Hérault-Gard : appel aux victimes de vols de bijoux et montres

Un réseau de cambrioleurs ayant notamment opéré dans l’Hérault et le Gard a été démantelé en mars dernier par les gendarmes du groupement du Gard. 1 500 objets ont été saisis, lors des perquisitions. La plupart des propriétaires de bijoux et autres objets ne sont pas identifiés. Les victimes sont invitées à reconnaître leurs biens. Voici la marche à suivre.

Dans le cadre de l’enquête qui a permis de démanteler un vaste réseau utilisant des mineures pour commettre des cambriolages, la phase d’identification des objets saisis lors des perquisitions peut désormais commencer. Il a, en effet fallu mettre en place une procédure exceptionnelle, avec enregistrement d’un millier objets. Ces objets sont désormais répertoriés, au terme d’un long travail méticuleux et fastidieux. Dés lors, les victimes peuvent consulter les albums photos mis en ligne sur cette page afin d’identifier leurs éventuels biens.

Il convient de respecter la procédure suivante à suivre scrupuleusement : se rendre sur la page Facebook de : Gendarmerie du Gard, où les objets sont publiés. Si un ou des objets sont FORMELLEMENT identifiés sur les photos, la victime doit :

1- consulter les différents albums en fonction du type de bien volé : bagues, montres, médailles et pendentifs, divers, pièces, chaînes et colliers, boucles d’oreilles, boutons de manchette, briquets, broches, bracelets.

2- relever le numéro inscrit sur la ou les photo(s). Si toutefois une photo ne comporte pas de numéro d’identification, il faut mentionner l’objet : bague, montre… avec la mention « sans numéro », ainsi que sa description.

3- rassembler une preuve de son appartenance : facture, photo, dépôt de plainte incluant le descriptif de l’objet volé.

4- adresser un mail, à l’exclusion de tout autre moyen, à la gendarmerie à l’adresse spécifiquement créée :
br.vauvert+bijoux2018@gendarmerie.interieur.gouv.fr

5- attendre d’être recontacté par la gendarmerie, qui vous fixera ensuite un rendez vous.

>> Voici un aperçu des objets en question

Objets à identifier.
Objets à identifier.
Objets à identifier.
Objets à identifier.

 >> Le rappel de l’affaire

Une structure criminelle qui faisait  » travailler  » des mineurs de 12 ans à 16 ans, et plus particulièrement des jeunes filles, qui devaient commettre une dizaine de vols dans les maisons tous les jours a été démantelée, en mars dernier. Des enfants -de 10 à 12 ans- et des adolescents qui avaient été vendus par leurs parents pour commettre des cambriolages dans le Sud. « Ils devaient effectuer une dizaine de cambriolages tous les jours, sinon le soir ils étaient punis et ils ne pouvaient pas rentrer dans le camp où ils étaient logés, situé aux Angles, près d’Avignon », avait révélé le commandant Laurent Rougès à la tête de la compagnie de gendarmerie de Vauvert.

Le périmètre des petites mains s’étendait de Perpignan jusqu’à Cannes, via l’Hérault et le Gard. « Les cambrioleurs étaient déposés par les chefs du réseau dans le Sud, dans un village ou un quartier pavillonnaire. Ils sonnaient et si le locataire des lieux ne répondait  pas, ils entraient et dévalisaient la maison. Ils s’intéressaient surtout aux bijoux, à l’or, aux montres de valeur « , selon le commandant Rougès.

Une véritable razzia, puisque la brigade de recherches de Vauvert en charge de l’enquête a relevé plus de 1 500 objets volés, à la fin de l’année dernière et au début de cette année. L’affaire a débuté le 21 septembre dernier à Vergèze, entre Nîmes et Lunel, quand deux adolescentes sont interpellées en flagrant délit de cambriolage. Les gendarmes remontent à leur base, dans le camp des gens du voyage des Angles, près d’Avignon.

Ces enfants vivent avec des adultes Serbes, en relation étroite avec la même communauté, mais dont ces Serbes vivent dans de confortables maisons en Seine-Saint-Denis et dans l’Oise. Des chefs de réseau en région parisienne qui recevaient tous les 15 jours le produit des cambriolages réalisés dans le Sud de la France. Sept suspects sont incarcérées, notamment le  » patriarche  » de l’organisation et ses trois fils qui vivaient tous en région parisienne. Vingt personnes ont été interpellées lors des deux opérations menées dans le Gard et en région parisienne.

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