MHB / Final 4 : Montpellier au sommet du handball européen

Montpellier a prouvé qu’il était bien le plus grand club français de handball. Pour sa première participation au Final 4, le MHB a remporté le titre européen face à Nantes (26-32) dans un duel de toute beauté. Sortis des poules basses, les Montpelliérains ont réalisé un parcours fantastique (Barcelone, Flensburg, Vardar Skopje !) pour se hisser au sommet du handball européen au terme d’un week-end qui a vu la consécration du handball français. Paris vient en effet compléter le podium après sa victoire un peu plus tôt sur le Vardar Skopje (29-28).

Le MHB décroche ainsi la deuxième coupe d’Europe de son histoire, et son 52e titre, quelques jours après l’énorme désillusion de Saint-Raphaël. Une énorme performance qui vient récompenser le travail réalisé par Patrice Canayer et les efforts de tout un groupe de joueurs à la moyenne d’âge de 24 ans, illustrant et saluant magnifiquement la politique du club mise en place depuis la reconstruction. De Guigou à Richardson, de Gérard à Faustin, de Simonet à Soussi, de Fabregas à Mamdouh, de Porte à Truchnovicius, de Kavtincnik à Bingo, de Portner à Villeminot, de Causset à Bonnefond… à travers eux c’est tout un club – ses employés, ses bénévoles et ses supporters – qui est au sommet de l’Europe. La fête promet d’être belle jeudi au palais des sports René Bougnol pour le dernier match de la saison face à Dunkerque.

Un gros combat d’entrée de jeu

Les deux équipes démarraient la rencontre à toute vitesse. À ce jeu, Nantes prenait un léger avantage avec Dumoulin déterminant dans les cages (4-2, 5e). Heureusement, Gérard était lui aussi parfaitement rentré dans la finale. Tout comme Simonet, beaucoup plus flamboyant que la veille, qui en une action montrait tout son génie en se faufilant au milieu de trois joueurs et concluant par une roucoulette (5-4, 8e). Sur une interception de Guigou, l’Argentin trouvait ensuite Fabregas pour l’égalisation (5-5, 10e). Montpellier passait pour la première fois en tête grâce à un penalty réussi par Kavticnik (5-6, 11e). Guigou, profitant des espaces dans la défense avancée nantaise (15e), et Fabregas, après un arrêt de Gérard, créaient un break (7-10, 15e).

Montpellier conserve son avance

Si le gardien montpelliérain avait dressé un mur dans ses cages, son équipe ne parvenait pas à en profiter (8-11, 20e, 10-13, 24e). Les deux équipes livraient un combat de toute beauté qui laissait des traces. Côté Nantais, la cheville de Lagarde n’y résistait pas. Chez les Héraultais, Simonet restait au sol après un choc avec Feliho. Le rythme était toujours aussi intense à l’approche de la mi-temps. À l’origine d’une interception, Mamdouh concluait la contre-attaque (11-14, 26e) avant de creuser l’écart, après un arrêt de Portner rentré comme la veille pour détourner un pénalty (11-15, 28e). Richardson, jusqu’alors muet et déjà coupable de deux expulsions, trouvait la lucarne de Dumoulin avant de rentrer au vestiaire (13-16).

Nantes revient

Nantes rentrait mieux dans cette seconde période. Dumoulin repoussait les tentatives montpelliéraines. Et en l’espace de trois minutes, Hansen ramenait les siens à égalité (16-16, 34e). Pas de quoi déstabiliser la jeune garde héraultaise à l’image de Richardson insouciant en attaque (17-18, 36e) ou de Soussi précieux en défense. Portner réitérait le même coup d’éclat qu’en première période pour empêcher les Nantais de revenir (17-19, 40e). Le combat était toujours aussi âpre. Cette fois, Porte en faisait les frais en subissant un KO après un choc avec Claire.

Montpellier solide

Les expérimentés Guigou et Kavticnik ne tremblaient pas dans les temps chauds (18-21, 43e). Mais Nantes était loin d’abdiquer et grignotait son retard (22-23, 46e). Pour un de ses derniers matchs avec le MHB, Fabregas était particulièrement généreux. Un peu trop face à un gros client comme Tournat. Profitant ainsi d’une supériorité numérique, Nantes revenait au score (24-24, 51e). Et encore une fois, Richardson jouait les artilleurs de haut vol (24-25, 52e).

Après un arrêt de Gérard, Truchanovicius redonnait un peu d’air à son équipe (24-26, 53e). La défense montpelliéraine élevait son niveau d’un cran et récupérait deux ballons, concrétisés immédiatement (24-28, 55e). Nantes prenait tout les risques et gâchait deux nouvelles munitions. Simonet ne se privait pas de consolider la victoire montpelliéraine (24-29, 58e). Dès lors, plus rien n’avait d’importance sur le parquet. La compétition avait choisi son vainqueur. Au plus grand bonheur de Montpellier.

Nantes : Dumoulin (7 arrêts sur 35 tirs), Siffert (1/6) – Lagarde (2 buts sur 3 tirs), Guillo, Nyokas (2/3), Claire (2/3), Klein (3/4), Pechmalbec, Tournat (0/4), Feliho, Emonet, Matulic, Lazarov (6/9), Gurbindo (5/5), Balaguer (3/7), Hansen (3/4). Entraineur : Thierry Anti.
Exclusions temporaires : Gurbindo (1ère), Nyokas (11e),

Montpellier : Gérard (12 arrêts sur 35 tirs), Portner (2/5) – Simonet (6 buts sur 7 tirs), Villeminot, Caussé, Truchanovicius (1/5), Guigou (3/3), Richardson (4/5), Kavticnik (5/6), Bonnefond, Faustin (1/2), Fabregas (6/7), Porte (O/2), Bingo, Soussi (1/2), Mamdouh (5/5). Entraineur : Patrice Canayer.
Exclusions temporaires : Richardson (13e, 18e), Fabregas (48e).

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