Top 14 : la finale MHR-Castres vue par des confrères

C’est le grand jour, ou plutôt le grand soir : à 21h, au Stade de France, l’ogre, le MHR sera opposé au Petit Poucet, Castres, pour une finale du Top 14 à cent pour cent d’Occitanie. Objectif : ramener le bouclier de Brennus à l’Altrad Stadium pour un sacre mérité qui couronnerait une saison exemplaire.

La presse analyse ce match, retransmis sur le grand écran installé sur le parvis Georges Frêche de l’hôtel de ville de Montpellier. Extraits d’articles de Libération et de Ouest-France.

>> Ouest-France : « Tout les oppose ou presque : le riche et puissant Montpellier de Mohed Altrad, en quête de reconnaissance et de son premier titre de champion de France, affronte en finale du Top 14 Castres, Petit Poucet assumé et coupeur de tête patenté. L’effectif tarnais est composé de nombreux anciens Montpelliérains : Combezou, Tulou, Bias, Bérard, Ebersohn, partis dans la douleur. Et cornaqués par un encadrement à l’accent héraultais : le directeur sportif Christophe Urios est né à Montpellier et originaire de l’Hérault, son adjoint chargé des arrières Frédéric Charrier a porté le maillot du MHR. (…) Il y a une certaine rivalité, née sur les terrains avant que les deux villes ne soient rassemblées dans la grande région Occitanie, au fil de cinq confrontations en phase finale ces dernières années. Le MHR a remporté, dans une ambiance assez électrique, la dernière, en 2016, et la première, déjà en barrages, en 2011. Équipe pétillante, le MHR est devenu une machine implacable parfaitement rodée par Vern Cotter, recruté l’été passé à prix d’or, comme des pointures -Cruden, Pienaar, Picamoles, Serfontein- pour enfin apporter à Montpellier ce premier titre majeur tant désiré par son ambitieux propriétaire ».

>> Libération : « Les Tarnais, financés par les laboratoires Pierre Fabre, ont de nouveau cette semaine surjoué ce rôle – bien réel – de Petit Poucet, et l’opposition rugby des villes, rugby des champs. Le centre Thomas Combezou a gardé un mauvais souvenir de son passage au MHR (2011-2014) : « Je préfère défendre les valeurs d’un club comme le CO, qui n’est pas le plus beau ni le plus fort et où il y a tout à construire, qu’un club où tout est construit sur du fictif avec beaucoup d’argent et des stars internationales à tous les postes ».Le président Pierre-Yves Revol : « La force du collectif n’est sans doute pas suffisante pour gagner des titres, mais dans les moments importants cela permet de se transcender. On n’a pas tous les atouts de nos concurrents mais cela nous permet de rivaliser, parfois ». Les Castrais font plus que ça : eux ont soulevé le Bouclier de Brennus lors de la décennie en cours, en 2013 (leur quatrième), et atteint la finale l’année suivante. Cette saison, leur esprit de corps leur a de nouveau permis de renverser des montagnes, par une tactique bien identifiée par Cotter : Castres« fait déjouer l’adversaire […] essaie de vous amener là où vous ne fonctionnez pas bien » ».

Le MHR est donc prévenu, sur un match, et en plus, une finale, les Castrais sont capables de créer la surprise.

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