Saccages à Montpellier : pétition pour la démission de Muriel Ressiguier

Un collectif de commerçants du boulevard de Jeu-de-Paume, à Montpellier, dont les boutiques ont été vandalisées par les casseurs en marge de la manifestation antigouvernementale de samedi après-midi, demande, ce lundi, la démission de Muriel Ressiguier, la députée de La France Insoumise -LFI- de la deuxième circonscription de l’Hérault.

Dans une pétition mise en ligne sur les réseaux sociaux appelée « Les citoyens de Montpellier : pour la démission de Muriel Ressiguier », ce collectif annonce la couleur: « Nous commerçants et habitants de la deuxième circonscription de l’hérault, constatons que Madame la députée se retrouve toujours mêlée à des mouvements violents. Samedi 14 avril, avec le vandalisme et les violences dans le centre ville, nous tenons Muriel Ressiguier directement pour responsable. Elle s’est présentée en tant que députée, habillée de sa cocarde tricolore officielle pour demander aux forces de l’ordre de laisser passer une manifestation illégale, dont elle n’avait aucun contrôle.  Elle a même promis au commissaire de police qu’il n’y aurait aucun saccage, que tout se passerait bien si le cortège partait par le Jeu-de-Paume. On a vu le résultat. Aussi, réclamons-nous de la direction du parti de La France Insoumise de prendre des sanctions claires face à l’inconscience, l’incompétence et la mise en danger de la vie d’autrui. Nous ne pouvons supporter de voir notre ville subir des scènes de guerre. Ainsi, demandons-nous sa démission ».

Encagoulés et munis de barres de fer

Joint ce matin par Métropolitain, un des commerçants de cette artère ne décolère pas : « J’étais présent devant l’arc de triomphe, en haut de la rue Foch, samedi vers 15h45, Muriel Ressiguier était en grande conversation avec un officier de la police nationale, un commissaire de la Sécurité publique du commissariat central de Montpellier. Il l’a informée qu’il était interdit au cortège d’emprunter le Jeu-de-Paume, en raison d’une insécurité créée par des casseurs. La députée de LFI a bien vu que des individus étaient encagoulés et munis de barres de fer, en haut du Jeu-de-Paume, sous les Jardins du Peyrou et qu’ils provoquaient les CRS et les policiers de la Sécurité publique. Elle ne voulait rien savoir, elle a fait des pressions pour que la manifestation emprunte ce boulevard jusqu’à la gare SNCF Saint-Roch, au lieu de passer par la rue Foch jusqu’en préfecture. C’était de l’inconscience ».

Les commerçants qui ont été victimes de ces exactions tiennent ce lundi à remercier chaleureusement Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de la métropole qui a dépêché dès dimanche matin des responsables de la Ville et de la métropole, venus les rencontrer et prendre d’ores et déjà la décision d’effectuer un grand nettoyage de cette artère.

Rassemblement non autorisé

Dimanche, Muriel Ressiguier a réagi après ces violences urbaines qui ont fait sept blessés légers dans les rangs de la police nationale : « Samedi 14 avril à Montpellier j’ai participé, dans le cadre de la convergence des luttes, à une manifestation à l’initiative des étudiants en lutte contre la sélection prévue par la loi Vidal, à qui se sont joints des collectifs, des syndicats et des organisations politiques. Beaucoup de parents étaient présents parmi les manifestants. Le cortège parti du Peyrou et sans qu’il n’y ait eu d’incident a très vite été bloqué par les forces de l’ordre. Le dispositif policier était disproportionné et incompréhensible.

Avec un syndicaliste, nous sommes allés échanger avec les forces de l’ordre afin que la manifestation puisse se dérouler comme prévue ou par un autre itinéraire. Nous avons reçu une réponse négative.
Une partie des manifestants s’est alors dispersée, une autre s’est engagée vers l’Ecusson en passant par l’Arc de triomphe. Et là curieusement ils ont pu passer sans être stoppés par la police. Or la configuration des lieux est propice aux dérapages. La situation a dégénéré et des dégradations ont eu lieu.

Je condamne bien évidemment ces actes violents. La violence d’où qu’elle vienne, n’a jamais été une solution. C’est toujours un échec et une impasse. J’appelle, toutes et tous, à la convergence des luttes sans violence et avec détermination. Face à la violence sociale qui découle des lois du gouvernement qui frappent toute la société, des jeunes aux retraités, faire entrave au droit à manifester n’est pas de nature à redonner confiance en la démocratie et n’est pas une réponse adéquate à l’inquiétude des gens et aux luttes sociales ».

Plus que quatre gardes à vue

Samedi soir, 51 personnes avaient été interpellées sur la route de Mende, alors qu’elles venaient de participer à la manifestation et qu’elles regagnaient le campus de l’UM 3 Paul Valéry. Elles avaient été placées en garde à vue, avant d’être presque toutes libérées hier. Seules quatre d’entre-elles ont été retenues à l’hôtel de police. Ils sont présentés comme des casseurs ayant saccagé les commerces. Leur sort est entre les mains du procureur de la République.

Pierre ¨Pouëssel, le préfet de l’Hérault tiendra une conférence de presse ce lundi sur ces événements, unanimement condamnés, en compagnie du contrôleur général Jean-Michel Porez, directeur départemental de la Sécurité publique. Cette manifestation anti-Macron de samedi dans les rues de Montpellier n’avait pas été autorisée.

10 Comments

  1. Une manifestation pas déclarée, donc pas autorisée avec en tête de cortège une députée sensée représentée la France et le respect des lois??

    Elle bafoue les lois, elle incite les gens à se mettre en faute vis à vis des règles et elle prend la tête d’une manifestation interdite…

    OUI DEMISSION, elle a rien compris et n’a rien a faire en représentante de l’état que l’on paie avec nos impôts…

    1. Les élus ne représentent pas l’État mais le peuple au contraire, la députée a défendu le droit du peuple qu’elle représente a s’exprimer.

  2. Ils sont « contre la peine de mort », mais ils appellent au crime … contre les bourgeois, contre la police , contre notre Président , contre tous ceux qui ne pensent pas comme eux… et il y en une députée de l’Herault melenchoniste qui ose se mêler à ces criminels avec son écharpe tricolore ! C’est indigne de notre République ! C’est de la collaboration objective avec les porteurs de haine

  3. Cette député n a qu’à payer les dégâts avec ses propres deniers puisqu elle a voulu que la manifestation passe. Marre de ces casseurs.

  4. Je ne signe pas cetye pétition car vous vous trompez de ciblr. Les casseurs ne sont pas de la FI ey Muriel Ressiguier n’est pas du tout responsable de ces gens là. Il faut être demeuré pour croire le contraire.

  5. Tout à fait d’accord attention aux jugements et aux raccourcis. N’oublions pas que c’est grâce à certaines minorités qui ont manifestés que nous avons acquis des avantages sociaux !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *