Rédaction, ventes, publicité, finances : Midi Libre n’est pas au top

Quelle est la santé du quotidien régional Midi Libre ? Le compte-rendu du dernier comité d’entreprise, que Métropolitain s’est procuré, montre que le journal est malade, à tous les niveaux : ventes, finances, publicité, ligne éditoriale, contenu et équipes rédactionnelles. Les journalistes sont démoralisés et démotivés. Le malaise est réel, à l’heure où le directeur de la rédaction, Philippe Palat est remplacé. Long décryptage venu de l’intérieur.

Le dernier comité d’entreprise en date, mi-décembre dernier a été l’occasion de présenter le rapport Secafi sur la politique sociale et les orientations stratégiques. Eric Moralès et Henri Kunakovitch  du cabinet d’expertises Secafi ont indiqué que 2016 avait été un bon exercice, mais que la dégradation significative observée sur les recettes publicitaires n’était pas anticipée et serait répercutée en terme de résultat, au au niveau de Midi Libre. Le rapport 2017 se penche sur la compréhension des résultats 2017 donc de l’atterrissage de l’exercice, avec un focus sur l’avancement des résultat du pôle au regard du business plan “Top 14”. Les deux experts regrettent toujours en préambule que leur intervention s’est déroulée selon “un mode dégradé relatif au niveau d’informations transmises, en rupture par rapport à nos habitudes historique au point de vue de la quantité de la documentation et d’un point de vue des délais de réception de ceux-ci.”

Claire Charbonnel (direction Midi Libre) répond qu’elle note, “que la qualité des informations n’est pas remise en cause. Il y a une vraie volonté d’être transparent sur les sujets que l’on aborde, ils sont trop importants pour que l’on puisse user de faux fuyants. Il n’y a pas de souci de fond, de transparence, c’est important qu’on se le dise. Pour les délais, c’est forcément un sujet qui est partagé, on est dans ces périodes en pleine préparation budgétaire et sur des exercices compliqués.”. Philippe Dalgues (publicité)  fait remarquer qu’il manque certains éléments, habituellement simples à récupérer : le taux d’attrition , le taux de perte des nouveaux abonnés, ce sont des choses qui se font au fil de l’eau.

Jacques Vernette (DRH Midi Libre) répond qu’encore faut-il avoir le temps de prendre l’information et de l’envoyer. Parallèlement, il y a eu le lancement de Shipo, l’absence d’Anne Mazeran, qui ont rendu la collecte d’info plus compliquée.

Diffusion print . Sans surprise l’orientation est toujours à la baisse, elle est persistante, et surtout elle est générale à l’ensemble du groupe Journaux du Midi et du groupe la Dépêche du Midi. Cette baisse de la diffusion est perceptible au niveau des abonnements. C’est une rupture puisque les abonnements non seulement étaient inscrits dans le plan du Top 14 en stabilité et on les observait aussi en stabilité jusqu’à présent. -1,1% sur l’édition semaine, et -0,5% sur l’édition du dimanche c’était lors de l’exercice précédent. Cette année on est plutôt sur -2,9% en semaine, et -1,8% sur l’édition dimanche. Une tendance générale aux Journaux Du Midi avec une tendance à -2,6% semaine et -1,4% pour le dimanche. Elle est perceptible également au sein du groupe Dépêche Du Midi -2,4% semaine et -0,1% dimanche. Cela renvoie à une préoccupation qui est celle de l’évolution du recrutement des abonnés, aux moyens engagés pour soutenir les forces de ventes, les prestataires et les prospecteurs. D’autre part, la carte Pass Club, mise en place repose sur une économie financière de l’adhérent. C’est un argument, mais il ne faut pas renoncer dans la volonté d’aller chercher des nouveaux abonnés, Le troisième élément est d’avantage lié à des réflexions de commercialisation comme le parrainage, la politique tarifaire différenciée c’est à dire une offre semaine, une offre week-end, l’utilisation des correspondants pour commercialiser des abonnements… Mais, on observe que ces réflexions tardent à voir le jour et ne sont pas mises en oeuvre.

Vente au numéro en chute

Sur la vente au numéro la chute est encore plus persistante, aux Journaux Du Midi et au titre Dépêche. Sur des contractions entre 8 et 9 %, la moitié relève de la diminution des points de ventes. On peut légitimement se poser la question de savoir quels sont les moyens qui sont engagés pour soutenir les dépositaires. On peut aussi observer que l’augmentation récente en semaine de 1,10 à 1,20 euro et de 1,80 à 1,90€ le dimanche, n’ira pas dans le sens d’un soutien à la vente aux numéros.

Philippe Dalgues indique que sur la vente au numéro et lors des deux dernières années les budgets de remplacement des PLV (plan marketing) étaient proches de zéro, qu’on se retrouve aujourd’hui avec une force de vente hyper réduite, plus en phase avec ce qui se passe sur le terrain. Claire Charbonnel observe qu’il faut mettre ces éléments en perspective, “avoir une vision de marché”. Elle est d’une tendance baissière sur les ventes au numéro, les journaux Midi Libre ou d’autres la partagent avec l’ensemble de la presse quotidienne et particulièrement avec la presse du sud. “On connait les difficultés des diffuseurs, on connait la tendance de la baisse de la vente au numéro et il est clair que l’on doit placer nos ressources là où elles sont le plus efficaces. Il n’est pas question d’abandonner un pouce du territoire, il est question de mettre les efforts là où ils sont le plus payants. Le groupe considère depuis plusieurs années qu’il faut les mettre sur les abonnements. Il y a une force de vente qui est en région, il y a sept personnes qui sont sur la couverture du territoire ce qui est un bon niveau quand je le compare avec d’autres titres de presse, et qui doivent avoir une vision globale de conquête entre la vente au numéro et les abonnements. C’est une stratégie qui s’inscrit dans une réalité de marché ».

Philippe Dalgues indique que ces moyens sont en place depuis plusieurs années. Mais, si l’on créé des grands comptes pour récupérer de l’abonnement , ça sera la sixième tentative, et toutes ces tentatives se sont soldées par des échecs. La dernière tentative remonte à trois ans en arrière.

Guy Trubuil  (rédaction de Midi Libre) demande ce qui est prévu pour 2018, car l’augmentation de prix va se traduire à nouveau par une dégradation de la diffusion et notamment de la vente au numéro : « Comment voyez-vous les choses, y aura t-il vraiment un effort ? ».

Claire Charbonnel  répond que “la stratégie est de favoriser les abonnements car cela permet de fidéliser des gens qui sont des lecteurs occasionnels, donc la stratégie “un” c’est l’abonnement, et c’est de résister sur toutes nos formes de chiffres d’affaires. La résistance vaut pour le réseaux avec une efficacité qui doit être mesurée. Il y a encore de la PLV dans le réseaux, il y a une belle présence de la marque dans beaucoup d’endroits, je trouve que c’est frappant quand on arrive à Midi Libre.”

Philippe Dalgues regrette qu’elle ne soit plus entretenue. Claire Charbonnel  répond qu’elle s’inscrit en faux sur ce sujet : “Je pense que les personnes qui travaillent sur le terrain tous les jours, n’aimeraient pas forcément entendre ça. On mettra nos forces là où elles seront les plus pertinentes. Il y a une priorité à l’abonnement qui est confirmé. Même si 2017 est une année qui est décevante de ce point de vue là, il faut continuer, et l’ambition 2018 c’est de maintenir nos abonnements, en tous cas de repartir en conquête. Je partage au moins un point avec vous, c’est qu’on a besoin d’une exposition du titre, c’est à dire que le titre doit être présent pour être connu. Les grands comptes peuvent être l’occasion de mettre en main, la présence dans un café peut être une raison de mettre en main, il peut y avoir des choses à teste ».

« Un tue la vente » dans les cafés ?

Philippe Dalgues rappelle que la présence dans les cafés est un ‘tue la vente”, depuis toujours. Claire Charbonnel insiste qu’Projets Racine et « Le Brief »

Diffusion numérique. La Secafi souligne deux initiatives. Le projet Racine, qui devait éclore lors de l’exercice précédent, mais un partenaire est venu se greffer au projet pour amener davantage d’intensité à l’application dans son développement. Elle devrait voir le jour autour de l’été prochain. il s’agit donc d’un projet communautaire, d’abord centré et focalisé sur la ville de Montpellier. La deuxième initiative, c’est un projet dénommé “ Le Brief by Midi Libre”, davantage centré sur l’actualité avec une population plus jeune, primo accédant à la lecture. C’est un projet qui devrait être lancé au cours de l’exercice 2018.
Pour finir sur la diffusion, on observe qu’il y a des agences qui apparaissent plus particulièrement en souffrance à fin octobre 2017, il s’agit des agences de Narbonne, Carcassonne, Béziers et Montpellier avec des statistiques qui dépassent les – 6%, alors que la moyenne pour des zones d’éditions, L’Indépendant et Centre Presse compris, se situent autour de -5.4%. Pour ces quatre zones on est bien au-delà de la moyenne du pôle. Pour trois d’entres elles, il s’agit de problématiques davantage liées à la vente au numéro, Narbonne, Béziers, Montpellier. S’agissant de Carcassonne c’est davantage une problématique liée aux abonnements. Les agences de Narbonne et de Carcassonne ont été fermées depuis.

Cathy Rocher  s’étonne des résultats de Béziers, l’une des éditions qui marche le mieux. Marc Heim  note que c’est une édition qui marche très bien au niveau de l’abonnement. En revanche, il y aurait une réaction de rejet de la part de la population biterroise, par rapport à la couverture de l’actualité municipale :  “Le maire de Béziers a été élu à plus de 50%, il y a une réaction un peu épidermique au fait d’être attaqué par le journal. Et puis quand on regarde les résultats de la diffusion estivale, c’est une véritable dégradation. On a une population l’été qui arrive et qui n’est plus lectrice ».

Eric Moralès relève que quelques éditions résistent plutôt bien, Lodève à -4.3%, et Rodez à -4.1%. L’édition Lozère, Narbonne, Gard et Nîmes qui résistaient sur les abonnements sur les douze mois glissants, ont en revanche un taux qui se dégrade sur le mois d’octobre 2017.

