Montpellier : la police municipale disperse des regroupements illégaux

Des signalements récurrents sont adressés à la mairie de Montpellier et à la police municipale de la part de nombreux locataires des résidences, des immeubles et des tours de la cité des Cévennes, se plaignant de regroupements de jeunes, en général des adolescents, dans les halls et les cages d’escaliers.

Il faut savoir qu’un attroupement de plusieurs heures entraînant l’occupation des parties communes d’un immeuble -hall, cage d’escalier, caves- par plusieurs personnes entravant délibérément la libre circulation des occupants ou le bon fonctionnement des dispositifs de sécurité -exemple, des portes bloquées- est interdit par la loi.

« Ils fument des joints de shit »

« Tous les soirs, des jeunes sont assis dans les halls et sur les escaliers, interdisant souvent l’accès aux ascenseurs, où, alors qu’ils sont la plupart mineurs ne se gênent pas pour fumer des joints de shit. Et si vous vous permettez de leur faire une réflexion, ça ne leur plaît pas et on se fait insulter copieusement. Ils jouent les seigneurs de la cité, ils se disent intouchables », témoigne un père de famille, qui en a vraiment ras le bol, à l’instar de nombreux autres parents.

Les doléances des résidents sont prises en compte par la Ville de Montpellier. Mardi, entre 18h et 20h30, des équipages de la police municipale ont débarqué dans les immeubles et les tours. Des regroupements de jeunes, tels que la loi prohibe ont été surpris et ont fait l’objet de contrôles d’identité et de vérifications poussées. Ces groupes ont été dispersés illico.

Deux interpellations

La fouille des individus, dont certains étaient extérieurs à la cité des Cévennes a débouché sur deux interpellations, dont une pour détention de cocaïne. Tous deux ont été transférés au commissariat central et remis aux policiers de la Sécurité publique. Les procédures judiciaires ont été transmises au procureur de la République de Montpellier.

La mairie et la police municipale préviennent : ce genre d’opération sera renouvelé à l’avenir dans toutes les cités de Montpellier, où des plaintes d’habitants et de gardiens d’immeubles sont quasi-quotidiennes.

En cas d’attroupement, vous devez le signaler :

  • à votre gardien d’immeuble, qui le signalera ensuite au propriétaire de l’immeuble,
  • et/ou à votre syndic, si l’immeuble est en copropriété.

Le propriétaire de l’immeuble ou le syndic pourra ensuite prévenir la police nationale, via le 17, le numéro d’urgence, la police municipale ou la gendarmerie, en zone périurbaine et rurale.

Il faut savoir qu’un attroupement dans un hall, une cage d’escalier et des caves est puni jusqu’à :

  • 2 mois de prison
  • et 3 750 € d’amende.

Lorsque l’infraction est accompagnée de violences ou de menaces, cette sanction est portée jusqu’à :

  • 6 mois de prison
  • et 7 500 € d’amende.

Les personnes coupables de ces infractions peuvent également encourir une peine de travail d’intérêt général.

2 Comments

  1. En espérant que le travail de la police soit suivie et que ce soit puni parce que si la police fait son boulot et que ça reste sans suite forcément ils disent qu ils sont intouchables

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