Montpellier : les policiers en insécurité au commissariat, selon un syndicat

Sous le titre « Policiers et service public en danger à Montpellier », Bruno Bartoccetti, délégué régional en Languedoc et en Roussillon du syndicat Unité SGP Police-FO révèle, ce jeudi dans un communiqué que, « les policiers travaillent dans l’insécurité permanente à l’hôtel de police. Ils ne peuvent pas garantir leur sécurité, ainsi que celle des plaignants ».

Le syndicat majoritaire dans le corps des policiers de l’Hérault tire la sonnette d’alarme sur les conditions de travail au commissariat central, « alors que nous sommes en plan Vigipirate renforcé avec un niveau d’alerte d’urgence attentat. Depuis de très longs mois, le syndicat demande au contrôleur général Jean Michel Porez, directeur départemental de la Sécurité publique, de répondre à l’attente légitime des policiers à travailler en toute sécurité sur leur lieu de travail. Cette mise en sécurité commence par l’aménagement du sas de l’entrée du commissariat de Montpellier. En effet, celui-ci en panne depuis près de 15 jours, rend impossible tout filtrage dans ces locaux sensibles ».

Selon Bruno Bartoccetti, « aucune protection vitrée renforcée, avec hygiaphone, n’est installée comme on peut le trouver aujourd’hui dans bon nombre de bâtiments sensibles ouverts aux publics, à l’instar de l’hôtel de police de Nîmes, garantissant      aux policiers, cibles « privilégiées », de travailler en toute sécurité ».

Mises en fourrière

Pour Unité SGO Police-FO, cette mise en sécurité doit aussi passer par la sécurisation accrue de l’ensemble du parc immobilier de l’hôtel de police de Montpellier :  « En effet, dans la nuit du 11 au 12 mai dernier, deux individus ont pénétré dans l’enceinte de l’hôtel de police par le fond du parking intérieur. Par chance, ils ont été mis en fuite par un policier qui se dirigeait vers cette zone pour récupérer son véhicule personnel à la fin de son service. Or, à ce jour, les seules réponses « concrètes » apportées à ces impératifs de sécurité du personnel de l’hôtel de police de Montpellier, reste la décision unilatérale du directeur départemental de faire placer en fourrière certains véhicules privés de policiers stationnés à l’intérieur de l’enceinte de police, au motif de stationnement gênant la circulation dans les voies d’accès au parking de l’hôtel de police. Motif s’appuyant sur ce même plan Vigipirate sensé être mis en place pour sécuriser le commissariat de Montpellier, resté à ce jour lettre morte ».

Devant cette situation, et l’incompréhension grandissante de l’ensemble des personnels inquiets pour leur propre sécurité, Unité SGP Police-FO interpelle de nouveau le directeur départemental de la Sécurité publique de l’Hérault, « pour qu’une initiative rapide et sérieuse soit enfin prise, afin que chacun retrouve la sérénité nécessaire pour accomplir sa mission au service de nos concitoyens ».

« Stationnement anarchique »

L’état-major de la direction départementale de la Sécurité publique de l’Hérault -DDSP 34-, interrogé par Métropolitain répond déjà sur deux points évoqués dans le communiqué du syndicat : « Les mises en fourrière de véhicules privés de policiers ont, une nouvelle fois été mises en application, car certaines restent garées plusieurs jours, voire plusieurs semaines au même endroit sur le vaste parking de l’hôtel de police, les policiers se déplaçant en tramway pour venir au commissariat, ce qui en font des voitures ventouses. Des véhicules sont également laissés en stationnement sur des zones réservées aux services de secours et notamment aux sapeurs-pompiers, ou interdisent l’accès aux sorties de secours en cas d’urgence. Des notes de service ont été placardées dans le commissariat pour prévenir les policiers des mesures prises en cas d’anarchie au niveau du stationnement. Pour ce qui est de l’intrusion nocturne de la nuit du 11 au 12 mai dernier, un policier qui venait de terminer son service et qui rejoignait sa voiture au fond du parking, a mis en fuite deux individus qui s’étaient introduits sur le parking pour un vol à la roulotte, c’est à dire à l’intérieur de véhicules de policiers. Nous allons prendre des mesures rapides pour éviter ces intrusions dans ce coin du parking plongé dans l’obscurité ».

La réaction publique du syndicat Unité SGP Police-FO par la voix de Bruno Bartoccetti ce matin va sans doute accélérer les choses au niveau de la DDSP de l’Hérault.

Bruno Bartoccetti réagit. Photo JMA, Métropolitain.

6 Comments

  1. C est honteux la France préfère mettre l argent des contribuables pour payer le RSA plutôt que de mettre les moyens pour ceux qui bossent

    1. C’est à mourir , mais de rires !
      Si maintenant les policiers armés se sentent en insécurité dans leur commissariat , le simple citoyen lambda , habitant dans un quartier défavorisé, devrait dire !!!

    2. SISSIE vos allusions sur le RSA sont du niveau zéro, dire qu’il faut donner l’argent du RSA pour entretenir les locaux de la police qui bosse- du grand n’importe quoi, croyez vous que les gens aient choisi de  » vivre des allocations’ plutôt que d’un salaire ?? mais peut être vous l’avez vous fait à une époque -rouspétez plutôt contre l’argent mal employé, et le bel avion de MR MACRON – et il y en a plusieurs à sa disposition qui coutent une fortune- ou au fric donné à des élus qui sont des glandeurs professionnels –

  2. Chaque mineur non accompagné coûte une centaine de milliers d’euros par an (logement, vêtements, confort et formation).
    La Mairie fait des choix

  3. France, pays qui a les moyens de balancer des missiles à 2,5 millions par tête, serait en crise !
    Crise de l’esprit, crise de l’insécurité au point qu’un Commissariat n’est plus secure !
    Bref, avec les pinguins du gouvernement et la populace qui vote comme son pied, on ne peut guère espérer !
    Les pigeons attendent les miettes de pain !

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