Guy Trubuil  rappelle que concernant Narbonne c’est assez logique après la fermeture de l’agence et les efforts qui avaient été faits en terme de recrutement d’abonnés en 2016.  Claire Charbonnel remarque que globalement c’est un phénomène national , c’est les zones plus rurales résistent mieux que les zones plus urbaines. Eric Moralès indique enfin que l’érosion de la diffusion ne profite pas aux titres en concurrence.

Baisse sévère de la publicité

Ventes publicité. Midi Média avait pour objectif de maintenir son chiffre d’affaires en 2017. Elle y parvient mais avec des produits générant des taux de marge plus faible. Le segment de la vente de publicité commerciale, hors institutionnels, enregistre une baisse sévère de – 8,7% avec deux éléments explicatifs, le premier lié à la création de l’Agence en cours d’année, au printemps 2017 et le deuxième lié au manque de ressources commerciales avec sept postes vacants au cours du mois de juillet. Sur le segment des institutionnels la chute est encore plus sévère avec -12% sur le Print et -20% sur Internet. C’est un segment qui est à la main de la direction. À noter le beau succès sur les nouveaux produits internet qui ont été multipliés par 2,2 au cours de l’exercice 2017. Une évolution bien supérieure à celle qui était budgétée. Ces succès sont liés à une incitation financière particulièrement motivante dans la politique de développement de ces nouveaux produits. Les produits Web plus traditionnels, ceux liés à la publicité du site éditeur, pour le cas présent chutent de 25 %. C’est dommageable en terme de contribution puisque les niveaux de marge sur le site historique sont plus forts.

Guy Trubuil demande si ce décrochage de pub sur le site est une spécificité de Midi Libre. Eric Moralès précise que l’objectif de l’Agence était bien entendu de développer le segment des grands comptes mais on peut observer un retard dans l’atteinte des objectifs à hauteur de -7,3% selon les données à fin novembre 2017. Le dernier élément positif est lié à l’activité événementiel, dont on observe une évolution favorable sur l’exercice, quasiment un doublement du niveau d’activité.  Claire Charbonnel précise qu’il s’agit d’une belle année avec des opérations sur mesure, comme le salon de l’auto, les biennales… Ces opérations permettent d’atteindre un chiffre d’affaires en phase avec le souhait du développement du groupe.

Sur le marché de la publicité, Claire Charbonnel estime que la croissance du marché est confisquée par les GAFA. “Google, Facebook etc… ont pris l’essentiel de la croissance publicitaire de 2017. Il y a une accélération de l’évolution des marchés, que ce soit en terme de diffusion ou en terme de comportements des annonceurs, et donc la stratégie c’est de suivre, de répondre et d’anticiper les demandes des annonceurs. C’est la stratégie de l’Agence, dont le fonctionnement se met en place : il faut que j’apporte à mes annonceurs, pour les garder, du conseil. Je dois non seulement leur vendre de la PQR, de la régie mais aussi leur vendre un supplément, mais aussi les inscrire à un salon, mais aussi leur vendre de l’audience et des réseaux sociaux sur Facebook. Ca veut dire qu’on continue à vendre le produit mais d’abord on essaye de garder les clients en développant le conseil. Le succès des nouveaux produits est un signe que l’on est crédible pour aller chercher du chiffre d’affaires chez nos clients, chez nos annonceurs. Après, d’un point de vue plus conjoncturel il y a une contre performance de la régie qui est indéniable , il y a un “trou d’air”. Cette contre performance s’atténue et en fin d’année on a des chiffres par rapport à la profession qui sont meilleurs. Il y a eu des recrutements à la fois qualitatif et quantitatif. C’est un effort continuel car il y a du renouvellement sur ces postes là. Ça nous permet d’être plus optimiste sur 2018.

Un nouveau site Web

Cathy Rocher  demande si, cette année, il est prévu de revenir sur la stratégie du payant sur Internet.  Claire Charbonnel répond que la stratégie est claire sur le numérique : c’est un triptyque que l’on appelle ADA : Audiences, Datas, Abonnements. Cela veut dire qu’il faut commencer par avoir de l’audience pour qu’on puisse avoir de la data. Et quand vous connaissez vos internautes avec de la data, vous pouvez leur vendre de l’abonnement. C’est le mécanisme que l’on peut observer dans des titres qui sont très forts la dessus. Dans les modalités, vous savez qu’on va changer de CMS, l’outil de gestion des contenus Web, on va changer d’application, et on va donc changer aussi de site Web, au cours de 2018 pour Midi Libre.
Cathy Rocher   demande si la politique commerciale vis à vis des abonnés va changer. Claire Charbonnel indique qu’il n’est pas prévu de changement de tarif à ce jour. Ce sont des sujets qui nécessitent un réglage fin pour arriver d’abord à qualifier nos internautes et ensuite leurs proposer des produits payants plus affinés.

Les effectifs . Eric Moralès note que 2017 est marqué par une stabilisation des effectifs . L’effectif CDI opérationnel est en légère progression sur 2017, à hauteur de + 2 personnes, et + 6 par rapport au budget . Ce qui veut dire que le budget était inscrit à la baisse. La direction des ventes se renforce en événementiel avec des recrutements extérieurs, les abonnements également avec un transfert de Midi Média, le service RH également, la direction financière avec le contrôle de gestion est pénalisée par des absences longues durées, la rédaction s’accroît de 2 équivalent temps plein mais il s’agit de retour d’absence de longue durée.

Pour 2017 on note également une structuration du pôle mag, une démarche qui avait été initiée lors de l’exercice 2016 mais qui est arrivée à son terme au cours du début de l’exercice 2017. Il est donc composé de 2 rédacteurs et d’une commerciale et ce de façon autonome. On peut aussi évoquer le renforcement des pigistes depuis septembre 2017 notamment pour soutenir l’édition dominicale et les pages magazine de l’édition dominicale. Le dernier élément est lié à la décroissance du volume de CDD monté à des niveaux très élevé lors de 2016, 38 personnes en moyenne sur l’exercice. Cet effectif s’était déjà réduit de 7 personnes à la fin septembre 2017, notamment avec certaines titularisations mais aussi la fin de l’expérience narbonnaise (4 CDD).

Jacques Vernette  fait remarquer que cette lecture mélange les postes et les personnes qui y sont affectées. Une personne de Narbonne a été reprise ensuite à Millau. On parle d’individu, mais ce n’est pas une augmentation de l’effectif. La fin de l’expérience narbonnaise s’est traduite par l’arrêt de 4 CDD. Comme on a besoin de CDD, notamment pour des aspects de mi-temps thérapeutique à Millau, on est amené à reprendre une personne. Eric Moralès précise que le nombre de CDD devrait encore être diminué d’ici la fin de l’année. On évoque le Gard, l’agglomération de Montpellier, la pagination, les sports au siège du Mas de Grille et le desk print. Jacques Vernette souhaite ajouter qu’à la fin septembre, une personne a été titularisée au Desk Internet, les 4 CDD de Narbonne ont été arrêtés, un contrat a été arrêté à Millau compte tenu de l’arrivée d’un CDI venant de Centre Presse. L’autre CDD est à attribuer à la mutualisation des pages villages Gard. Sur le dernier trimestre, on a effectivement en prévision la diminution d’un CDD aux sports, de 3 CDD au plateau actu au desk print et au desk web, et on a effectivement une titularisation confirmée à Mende. La diminution sur la première phase est de 7, de 5 sur la deuxième. Cathy Rocher demande où sont affectés les 3 CDI ?  Jacques Vernette répond qu’il s’agit du desk Internet, de Mende et de Millau.  Eric Moralès indique qu’aujourd’hui, on arrive au bout de la démarche d’optimisation des effectifs.

Claire Charbonnel  répond que l’on n’est pas au bout des processus, on n’est pas au bout de Nouveau Monde, et on voit suffisament la baisse des chiffres d’affaires pour se dire ensemble qu’on ne va pas rendre nos charges encore plus fixes. On doit avoir un effort continue sur nos charges. Concrètement ça veut dire que sur les pages villages, Nouveau Monde n’est pas achevé et que l’on doit être plus productif sur la fabrication des pages villages.  Guy Trubuil fait observer que jusqu’à présent l’expérience montre qu’il n’y a pas de gains de productivité. Claire Charbonnel indique que c’est pour ça que c’est un point de réserve.  Eric Moralès rappelle que le CDI évoqué dans le Gard est lié à l’optimisation des pages villages qui a été faite entre les agences de Nimes, Bagnols et Alès. On peut observer par exemple que l’agence avait fait l’objet d’une très forte optimisation lors de l’exercice précédent où l’on avait pu relever la baisse de 6 CDI sur cet exercice.

Numérique. Eric Moralès rappelle que face à l’évolution des modes de consommation associés, à présent davantage orientés vers les médias numériques, un certain nombres d’actions sont déjà réalisées dans le groupe. Pour le desk numérique avec la consolidation du poste de community manager qui sortait d’un contrat professionnel, une titularisation dans le service internet et la réorganisation du desk print plateau actu et desk internet qui s’inscrit également dans cette logique. Un certain nombre de déploiements sont en cours et deviendront davantage opérationnels à compter de la mi-2018. Des cheminements mènent à un développement des métiers numériques, c’est une réalité. La sensibilisation faite en Scandinavie avec la visite de certain nombre de rédactions qui concourent à évoluer vers des thématiques comme le web first participe à cette réflexion. La Voix Du Nord a basculé sur ce type de fonctionnement. Ce type de mutations lourdes et structurantes pour l’entreprise nécessite d’avoir une approche collective parce qu’elle permet de partager un diagnostic sur le projet d’évolution. Le deuxième intérêt est de commencer à travailler des projections en terme de volumétrie, de définir un certain nombre de compétences et de besoins en compétences.

La corrélation entre les deux permettant des mutations avec des moyens de formation pour faire évoluer les parcours professionnels. Le troisième élément qui n’est pas le moindre est lié à l’adhésion des salariés au travers un projet et une vision partagée, que les salariés soient partie prenante de cette démarche. Tout cela se concentre dans l’ouverture d’une négociation GPEC qui nous apparaît aujourd’hui être adaptée à la problématique de la rédaction de Midi Libre. (GPEC = Gestion Prévisionnel des Emplois et des Compétences).

Jacques Vernette  indique que, « la  démarche visant à essayer de se projeter sur l’évolution de nos prévisionnels, de nos emplois et de l’évolution des compétences nécessaires pour assurer l’employabilité des salariés a déjà été mise en oeuvre. En amont il y a eu la formation de photographes qui ne se sont pas toutes soldées par un succès pour qu’ils deviennent rédacteurs mais sur lequel on a eu des situations de succès. Dans tous les cas l’entreprise a engagé des moyens importants sur le sujet. De la même façon, quand on a voulu faire migrer nos rédactions du print vers le web, on a engagé une démarche de formation systématique, site par site. On a mis en place toute une organisation liée à ces formations-là et formalisée par un accord. Plus récemment, la migration progressive que l’on a eu au sein du service promotion vers l’événementiel qui a été une réalité puisqu’il y a quatre ans la totalité du service promotion de Midi Libre était orienté vers la promotion du contenu alors qu’aujourd’hui les équipes sont scindées entre promotion du contenu d’une part et événementiel d’autre part. C’est quelque chose sur lequel des moyens sont à chaque fois mis en oeuvre et qui correspondent à une réalité puisqu’on a des budgets de formations qui restent à Midi Libre relativement importants et significatifs ». Cathy Rocher indique que la GPEC permettrait d’avoir une vision de l’évolution du projet éditorial. Cela permettrait une vision de tous les salariés d’évoluer vers tel ou tel poste. La GPEC permet de se retrouver tous autour d’une table et de discuter de tout ça. Jacques Vernette estime qu’il faut distinguer les éléments de fond, des évolutions de fond, sur lesquels on peut être en capacité, dans le cadre d’une démarche de réflexion de donner des orientations, de voir comment les choses peuvent évoluer. Ensuite il y a des évolutions qui ont un caractère beaucoup plus ponctuel. La mutualisation des actions des différentes composantes de la rédaction avec le print, le Web et le plateau Actu ne serait pas très lisible dans un projet d’évolution GPEC. Eric Moralès relève que l’intérêt d’une démarche GPEC, c’est aussi de donner une perspective commune et peut être de donner une certaine dynamique. Jacques Vernette répond que, « le revers de la médaille, ce dont on souffre le plus dans notre secteur d’activité, c’est la capacité à anticiper l’évolution future. En deux ans, on voit bien les écarts que nous avons entre les prévisions et les réalisations. Quand il y a des évolutions qui viennent remettre en cause ce à quoi on a pu penser, ça peut avoir un effet déceptif. Ce n’est pas que vertueux ».

« Évolutions pour supprimer des postes »

Guy Trubuil  estime que la GPEC peut être un outil vraiment pertinent. Par rapport à tout ce qui peut être envisager dans le cadre de ce qui est présenté là, on est vraiment sur une mutation profonde et des changements d’habitudes, l’apparition de nouveaux métiers, qui a son avis mériterait qu’il y ait un projet collectif, bâti d’une façon paritaire pour essayer que l’adhésion soit la plus large possible. Jacques Vernette  indique qu’il ne dit pas le contraire. Cathy Rocher  et  Thierry Levesque (rédaction Midi Libre) observent que les évolutions sont surtout réfléchies pour supprimer des postes. Jacques Vernette répond qu’il y a une confusion entre deux concepts. Le concept GPEC qui concerne des évolutions plus structurantes, plus marquées et, d’autre part des adaptations d’organisations qui font partie de la vie au quotidien. C’est peut être vécu comme une révolution, mais si aujourd’hui on prend une semaine pour réfléchir sur les tendances de l’évolution de nos métiers, d’apparition de nouveaux métiers, l’évolution de population, la nécessité d’adapter telle et telle population, c’est de l’adaptation, pas des tendances de fond, sur lequel on réfléchit en terme de GPEC. Ce n’est pas dans une démarche de GPEC que vous allez rentrer dans des détails d’organisation telle que la mutualisation des effectifs d’un desk print et d’un desk web.

Claire Charbonnel précise que, « pour autant la vision stratégique existe, prévaut à tout ça. La vision stratégique et l’importance du digital conduit à former, depuis longtemps déjà les journalistes et pas que les journalistes. Cette transformation concerne l’ensemble de l’entreprise. Les piliers de la stratégie sont la préservation du chiffre d’affaires, mais aussi la transformation avec la diversification et évidemment le digital. La stratégie donne la vision et après il y a les démarches que l’on fait pour y parvenir. Il faut aussi de la capacité à s’adapter et à rester évolutif et souple au jour le jour. Parce qu’il y a de grandes orientations mais aussi de nouveaux phénomènes. Qui avait prévu l’explosion de Facebook il y a cinq ans ? ».

Les résultats financiers. Ils sont estimés déficitaires pour l’exercice 2017 à hauteur de -0,7 millions d’euros. Ils subissent une perte importante de chiffre d’affaires sur la diffusion, qui était inscrite à la baisse, mais pas dans les proportions révélées sur l’exercice, et le deuxième effet il est lié à une baisse non anticipé sur la publicité. Ce chiffre d’affaires subit un effet ciseaux important non anticipé dans le budget, il chute de 2,5 millions d’euros sur l’exercice, plus spécifiquement s’agissant du vecteur diffusion, du chiffres d’affaires journaux le retrait est là de 1,9 millions d’euros, ce qui représente -5% par rapport à l’atterrissage, et le budget anticipait une baisse de 3,7%, donc 1,3 point supplémentaire par rapport à ce qui était inscrit au budget. Ce chiffre d’affaires est la résultante de – 7,8% sur la vente aux numéros et d’une baisse de – 1,2% sur la vente des abonnements. L’augmentation récente du mois de décembre n’aura qu’un très faible impact sur la réalisation de 2017.

Le second vecteur, le CA publicité, lui se contracte dans des proportions finalement équivalente à celle de la diffusion c’est à dire 5,1% alors qu’il était inscrit à la hausse dans le budget initial c’est à dire à hauteur de +1,5%. Si l’on compare par rapport à l’exercice précédent, la variation est de -5,1 cette année en 2017, c’était -3,5 lors de l’exercice précédent. Donc il y a bien une accentuation de la décroissance sur le chiffre d’affaires publicité. L’élément positif, c’est l’augmentation du chiffre d’affaires événementiel dans le CA autres, à hauteur de +300’000 euros sur l’exercice 2017. Une progression intéressante. Le second élément, mais c’est plutôt un élément d’information, toujours sur l’événementiel, est lié à la facturation et à la rétrocession qui en est faite à Midi Média, qui se situe autour de 15% et qui correspond notamment aux frais de commercialisation. Pour rappel, le taux de régie sur la publicité est de l’ordre de 30%, mais prend en compte des frais de commercialisation qui sont beaucoup plus lourds qui sont liés à l’activité des régies publicitaires.

Les charges diminuent de 2 millions d’euros sur l’exercice 2017, elles se concentrent principalement sur les coûts directs. Ils se répartissent entre 0,5 million d’euros sur les coûts de distribution et 1,4 million qui sont directement liés eux, aux travaux sous-traités et se répartissent entre 0.9 million d’euros liés aux travaux d’impression et de PAO, 0,7 à la presse et 0,2 à la PAO. Et puis on note ensuite 0,1 million d’euros de contraction sur des achats de suppléments avec les achats de Télé Mag et de Fémina, pour les travaux sous-traités. Pour les frais de personnel, la stabilité de l’effectif se traduit par une stabilité des charges.
On note enfin une augmentation des charges d’exploitation, liée aux frais de de structure à hauteur de +0,6 million d’euros, parmi lesquels 300 000 euros de travaux de rénovation, puis demeure + 100’000 euros d’autres frais généraux, + 100 000 euros de prestations autres, +100 000 euros au titre de la fondation Dépêche. Philippe Dalgues  demande si cela reste identique pour 2018 ? Claire Charbonnel précise que les comptes de 2017 ne sont pas arrêtés. On parle de 300’000 euros de frais de rénovation dont on ne sait pas encore s’ils seront immobilisés ou pas. Il n’y a pas d’évolution majeure de prévue. Il parait plus important de rappeler que les résultats qui sont présentés comprennent des aides au portage. Il faut considérer que les aides au portage ne sont pas forcément pérennes, ce sont des éléments dont il faudra apprendre à se passer un jour, inévitablement les aides aux portages vont disparaître, il est donc important que vous connaissiez le résultat hors aide au portage c’est à dire moins 1,15 million à ce jour estimation 2017 pour Midi Libre.

Guy Trubuil  demande si Midi Libre avait déjà financé la Fondation Dépêche en 2016 ? Eric Moralès répond par la négative. Plus globalement, sur ces frais de structures, en principe on les voyait baisser, parce qu’il y avait des efforts qui étaient faits. Cette années on voit des frais de structure qui augmentent. Il faudra le regarder de plus près sur les comptes clos. Claire Charbonnel  rappelle qu’il faut faire attention à ce que l’on dit. Dans les frais de structure, on va aussi avoir forcément des postes partagés et qui sont des investissements qui sont faits par le groupe. On a des personnes qui s’occupent des abonnements de façon transversale, du marketing, et cela va passer dans les frais de structure.

Eric Moralès reprend l’analyse des comptes au niveau du groupe des Journaux du Midi. La vente de publicité était budgétée à la hausse dans le cadre du budget initial à + 0,4 millions d’euros, mais diminue à hauteur de 1,5 million d’euros. Mais, l’élément marquant sur l’exercice est davantage la baisse de la vente de journaux. C’est quand même le principal foyer de pertes, plus que la vente de publicité.

Claire Charbonnel  note que globalement la baisse du chiffre d’affaires, c’est une baisse du CA de diffusion, avant une baisse du chiffre d’affaires de la publicité. En revanche elle est plus anticipée en terme de diffusion en 2017, et c’est pour ça que l’on parle de contre performance publicitaire par rapport aux prévisions qui avaient été faites à l’époque . Eric Moralès insiste sur deux éléments significatifs : tout d’abord les frais de personnel. Il y avait des enjeux très forts d’économie sur les frais de personnel, à hauteur de 2,1 millions d’euros sur l’exercice 2017 toujours au niveau du pôle. On est assez proche de cet objectif puisque les frais de personnel se contractent de 1,9 million dans l’atterrissage 2017. Jacques Vernette  fait remarquer que  puisqu’on n’a pas fait d’économies de masse salariale sur Midi Libre, la structure la plus importante, ça veut dire qu’on les a faites sur les autres structures.

Avis de décès : une manne de 10 M€

Claire Charbonnel  précise qu’il y a des changements de périmètres qui permettent d’être plus agile et on peut s’en féliciter pour la verticale légale contrairement à toutes les attentes qu’on pouvait avoir. Ca fait des années que j’entends que les légales c’est fini mais on arrive à être pas mal et à résister plutôt mieux que le marché. Donc il n’y a jamais rien de complètement écrit sur la vie des sociétés. Et on pense faire de belles choses sur Midi Libre cette année. Cette spécialisation, manifestement elle a apporté ses fruits. Et sur les avis de décès, pour que vous ayez un chiffre en tête, sur l’ensemble du grand ensemble, c’est 10 millions d’euros.

Eric Moralès évoque ensuite l’effritement du résultat, celui de Midi Libre apparait en forte décroissance. Claire Charbonnel  ajoute que le résultat opérationnel du groupe (le ROP) sera fortement négatif en 2017, hors aide au portage.
Eric Moralès rapproche ces résultats avec le business plan Top 14 bâti en 2014 lors du rachat des Journaux du Midi. S’agissant de l’exercice 2016, quand on compare le TOP 14 aux résultats consolidés du groupe, ces derniers sont conformes au plan. Le chiffre d’affaires tout d’abord, on est dans les deux cas dans des masses autour de 113 / 114 millions. En revanche on s’aperçoit que les charges d’exploitations ont été plus élevées du fait du décalage de la mise en oeuvre. Les frais de personnel sur l’exercice 2016, s’agissant du pôle est sont autour de 55 millions d’euros, Top 14 prévoyait 52,9, mais 2015 était à 56,8. Donc à 55,2 millions d’euros, on a amorcé une décroissance par rapport à l’exercice précédent qui était de 57,7 M€. Donc on est bien dans une mise en oeuvre des économies, dans la dynamique qui était inscrite dans TOP 14. S’agissant de l’exercice 2016, on peut considérer que le pôle est avait des résultats conformes au plan.
S’agissant du budget 2017, il faut d’abord noter que celui-ci était au départ moins ambitieux que celui qui était inscrit dans le Top 14, parce qu’il prend en compte la dégradation du chiffre d’affaires diffusion. Cette fois ci on peut dire que la réalisation de l’exercice ne s’inscrit pas dans les objectifs du plan Top 14. Si la réduction des charges d’exploitation est en ligne avec celle du budget, on observe une décroissance très forte du résultat. C’est principalement le décrochage sur la publicité qui n’était pas anticipé qui explique cette contre performance de l’exercice 2017. Ces résultats interviennent pendant la construction du budget 2018 et donc la question la plus déterminante est de savoir si le budget 2018 allait s’inscrire dans un plan de rattrapage par rapport au retard concédé dans la réalisation de Top 14.

2018 : une année difficile

Claire Charbonnel répond que le budget 2018 est en cours de construction en prenant en compte ces éléments. Incontestablement, 2018 va être une année qui va être difficile. C’est notre rôle ici, de regarder les choses en face, c’est à dire d’être hyper offensif sur la capacité à résister à cette tendance de marché, et à ces évolutions de marché. Nos axes stratégiques sont toujours les mêmes. Pour 2018 il y a trois volets : la diffusion avec l’augmentation du prix en semaine et le dimanche, cela compense la baisse de diffusion. Sur la publicité 2017 était quand même en contre performance, donc il y a un besoin de rattrappage, et le troisième volet c’est la poursuite de la diversification avec la croissance de l’événementiel notamment et des autres revenus qui peuvent être des revenus publicitaires Web extra local. Là il y a de la croissance à aller chercher. C’est cette croissance qui peut nous permettre d’espérer réduire nos pertes sur Midi Libre en 2018.

Cathy Rocher demande si de nouvelles économies sur la masse salariale sont prévues.  Claire Charbonnel   explique que l’on parle du budget 2018, si l’on parle longue tendance, ce qu’il faut que l’on prépare ensemble, c’est ce qui est après 2018. On a augmenté le prix, ça nous permet de compenser la baisse probable de la diffusion. En 2018 sur 2019, on ne va pas pouvoir augmenter à nouveau le prix. Il y a un sujet, quand on augmente pas le prix, on perd 2,5 millions de revenus. Il y a un effet de ciseaux qui est réel.

Thierry Levesque demande si l’option de vendre plus de journaux est toujours d’actualité. Claire Charbonnel répond qu’elle parle là en vision budgétaire : « Après en terme d’actions, pour moi il y a six axes stratégiques qui sont importants. Il y a trois points sur le chiffre d’affaires et trois points qui sont plus sur les organisations. Premier axe : sur le chiffre d’affaires, il faut résister sur les revenus traditionnels. Sur la diffusion pour nous elle passe plutôt par les abonnements, c’est donc pour cela qu’on investit sur les abonnements, avec quelqu’un qui nous a rejoint, des dispositifs qu’on peut tester. On est convaincu qu’on doit pouvoir aller chercher au moins plus en conquête que cette année, et au moins stabiliser nos abonnements Print. On est convaincu qu’on doit pouvoir aller chercher des abonnements Web aussi, et donc globalement qu’on doit avoir un portefeuille tout compris qui doit progresser.  Le deuxième axe , c’est de développer de nouvelles activités l’événementiel mais aussi la distribution. Pour la distribution, on devrait être à 80% de maîtrise de notre réseau. Si on fait ça, c’est pour pouvoir proposer de la distribution à la presse nationale, magazine, partager les coûts de transports, il faut avoir une vision offensive sur ce sujet là. On est plutôt en avance sur ces sujets.
Troisième volet  dans les recettes, la publicité. Je pense qu’il faut répondre à l’attente du marché publicitaire, développer ce que l’on appelle l’agence, la capacité à proposer du conseil, et des nouvelles offres de communication. Les commerciaux vont pouvoir s’appuyer sur des nouveaux outils, de nouvelles offres en terme de digital. Il y a beaucoup de travaux qui sont faits avec les régies extra locales, autour de projets nationaux pour proposer à nos clients locaux des offres qui soient plus percutantes en terme de numérique.
Quatrième axe . Ensuite il y a des volets qui sont communs à toute l’entreprise et qui sont le développement du Web. C’est un grand axe évident, ça veut dire développer les audiences Web, ça veut dire construire la DATA et favoriser les abonnements. Ce qu’on appelle ADA; Et pour ça, il faut produire plus de contenus multimédias. Ca veut dire transformer les façons de faire, les façons de produire. Mais c’est aussi transformer, quand on fait le l’événementiel, en introduisant du numérique dedans. Si on fait de l’inscription sur les salons c’est pour avoir de la donnée, si l’on fait des jeux c’est pour avoir de la donnée. Le digital est partout, il est dans toutes nos activités. Cinquième point , côté organisation, on construit des outils et des structures qui sont transversales. Ces outils, comme Shipo, le CMS pour la partie Web et l’outil futur pour la régie, permettent d’être en phase avec le développement du marché. Shipo va nous permettre de proposer plus de produits à nos abonnés, plus facilement, d’avoir un vrai CRM qui nous permet de parler à nos abonnés. Ces outils transversaux doivent nous permettre d’être plus efficace et plus productif.
Le sixième et dernier point est effectivement la maîtrise et la réduction des coûts fixes. Il va falloir continuer à adapter nos charges ».

Pérennité et indépendance

Guy Trubuil demande quel est l’état d’esprit de l’actionnaire. Est-il dans une logique de rattrapage forcené du retard qui est en train d’être pris par rapport au plan Top 14 parce qu’il avait été validé par les banques lors du rachat ?

Claire Charbonnel indique que l’actionnaire est dans une logique de pérennité et donc ce qui l’importe, c’est que l’on construise une vision lointaine et pérenne. La deuxième chose, c’est l’indépendance. Pour être indépendant, il faut pouvoir se financer soi-même et il faut donc pouvoir faire ce que l’on dit avec les banques. Il y a un enjeu de qualité des prévisions et de nos capacités de remboursement. Donc voilà je répondrai avec ces deux mots : pérennité et indépendance.

Jacques Vernette précise que la démarche de la Dépêche du Midi n’est pas celle d’un groupe coté en bourse. C’est une démarche de pérennité , de long terme, et de relations de confiance avec les banques. Donc la notion de résultats reste malgré tout une notion importante. Qui s’il n’est pas conforme, soit proche ou tout au moins pour lequel des explications pourraient être fournies pour justifier une évolution. C’est aussi une logique de cohérence et de complémentarité entre les deux pôles.

>> Le départ de Philippe Palat de son poste de directeur de la rédaction de Midi Libre dans le courant de l’année est officiel, comme Métropolitain l’a récemment révélé. Il est remplacé par Olivier Biscaye du groupe Nice Matin. Il va être présenté dans les prochains jours aux journalistes de l’agence locale de Montpellier. Le départ de Philippe Palat était attendu depuis longtemps par des journalistes qui ne cessent de critiquer la ligne éditoriale et le choix du contenu, avec un malaise perceptible au service Région au Mas-de-Grille, dans les agences locales de Montpellier, Nîmes et Béziers, il est vrai à la traîne sur des événements, notamment les faits-divers.

5 Comments

  1. rien d’ étonnant depuis hollande Midi Libre soutient le pouvoir en place de façon partisane et vu la « reussite » de la gauche forcement ça en déçoit plus d’un

    1. Bonjour, Jacques, MONSIEUR FRANCOZ s’il vous plaît ! Métropolitain se porte à merveille, tous nos scoops sont systématiquement « repompés » par Midi Libre, sans jamais nous citer, certifie que nous sommes bons et que nous faisons mal. Comme à la grande époque d’Avignon, je ne compte pas mes heures, je bosse H24, c’est à dure jour et nuit ! Merci de nous lire, Jacques.

  2. Nous mettons fin à un abonnement de 30 année à midi libre à cause de leur application mobile qui pratique la censure systématique et surtout injustifiée de commentaires pourtant en adéquation avec la charte de publication.
    Au début nous pensions à des erreurs informatique mais cela fais maintenant trop de fois que l’on nous empêche de nous exprimer ce qui est un comble pour un média « journalistique ». Je me réjouis de sa chute, amplement méritée.je pense ne rien apprendre à métropolitain mais s’ils pouvaient publier une enquête et rencontrer des gens qui se font censurer ça serai juste. Le succès de métropolitain est du en partie aux erreurs de midi libre et ne se trouverait que renforcé d’ouvrir les yeux aux lecteurs de midi libre.

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