De Palavas-les-Flots au Cap d’Agde : des tonnes de vélelles sur les plages

Des tonnes de vélelles se sont échouées dans la nuit de lundi à ce mardi sur le littoral héraultais, notamment sur les plages de la rive droite et de la rive gauche, à Palavas-les-Flots. Mélangées à des tonnes de coquilles de moules, elles offraient un spectacle désolant aux promeneurs, qui ont donné l’alerte. Et dont la majorité d’entre-eux ont cru qu’il s’agissait de petites méduses.

Le maire, Christian Jeanjean qui s’est déplacé sur les lieux a eu confirmation de cette pollution et a avisé les services idoines de la commune et de la métropole. Très rapidement, la plage de la rive gauche située en face de l’hôtel de ville a été nettoyée. L’opération se poursuit cet après-midi.

« Dans ce stock de coquilles de moules, il y a des matières visqueuses, certaines transparentes, d’autres de couleur bleue. On dirait vraiment des méduses dans ce dépôt, j’ai appris que c’était en réalité des vélelles, il y a en des milliers », témoigne un joggeur, surpris par cette bande noire, ce matin, près du rivage. C’est la première fois qu’il voit ce phénomène.

Le Lido à Sète touché

Le tronçon qui est souillé sur la plage de la rive droite, derrière l’avenue de l’Évêché-de-Maguelone sera dépollué dès mercredi matin. Le phénomène est, pour l’heure inexpliqué. Ce qui semble certain, c’est qu’un coup de mer au large de la Méditerranée a ramené ces milliers de vélelles dans la station balnéaire de Palavas-les-Flots, jusqu’au Cap d’Agde, via le Pilou à Villeneuve-lès-Maguelone, les Aresquiers, à Frontignan, Sète et Marseillan.

Selon un Sétois, « la plage de Sète à Marseillan, notamment celle du Lido est noire, à cause de milliers de vélelles gisant au milieu de coquilles de moules ». Un impressionnant phénomène qui va faire l’objet d’analyses dans un laboratoire, après le prélèvement de nombreux échantillons. Cela dit, cette pollution et ces carrés de sable noircis n’empêchent pas les baigneurs et les amateurs de sport nautique à se jeter à l’eau.

La vélelle (Velella velella) est une espèce de cnidaires (hydrozoaire) pélagique. Contrairement aux apparences, il ne s’agit pas d’une méduse en réalité, mais d’un siphonophore c’est-à-dire une colonie de polypes spécialisés, issue d’un seul polype initial de la classe des hydrozoaires.

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La Vélelle fait partie d’une catégorie d’organismes aquatiques liés à la surface, et de ce que le biologiste marin Alister Hardy avait décrit sous le nom de « The Blue Fleet » (« la flotte bleue »), aux côtés de deux autres cnidaires : la porpite (Porpita porpita) et la physalie (Physalia physalis).

Ces derniers jours, des bancs de vélelles échouées au milieu de coquillages ramenés par la mer ont fait l’actualité sur des centaines de plages de la Côte-d’Azur, notamment sur les plages d’Antibes-Juan-les-Pins.

 

La plage de la rive droite de Palavas-les-Flots, ce mardi. Cette pollution n’a pas refroidi des baigneurs et des amateurs de sport nautique. Photo JMA. Métropolitain.

Ce mardi, plage rive droite à Palavas-les-Flots. Photo JMA. Métropolitain.

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