Crédit immobilier à Montpellier-Pérols : 6 000 clients arnaqués

Quelque 6 000 clients ont été floués dans la région, dont de nombreux particuliers domiciliés à Montpellier, en voulant renégocier leur crédit immobilier auprès d’une société  basée à Pérols, au sud de Montpellier. Ils ont fait une confiance aveugle à une entreprise qui proposait de gagner de l’argent sur le dos des banquiers. Mais, c’était une arnaque et au final, il ont perdu des milliers d’euros. Le préjudice global est très élevé.

2 700 € minimum à verser

Cette société implantée dans une zone commerciale de Périols proposait de renégocier les taux d’emprunt immobilier en profitant de prétendues erreurs commises par les banques dans la fixation du taux effectif global, le TEG. Contre 2 700 € au minimum, cette entreprise s’engageait à vérifier « mathématiquement » le TEG et à faire étudier le projet par un cabinet d’avocats ayant pignon sur rue, à Montpellier.

Procès perdus

Entre 2013 et 2016, cette société avait ainsi promis de faire gagner neuf procès sur dix et avait annoncé aux clients de leur rembourser les frais d’avocats, si le procès était perdu, grâce à son assureur. Mais, en 2016, des centaines de clients ont perdu leur procès contre leur banque et l’assureur a alors refusé de les indemniser. Et pour cause : ce cabinet d’assurance et de garantie n’avait signé aucun contrat avec les gérants de cette entreprise. Elle portait plainte pour escroquerie.

Avalanche de plaintes

Le responsable de la société de Pérols se retournait,à son tour contre la compagnie d’assurance en saisissant le procureur de la République de Montpellier ! Bien entendu, les clients arnaqués ont déposé plainte dans la foulée, après avoir découvert la supercherie. Une avalanche de plaintes qui donne lieu, actuellement à une enquête judiciaire.

Des centaines de clients à qui on avait notamment promis 43’000 euros d’économies n’ont rien vu venir, mais, en revanche, ont perdu 16’000 €. Depuis, ils ne décolèrent pas, d’autant que la société de Pérols a été mise en liquidation judiciaire en décembre dernier. Quatre mois après, l’enquête ne progresse pas et ils voient s’éloigner le pactole promis.

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