de jeûneurs ne se donnent pas rdv comme ça sinon ce serait la faillite ma cousin.

    1. Étant policier, depuis 15 jours sur beaucoup si ce n’est la plupart des intervention ou il y a de la violence, de l’énervement comme par exemple sur cette affaire, j’entends moi même de la bouche des personnes présentes « oui mais chef c’est normal c’est ramadan »!! Et la, cette phrase elle provient de la bouche des jeûneurs et non de journaliste. Pourquoi alors ?

    2. T’as absolument rien compris à l’article alors. On évoque juste le moment auquel ils se sont donnés rendez-vous…

    3. Contrairement à vous et à votre pseudo évocateur, les Français ont assimilé depuis longtemps que toute cette criminalité était le fait d’une immigration plus ou moins ancienne issue du Maghreb, et que les mêmes représentaient 80% de la population carcérale. Osez prétendre le contraire?

  2. Vous privez les lecteurs d’une information essentielle ; l’origine des membres de ces bandes. Vous le savez mais vous ne voulez pas le dire ! Cher lecteur, allez vous promener DE JOUR dans ce coin, vous comprendrez, écoutez bien les badauds …

    1. Tout a fais daccord avec vous . Cela fais plus de 40 ans que ce quartier est gangréné par la racaille venue d’ailleurs, c’est maintenant un « territoire OQP », ils recoltent ce qu’ils ont semés pdt ttes ses années, qu’ils viennent pas se plaindre, ce sont leurs chers bambins qui sont responsables de tout ca, au nez et a la barbe des autorités et des lois de la république. Faut raser ce quartier et repartir a zero avec un immigration choisie et non pas subie … CQFD

    2. à Kyzersause : on se passera volontiers de votre « analyse » sur notre quartier ainsi que de vos sages préconisations indiquant qu’il faut le « raser ».

      La rue Daru est une plaie mais elle est loin de refléter la réalité de Gambetta/Figuerolles/Salengro…

      Ceux qui font une lecture raciale doivent être atteint de myopie. Vous pensez réellement que la loi que font régner les vauriens de Daru arrangent les honnêtes gens du quartier, qu’ils soient de souche ou du maghreb ?

      Arrêtez de commenter si vous pour écrire de pareilles âneries. Parlez de ce que vous connaissez, décrivez-nous les charmes de votre zone pavillonnaire, de votre pelouse bien verte et de votre barbecue à la viande aux hormones.

  3. J’habité entre l’Eglise Réformée de la rue Brueys,qui est devenu un véritable marché de la drogue où les traffics se font en plein jour et aux yeux de tous et cette fameuse rue Daru. Le quartier est devenu en quelques années un véritable taudis. Vers qui peut on se tourner afin de controller et enrailler cette situation ?
    De plus même si « la sécurité, le maintien de l’ordre et la lutte contre le trouble public est du domaine de l’État, donc du préfet et donc de la police nationale, la Sécurité publique ici » comme se plait à le répéter à qui veut bien l’entendre monsieur Saurel, il est bon de rappeler qu’en vertu de l’articleL2212-1 du Code général des collectivités territoriales, le maire doit veiller, à travers ses POUVOIRS DE POLICE, à assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique dans sa commune.Le bon ordre rassemble les trois notions de SECURITE PUBLIQUE, de SALUBRITE et de TRANQUILITE PUBLIQUE.
    Le maire est chargé, sous l’autorité du représentant de l’État dans le département, de l’exécution des mesures de SURETE GENERALE et des fonctions spéciales qui lui sont attribuées par les lois. Ses attributions sont multiples : état-civil, urbanisme et logement, écoles et équipements, activités culturelles, santé et aide sociale, police …
    À ce titre, il concourt par son POUVOIR DE POLICE à l’exercice des missions de SECURITE PUBLIQUE. Il peut, en particulier sur les instructions du procureur de la République ou du juge d’instruction, être amené à diligenter des enquêtes sur la personnalité des personnes poursuivies ainsi que sur leur situation matérielle, familiale ou sociale.

  4. jusqu’a présent aucun politique,n’a eu les couilles pour prendre les décisions appropriées ,il faut y mettre l’armée, qui seule est équipée, pour ce genre de situation afin e réduire à néant les crapules qui gangrènent la vie des citoyens.

  5. L’entrée de la rue Daru est un endroit connu de tous (police , Mairie , Gendarmerie , riverains , habitants de Montpellier ) pour la vente de drogue .
    Pourquoi la police n’intervient t-elle pas pour faire cesser cela ?
    C’est pourtant un quartier très agréable à vivre et il n’y règne pas un climat d’insécurité . Il ne faut pas stigmatiser les magrébins qui y vivent calmement , dans le respect des lois de la République, et qui souhaitent une vie tranquille et apaisée. La question est : est -il si difficile de faire arrêter en France un trafic de drogue limité, reconnu , circonscrit à environ 100 m 2 ?

    1. Entendu de la bouche d’un policier il y a qqs mois : ON NOUS DEMANDE D’ACHETER LA PAIE SOCIALE……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… BRAVO les Politiques !…

  6. facil de parler de l’origine des dealeurs, sans parler de l’origine des clients. le client moyen s’appelle jean, pierre ou bernard. Sans client pas de vendeurs. faut arreter lhypocrisie. Comme s’il n’yavait pas de français de souche délinquant. Vous puez le racisme à 10000 km. Voila pourquoi j’ai quitté cette ville de facho.

  7. Tout ceci n’est pas une fatalité. Regardez en Italie, enfin la mise en place de la remigration. C’est désormais la seule solution: il faut mettre en place des lois rétroactives de déchéances de nationalité et expulser en masse ces gens avec le recours de l’armée si besoin est.

  8. C est les dealers et leurs idioties qui vont faire partir les « pauvres » de ce quartier de futur bobos comme pour le quartier Boutonnet

  9. Je rejoins totalement le commentaire de Matthieu sur le quartier. C’est un quartier vivant et agréable, avec des bons commerces et écoles pour nos enfants. Une minorité de voyous sévissent dans la rue Daru, il faut que la municipalité et la police les arrêtent. Les gens d’extrême-droite se jettent toujours sur ces sujets, mais Montpellier n’est pas une ville d’extrême-droite heureusement n’en déplaise à certain.

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