Bédarieux : l’ex-flic Michel de Roy à la quinzaine du polar

La quinzaine du polar, à Bédarieux, au nord de Béziers qui a été inaugurée mardi soir se déroule jusqu’au samedi 14 avril, notamment à la médiathèque Max Rouquette. De nombreux évènements rythment cette quinzaine du polar, organisée en partenariat avec la vie associative, le Ciné 3 et la librairie Joie de Connaître. Parmi les écrivains de romans policiers, on retrouvera l’ex-flic gardois, Michel de Roy.

Pour Catherine Audrain, la directrice de la médiathèque Max Rouquette, le roman policier n’est plus considéré comme de la sous-littérature : «Le polar se décline à l’infini : énigme, suspense, roman noir, thrillers politiques, cyberdrames, polars psychologiques, exotiques, historiques et aborde tous les aspects de la vie. C’est un véritable reflet de la société avec des histoires qui racontent le monde, l’éclairent et le rendent intelligible » .

Le top départ de cette manifestation a donc été donné mardi à 18h avec le vernissage de l’exposition photo préparé par «Objectif Image ». L’association invite les lecteurs à une visite énigmatique de Bédarieux, grâce à de nombreux clichés pris sur le territoire : nuit, ambiance étrange, silhouette inquiétante, objets du parfait criminel… Bref des images dignes des meilleurs polars.

Conférence du légiste Laurent Boismenu

Tout au long de cette quinzaine, des rencontres originales sont programmées, comme la rencontre avec Franck Bouysse, auteur de polar lauréat du prix polar SNCF 2017, Michel de Roy qui a aussi obtenu plusieurs prix littéraires, dont celui du Prix du Quai des Orfèvres, les démonstrations maquillage plus vraies que nature des maquilleuses professionnelles de l’école européenne de Narbonne; la conférence de Laurent Boismenu, médecin légiste à l’Institut médico-légal du CHU Lapeyronie à Montpellier, qui dévoilera diverses facettes de son métier. Un rendez-vous à ne pas manquer avec Laurent Boismenu, dont les interventions sur le sujet sont toujours passionnantes et enrichissantes.

Cinéma, théâtre, sessions de jeux et lecture

Côté cinéma, une programmation adaptée à tous les âges est proposée : «Agatha, ma voisine détective» pour les plus petits, «Le crime de l’Orient Express» et «Le doulos» pour les plus grands. Sans oublier, le club lecture spécial polar, du théâtre, des sessions de jeux…Une quinzaine sang pour sang polar à ne pas manquer pour les amateurs.

Michel De Roy, ex-policier, écrivain, sera présent ce samedi, à la médiathèque où il présentera ses livres et répondra à toutes les questions, de 10h à 13h30. Une séance de dédicace ponctuera cette réunion conviviale. « Venez nombreux, car à cette occasion, j’offrirai l’un de mes polars à chaque visiteur le désirant », annonce Michel de Roy.

« Le cadavre dans l’ascenseur » à Sète

En 1985, alors policier à la « crim » de Nîmes, Michel de Roy publie son premier roman, Sûreté Urbaine -justement, le service dans lequel il travaillait à l’époque- et séduit le jury du renommé Prix du Quai des Orfèvres. Par la suite, rien n’arrêtera l’enquêteur de la police nationale, y compris quand il a pris sa retraite, ce qui lui offre beaucoup plus de temps à écrire, que lorsqu’il était en activité. À ce jour, Michel de Roy a publié près de quarante livres, dont le titre du dernier en date, « Le cadavre dans l’ascenseur » qui vient de sortir, met la salive à la bouche.

Son 39ème polar se déroule à Sète. Michel de Roy reste fidèle à ses récits pleins d’intrigues, de rebondissements et de suspenses, jusqu’à la chute spectaculaire synonyme de l’élucidation inattendue, en racontant des histoires criminelles qui ont toujours pour cadre le département de l’Hérault et du Gard, le plus souvent à Montpellier, comme dans « Sévices compris », son 36ème ouvrage.

On sent bien à travers les récits que l’ex-flic s’est inspiré d’affaires retentissantes et d’autres qui le furent moins, qu’il a eues à traiter quand il était à la « crim » à Nîmes, dans les années 80, mais, comme Michel de Roy se plaît à le rappeler aux lecteurs en préambule, « toute ressemblance avec des personnages ou des événements ayant réellement existé ne serait que pure coïncidence ». D’ailleurs, nombre de personnages obscurs et ambigus qui sont le fil conducteur des romans de l’auteur ne risquent de ne pas se reconnaître, puisque certains, proches de la pègre gardoise et marseillaise ont mystérieusement disparu, d’autres ont fini sous les balles.

>> Pratique. Michel de Roy, « Le cadavre dans l’ascenseur », roman policier aux éditions de l’Enclave, 240 pages, 18€. Ce samedi en séance de dédicace médiathèque Max Rouquette, à Bédarieux, de 10h à 13h30.

Quinzaine du polar de Bédarieux : https://www.bedarieux.fr/Actualites/Culture/Festival-Au-coin-de-la…/

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