Agression à Montpellier : la victime à la hache a été harponnée

palais justice montpellier

L’enquête se poursuit activement au commissariat central de Montpellier, dans les locaux de la sûreté départementale de l’Hérault, où va s’achever ce lundi soir la garde à vue du Montpelliérain de 48 ans pour tentative d’homicide volontaire sur un voisin de 47 ans, samedi soir, avenue de Toulouse.

L’auteur présumé des très graves blessures infligées au quadragénaire sera déféré ce lundi après-midi au parquet de Montpellier, qui ouvrira une information judiciaire au cabinet du juge d’instruction de permanence, en vue de sa mise en examen pour cette présumée tentative de meurtre.

Harpon sans l’arbalète

Dans un premier temps, une source proche de l’enquête avait indiqué que la victime avait eu l’abdomen transpercé par une tige de fer. Il s’agit en fait d’un harpon, sans son arbalète, ce qui aurait encore provoqué une plaie encore plus grave et plus profonde. Le harpon a été saisi par les enquêteurs, qui ont découvert que le quadragénaire, toujours admis au département anesthésie réanimation -DAR A- au CHU Lapeyronie, à Montpellier n’est pas SDF, mais, qu’il occupe un logement, loué dans le secteur de l’avenue de Toulouse, où le drame s’est produit, à cent mètres de l’intersection avec la rue des Chasseurs.

Ce quadragénaire déjà connu de la justice pour des violences volontaires et notamment récemment sur l’agresseur présumé squatte pourtant régulièrement le parc Montcalm proche, en compagnie de son chien, confié samedi soir à la fourrière animale. Selon l’auteur présumé et sa concubine, la victime aurait croisé l’agresseur sur le trottoir de cette artère, samedi vers 22h et leur haine réciproque aurait repris le dessus.

Une hache brandit

L’agresseur présumé et son concubine assurent avoir été menacés par la victime qui brandissait une hache, et qu’au moment où, apeurés, ils se claquemuraient à leur domicile, la porte d’entrée aurait été endommagée par de coups de hache. La police technique et scientifique a effectué des investigations pointues sur la porte, mais, il semblerait que les traces relevées soient anciennes.

L’instruction confiée à un juge du tribunal de grande instance de Montpellier dès ce lundi soir va s’attacher à déterminer si le coup violent et profond porté avec le fusil de chasse sous marine sur la victime est disproportionné ou non pour retenir une légitime défense, puisque l’agresseur présumé affirme avoir répondu à la hache, que brandissait le quadragénaire. Cependant, l’auteur présumé ne présente aucune blessure.

>> Le quadragénaire a été mis en examen dans la soirée par un juge d’instruction. Il a été laissé en liberté et astreint à un contrôle judiciaire strict.

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