Exercice de secours à Lunel : « se préparer au pire »

Mardi soir à Lunel, l’exercice n’est pas passé inaperçu. Durant plus de deux heures, sapeurs-pompiers et médecins du Sdis 34,  policiers municipaux, gendarmes et autorités étaient présents pour un exercice de secours grandeur nature. À l’initiative du Service d’incendie et de secours de l’Hérault -Sdis 34-, l’avenue du Maréchal Leclerc, la RD 34 bordée de platanes, a été transformée en une véritable scène de désolation.

L’exercice simulait un accident de circulation, un violent carambolage entre six véhicules, avec à l’intérieur, de multiples victimes dans des états d’urgence relative -blessés légers- ou absolue. des blessés graves. Dès le premier appel au 112, une véritable organisation des secours a été mise en place et le plan NOVI -pour Nombreuses victimes, l’ex-plan Rouge- a été déclenché par la préfecture. D’importants moyens ont été engagés par les pompiers, une soixantaine d’hommes et de femmes, avec une trentaine de véhicules de secours et l’hélicoptère de la Sécurité civile de l’Hérault -le Dragon 34-.

Le logiciel Sinus déployé

Durant l’exercice, tous les modes opératoires ont été mis à mal. Secourisme, réanimation, désincarcération, tri des victimes, brancardage, conditionnement, évacuation et commandement, rien n’a épargné les secours, du plus petit au plus grand gradé. Tout comme les personnels du service de santé et de secours médical -3SM- des pompiers, constitué de médecins, infirmiers, pharmaciens, psychologues…

Un officier opérateur du logiciel Sinus. – Anthony Montardy/Métropolitain.

Depuis ces dernières années, notamment avec le risque d’attentats, les pompiers français se forment davantage aux situations avec de multiples victimes -SMV-. Le logiciel Sinus -système d’information numérique standardisé- a été déployé. Il fiabilise la remontée et le traitement des informations indispensables au suivi des victimes. Il permet également d’établir rapidement un bilan chiffré proche de la réalité et de classer ces données par spécificité : tranches d’âges, sexe, nationalité, domicile, lieu d’hospitalisation, etc. Les victimes sont dotées d’un bracelet à code-barre, reliée à une fiche médicale avancée, avant d’être scanée par un opérateur.

Un gymnase réquisitionné

L’exercice aura duré plus de deux heures et se sera terminé dans un gymnase, réquisitionné à proximité des lieux de l’intervention, pour être transformé en poste médical avancé -PMA- le temps de l’intervention. Ce poste a permis au service de santé et de secours médical du Sdis 34, de prendre en charge les victimes et stabiliser leurs états, avant leur acheminement vers une structure hospitalière.

La manoeuvre s’est déroulée sous le regard du colonel Éric Flores, directeur du Sdis 34, d’un représentant de la préfecture et de Claude Barral, le maire de Lunel.

>> Le reportage d’Anthony Montardy

Un officier opérateur du logiciel Sinus.

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