Méningite à méningocoques à Montpellier : un deuxième décès

L’Agence régionale de Santé -ARS- d’Occitanie confirme, ce vendredi, des informations parues hier sur les réseaux sociaux, annonçant le décès d’une jeune femme des suites d’une méningite à méningocoques de type C, le 15 mai, quelques jours à peine après celui d’un étudiant de 24 ans de l’école de commerce Idrac de Montpellier, le 4 mai au domicile familial à Carnon, commune de Mauguio.

Âgée de 20 ans, l’héraultaise en proie à de violentes douleurs a succombé quelques heures après son admission au CHU Lapeyronie, à Montpellier.

« Depuis le début de l’année, 30 cas de méningites ont été signalés à l’ARS sur l’ensemble de la région Occitanie. Deux jeunes d’une vingtaine d’années sont décédés récemment des suites d’une méningite à méningocoques de type C dans la région de Montpellier. Dans chacun de ces cas, l’Agence régionale de santé intervient pour prévenir la propagation de la maladie », révèle l’ARS.

Une infection

La méningite à méningocoques est une infection qui fait l’objet d’une déclaration obligatoire par les professionnels de santé auprès de la plateforme d’urgence et de veille sanitaire de l’ARS. Depuis le début de l’année, 30 cas ont donc été signalés à l’ARS sur l’ensemble de la région Occitanie, ce qui correspond à l’incidence moyenne habituellement constatée pour cette maladie : 600 cas par an en France, soit 1 à 2 cas pour 100’000 personnes.

Aucun lien entre les deux décès

Dans le cas des deux personnes décédées récemment dans la région de Montpellier, les premiers résultats des prélèvements bactériologiques ont confirmé une méningite d’origine bactérienne à méningocoques de type C. « L’enquête épidémiologique ne permet pas d’établir de lien entre ces deux cas. Pour identifier précisément le germe, des analyses complémentaires sont actuellement effectuées par le Centre national de référence des méningocoques, à l’Institut Pasteur (CNR). Les personnes qui ont été en contact de manière directe et prolongée avec les patients infectés ont été identifiées et incitées à consulter leurs médecins traitants pour un traitement antibiotique préventif », précise l’ARS.

Faible risque de transmission

La méningite à méningocoques est une grave infection qui affecte la membrane du cerveau. Elle survient le plus souvent chez les jeunes enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Le risque de transmission est faible : le méningocoque est une bactérie très fragile en dehors de son environnement naturel, l’arrière-gorge. Cette bactérie se transmet par le biais des sécrétions respiratoires ou salivaires, uniquement de personne à personne, à courte distance, face à face, par exemple par les postillons ou les baisers, mais en aucun cas par les objets, les animaux ou l’eau.

La majorité des personnes exposées à la bactérie ne contracte pas l’infection. Un vaccin recommandé jusqu’à 24 ans Aujourd’hui, il existe un vaccin efficace contre la méningite de type C. L’ARS rappelle que ce vaccin est recommandé depuis 2010 pour les personnes âgées de 12 mois à 24 ans. Cette vaccination est désormais obligatoire chez les nourrissons nés depuis le 1 e janvier dernier.

>> Infos pratiques

Comment se faire vacciner ? Chez les nourrissons, deux injections sont nécessaires. Après l’âge de 12 mois, une seule injection est nécessaire. Il n’y a pas de contre-indication, en dehors d’allergies très rares, connues aux composants du vaccin. L’injection peut être réalisée le même jour qu’un autre vaccin.

Quels sont les effets secondaires ? Dans la majorité des cas, le vaccin est bien toléré après la vaccination contre le méningocoque C. Parmi les effets les plus fréquents, on peut observer une douleur ou une rougeur au point de la piqûre, une fièvre passagère, des maux de tête.

Le vaccin est-il remboursé ? L’Assurance maladie rembourse à 65 % le vaccin contre les infections à méningocoque C, sur ordonnance du médecin jusqu’à l’âge de 24 ans inclus. Les mutuelles remboursent généralement la différence.

Qui peut vacciner ? Comme pour tous les vaccins, les médecins, les sages-femmes (pour leurs patientes), les infirmières sur prescription médicale peuvent vacciner.

Où se faire vacciner ? Chez un médecin, à l’hôpital, dans un centre de protection maternelle et infantile, jusqu’à 6 ans, dans un centre de vaccination, après l’âge de 6 ans.

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