Montpellier : rues « du Coupe-gorge », « des Pickpockets » et du « Harcèlement » !

Une action inattendue des militants de Génération Identitaire de Montpellier ne passe pas inaperçue, ce lundi de Pâques : ils ont rebaptisé « cinq rues de l’insécurité », situées entre la place de la Comédie et la gare SNCF Saint-Roch.

Ils ont vissé des plaques aux couleurs de la Ville de Montpellier -bleu et blanc-, logo officiel compris, sur des façades des immeubles. La rue Jules Ferry s’appelle désormais « rue du Harcèlement », la rue de Verdun, la « rue des Violences gratuites », la rue Maguelone, « la rue de l’Agression sexuelle », la rue Joffre, « la rue des Pickpockets » et la rue de la République, « la rue du Coupe-gorge » !

Si cette opération spectaculaire avait été conduite hier, on aurait cru à un Poisson d’avril. Que nenni : les photos expédiées ce soir à la rédaction de Métropolitain attestent que ce n’est pas un canular digne d’un 1er avril. Le choix de rebaptiser -illégalement- ces artères dans ce quartier n’a pas été fait au hasard.

Génération Identitaire a relevé dans la chronique quotidienne des faits-divers, que ces rues étaient le théâtre d’agressions crapuleuses, de rackets et de vols avec violences. Reste que ces nouvelles dénominations particulières devraient être éphémères.

Créé il y a six ans

Génération Identitaire est un mouvement politique de jeunesse qui rassemble des garçons et des filles à travers toute l’Europe. Il a été fondé en septembre 2012. « Nous sommes la jeunesse en mouvement. Créative, fière, insolente et rebelle, la Génération Identitaire est l’avant-garde de la jeunesse debout », indique un responsable de ce groupe, connu pour avoir mené des actions qualifiées de violentes.

Une alarme portative anti-agression

Des militants de Génération Identité d’ici ont déjà réalisé une opération, il y a une quinzaine de jours, devant la gare SNCF Saint-Roch, où ils avaient installé un stand pour distribuer des alarmes portatives anti-agression, destinées aux femmes en danger, mais qui ont intéressé des agents de la SNCF.

Il ne s’agit pas d’un gadget : cette alarme portative se déclenche en enlevant une goupille. Elle émet un son de 130 décibels qui déstabilise le ou les agresseurs, alerte les passants et provoque de la douleur. Un dispositif qui a séduit et qui s’est littéralement arraché : les trente alarmes anti-agression ont été distribuées à des mères de famille et donc à des cheminots en l’espace de deux heures.

Une « rue de l’Agression sexuelle ». Photo Métropolitain.
Une « rue du Coupe-gorge ». Photo Métropolitain.
Une « rue du Harcèlement ». Photo Métropolitain.
Le stand de distribution des alarmes portatives anti-agression devant la gare SNCF Saint-Roch, à Montpellier. Photo Métropolitain.

 

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