Exposition à Montpellier : Le Macaya en photos au parc du Lunaret 

Ce dimanche, pour sa critique, Manon Haddouche nous guide dans un décor champêtre pour nous faire découvrir et nous sensibiliser au sort du Parc national du Macaya, en Haïti. Une excellente idée de balade dominicale et durant les vacances.

Boisé et agréable, à la périphérie Nord de Montpelier, le parc du Lunaret -qui abrite le zoo et la serre amazonienne- accueille l’exposition « La vie sauvage au Macaya »,  un accrochage extérieur de photographies prises dans le Parc National Naturel éponyme, en Haïti. En partenariat avec l’association Caribaea Initiative, il est proposé en version bilingue (français/anglais) et présente le travail du photographe, réalisateur et conservationniste haïtien René Durocher.

Si ce dernier chassait durant son adolescence, il troqua rapidement sa carabine contre un appareil photo. Initié par son père à l’observation de la faune et de la flore, il est un protecteur de la nature, réel explorateur en quête d’un trésor bien spécifique : de nouvelles espèces à révéler.

La biodiversité incroyable de ce parc haïtien, un des points chauds de la biodiversité mondiale, est ici en partie présentée. Il abrite la dernière forêt primaire d’Haiti et constitue également le dernier sanctuaire de biodiversité de la partie Ouest de l’île, possédant la plus grande concentration au monde d’espèces endémiques par unité de surface.

Produit en 2018, grâce au soutien financier de Caribaea Initiative, René Durocher a aussi présenté, à son sujet, un court-métrage :  « La Vie Sauvage au Macaya », dans lequel il révèle la résilience et le renouveau de la vie dans le parc, un an après le passage de l’ouragan Matthew.

Accrochage biologico-ludique d’un joyaux vert

Les quelques 26 visuels présentés ont été imprimés dans l’atelier du service pédagogique du parc du Lunaret. Une centaine d’images commentées, avec le nom de l’espèce ainsi qu’un texte à son sujet y sont visibles et piquent la curiosité des petits et des grands, venus en visite. Après avoir passé l’île des singes hurleurs, un premier panneau explicatif se dresse avec des photographies du magnifique Parc National Naturel.

Différentes espèces

S’enchaînent ensuite, sur le sentier, différentes espèces qui, saisies derrière l’objectif, captivent l’attention et provoquent l’interrogation, l’envie de découvrir. Leurs noms sont inscrits, ainsi qu’un texte explicatif à leur sujet. Il est précisé si ces membres de la faune sont menacés, ou présents de façon plus ou moins abondante.

Pour prendre un exemple concret, « le crabe de rivière endémique Epilobocera Haytensis, classé comme ‘Vulnérable’ sur la liste rouge de l’UICN à cause de la réduction et de la dégradation de son habitat ».

Une présentation qui sensibilise le grand public

Sur leur passage les enfants, curieux, demandent à leur parent « pourquoi ? » ou encore « de quoi s’agit-il ? ». Le travail du photographe agit de façon direct sur les visiteurs. Ils s’arrêtent, prennent le temps de se familiariser avec un lieu et des espèces inconnues.

« Une bonne façon de créer un lien et une prise de conscience quant à la situation de la biodiversité dans cet espace donné. »

De la sensibilisation qui poussera peut-être certain(e)s à s’intéresser à ces problématiques de façon plus poussée et large d’un point de vue géographique. On ressent l’oeil passionné de René Durocher, qui offre d’un point de vue esthétique quelques instants de voyage comme si on s’y trouvait, mais également du spécialiste capturant parfaitement les animaux représentés. Ses photographies sont une ode à la nature et à l’environnement, un intérêt transmissible quand on y regarde de plus près.

« Un enjeu majeur »

L’association Caribaea Initiative qui « oeuvre depuis 2014 en faveur du développement de la recherche et de la formation supérieure sur la biodiversité et la conservation de la faune sauvage dans les Caraïbes » est présentée. Pour en savoir plus, rendez-vous au parc du Lunaret sur le visuel qui leur est consacré : « Préserver la biodiversité en Haïti : Un enjeu majeur », accompagné d’un texte de présentation générale.

>> Exposition des photos de René Durocher, « La vie sauvage au Macaya ». À visiter jusqu’au 30 juin, du mardi au dimanche, ouvert les lundis fériés et les lundis des vacances scolaires de la zone C, de 9h30 à 18h30, au parc du Lunaret, 50 avenue Agropolis, à Montpellier. Tél. 04 67 54 45 23.

Premier panneau de présentation de l’exposition, avec un point de vue magnifique du Parc Naurel. Photo M.H pour Métropolitain.
Grenouille verte arboricole endémique, menacée par la réduction de son habitat. Photo M.H pour Métropolitain.

1 Comment

  1. Effectivement nous en venons et avons pu apprécié cette exposition qui trouve bien sa place au zoo du Lunaret. Nous avons pu enrichir la connaissance de nos enfants en leur expliquant la raison de la présence de ses photographies. Merci pour l’idee . Très bon moment avec ce beau soleil au rendez vous ce jour

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