Baillargues : le maire défend ses ralentisseurs « hors normes »

La ville de Baillargues a déposé une plainte contre X, à la suite d’une action menée par la fédération française des motards en colère -FFMC-, le 15 janvier dernier, où des cadavres avaient été dessinés sur la chaussée, afin de protester contre des ralentisseurs décrits comme étant « hors normes » et dangereux par des militants.

Le 19 mars dernier, à 17 heures, Jean-Michel Sénéchal, le coordinateur de la FFMC dans l’Hérault a dû répondre à une convocation des gendarmes, à la brigade de Saint-Jean-de-Védas. Il a été entendu dans le cadre de ce dépôt de plainte.

Il faut dire que cette bataille menée par les motards en colère n’est pas nouvelle, puisqu’en mai 2017 ou encore en janvier dernier, notre rédaction relayait déjà l’information. « Par cette plainte, la ville de Baillargues tente de nous dissuader de toute nouvelle action. À ce jour, nous souhaitons être poursuivis et jugés pour ça. Nous assumons nos responsabilités et il serait judicieux que le maire de Baillargues, Jean-Luc Meissonnier, en fasse de même. Surtout quand il installe des ralentisseurs, non conformes aux normes, que ce soit par la hauteur, la pente ou encore le revêtement utilisé », témoigne Jean-Michel Sénéchal, précisant avoir saisi Philippe Saurel, le maire et président de la métropole de Montpellier, compétente pour la voirie.

« Je préfère un motard en colère, que des parents en pleurs »

Joint par notre rédaction, le maire de Baillargues parle d’une action dirigée par son opposition, puisque selon lui, un élu du parti socialiste a été reconnu sur le camion de l’association, jubilant et filmant l’action. « J’ai moi-même été motard et les dos-d’âne ne m’ont jamais empêché de circuler. Je préfère quelqu’un qui gueule pour avoir cassé ses amortisseurs, que des parents qui pleurent leur enfant », explique Jean-Luc Meissonnier, en rappelant qu’à l’époque, les automobilistes traversaient le centre-ville à vive allure, « pour éviter les bouchons de la nationale 113 et gagner quelques secondes sur leur trajet ».

Et le maire de Baillargues d’ajouter : « Je reconnais que c’est chiant ! À Baillargues, nous avons d’un côté le collège et de l’autre, le primaire. J’ai dû prendre les mesures nécessaires pour faire baisser naturellement la vitesse et garantir la sécurité des enfants de Baillargues et des communes voisines », visiblement agacé par ces plaignants qui n’habitent pas à Baillargues.

La FFMC voit autrement

De son côté, le coordinateur de la FFMC dans l’Hérault, ne voit pas les choses de la même façon : « C’est Baillargues comme ça aurait pu être une autre ville. Mais là, nous sommes face à un maire persévérant, qui installe des ralentisseurs hors normes et même très dangereux, puisque enviés et faits de pavés, ils provoquent une perte d’adhérence et rendent tout freinage inefficace ».

Pour l’instant, le procureur de la République de Montpellier n’a pas encore tranché, depuis la réception de la plainte contre X. Mais ce qui est sûr, du côté de la FFMC, c’est que nous n’avons pas encore fini d’en entendre parler. À suivre.

5 Comments

  1. Résidant de Baillargues, je ne peux qu’être d’accord avec les motards. trop c’est trop. Certains peuvent être replacer par des « ceder le passage ». Et puis, il y a une police municipale. A quoi elle sert??????? peut être qu’un peu de répression serait plus dissuasif que d’empêcher les Baillarguois de circuler sereinement dans leur ville.

  2. Dans le meilleurs des cas : constatation d huissier + rappel à loi +mise à la norme obligatoire + frais de justice, allez go FFMC/FEMA
    Dans le pire des cas :un elu qui peut être poursuivit pénalement pour homicide involontaire car la négligence avec une telle déclaration ….en cas de deces sur un ralentisseur hors normes .

  3. ! oui se sont de VRAIS CASSE-GUEULES, même pour les vélos Comment ses administrés peuvent accepter  » çà  » Car ce maire a plein de phobies !!!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *