Coups de feu à Montpellier : cinq policiers de la BAC braqués

Une scène digne d’un polar s’est déroulée jeudi matin dans une maison, entre l’avenue de Palavas et l’hôtel de ville, dans le quartier des Aiguerelles, à Montpellier. Des coups de feu ont été tirés, cinq policiers ont été braqués. L’arrestation d’un père et de son fils a été agitée. Récit.

Jeudi vers 8h, alors que la ville de Montpellier est paralysée par 30 cm de neige, une dame claquemurée chez elle et affolée appelle le 17 : dans la rue d’Opale, ses voisins ont tiré des coups de feu dans sa direction, sans l’atteindre, fort heureusement. Elle fait état d’un incident survenu lundi et qui depuis dégénère avec d’abord des menaces de mort, puis le tronçonnage d’un grand arbre dans son jardin par un père et son fils, désignés comme les auteurs des coups de feu.

L’intervention de cinq policiers de la brigade anticriminalité -BAC-, à 10h, jeudi pour traiter la situation, a failli mal tourner. Alors qu’ils s’apprêtaient à pénétrer dans la maison d’où les tirs provenaient, ils se sont retrouvés face au fils âgé de 28 ans, très agressif, avec à portée de main des armes blanches et un fusil d’épaule. Celui-ci a copieusement insulté et outragé les policiers.

Policiers mis en joue

Soudain, le père âgé de 58 ans a fait irruption dans cette pièce surveillée de l’extérieur par les policiers, s’est emparé du fusil d’épaule tenu par son fils et a mis en joue les cinq policiers de la BAC. Faisant preuve d’un sang-froid probablement salutaire, l’un d’eux, anticipant des tirs en leur direction a sauté dans l’appartement et a réussi, non sans mal à désarmer dans un premier temps le quinquagénaire, surexcité.

Le père a toutefois réussi à se saisir d’une arme de poing posée sur un meuble, un gomme cogne,  Et il a de nouveau braqué le policier et ses quatre collègues, qui sont parvenus à le neutraliser et le conduire en garde à vue au commissariat central.

Pour une place de parking

L’enquête a été confiée à la sûreté départementale de l’Hérault qui a fait toute la lumière sur cette affaire : lundi, le père et le fils n’ont pas digéré que le jardinier de leur voisine venu faire de menu travaux ait garé son véhicule sur ce qu’ils considèrent comme leur place de parking. Il s’agit en réalité d’un emplacement que les deux habitants irascibles se sont appropriés d’office dans la rue d’Opale.

Mercredi, le père et son fils en colère sont venus demander des explications à la pauvre voisine. Ils ont débarqué armé, ont tiré sur la porte d’entrée, puis ont visé leur voisine, sans la toucher, avant de revenir avec une tronçonneuse et de sectionner un grand arbre…

Plaintes des policiers

Jeudi à 8h, ils sont revenus devant le pavillon de la dame pour de nouveau ouvrir le feu vers la baie vitrée, puis de regagner leur villa située en face, de l’autre côté de la rue. Là, où l’intervention des policiers de la BAC a failli virer au drame sanglant. Un fort chabrol a pu  être évité de justesse.

Ces policiers, soutenus par le syndicat Alliance, ont déposé plainte contre le père et son fils qui seront jugés lundi après-midi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Montpellier. En attendant, ils ont été écroués.

6 Comments

  1. il faut éliminer ces cafards nuisibles de la société, mais si cela déplaît aux socialos bisounours, l’assainissement de ce pays est à ce prix .

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