Cannabis et cocaïne : « le réseau du bassin du Thau » démantelé

C’est un nouveau coup dur qui a été porté par les gendarmes du groupement de l’Hérault contre les trafics de drogue. Une semaine après le démantèlement de la filière de Florensac, c’est, de nouveau autour du bassin de Thau que la compagnie de gendarmerie de Pézenas a frappé.

Lundi, en effet, les gendarmes de la brigade territoriale de Mèze ont procédé à l’interpellation de quatre individus soupçonnés d’être impliqués dans un trafic de stupéfiants -herbe et résine de cannabis, cocaïne- sur les communes de Mèze, Poussan, Loupian, Frontignan et Sète.

32 kg écoulés en deux ans

Cette opération de police judiciaire a été menée avec le concours des militaires de la brigade de recherches et du peloton de surveillance et d’intervention -Psig Sabre- de Pézenas, du groupe d’investigations cynophiles de Lunel, de trois réservistes, avec l’assistance des policiers de la Sécurité publique du commissariat de la circonscription de Sète-Frontignan. .

Lors des perquisitions, un véhicule, deux téléviseurs, 1,1 kg de résine de cannabis, 400 grammes d’herbe de cannabis, 30 grammes de cocaïne et 5’500 euros en numéraire ont été saisis.

L’enquête des gendarmes a établi qu’en deux ans, c’est à dire depuis 2016, quelque 32 kg de drogue avaient été écoulés : 24 kg de résine de cannabis, 6 kg d’herbe de cannabis et 2 kg de cocaïne. Les transactions relatives à la cocaïne sont estimées à près de 200’000 euros, selon le groupement de gendarmerie de l’Hérault.

Deux ans de prison

Le parquet de Montpellier n’a pas ouvert d’information judiciaire, le trafic présumé étant avéré et tous les protagonistes de ce « réseau du bassin de Thau » identifiés et interpellés. Ils ont été jugés e comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Montpellier, jeudi. L’un des trois principaux protagonistes, considéré comme la tête de la filière, a été condamné à deux ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt et à 5 000 euros d’amende.

Ses deux « lieutenants » ont écopé de deux ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis et mise à l’épreuve pendant dix ans avec obligation de soins et de travail, ainsi qu’ à 5 000 euros d’amende. Le dernier mis en cause fait l’objet d’une mesure de composition pénale.

23 consommateurs identifiés

Les gendarmes ont identifié 23 consommateurs réguliers qui se ravitaillaient en drogue douce et dure. Ils feront l’objet ultérieurement d’une mesure décidée par le procureur de la République de Montpellier : amende et stage de sensibilisation ou rappel à la loi au regard de leur niveau de consommation .

La confiscation des espèces et du véhicule a par ailleurs été prononcée par le tribunal. « Cet excellent résultat dans la lutte contre le trafic de produits illicites récompense plusieurs mois d’investigations menés par les gendarmes de la compagnie de Pézenas », se félicite t-on ce vendredi à l’état-major du général Jean-Valéry Lettermann, commandant le groupement de gendarmerie de l’Hérault et commandant adjoint de la Région de gendarmerie d’Occitanie.

Une partie de la drogue saisie. Photo Gendarmerie de l’Hérault.

2 Comments

  1. Tout, le monde sais, que ce réseaux, de drogue, et déjà remplacé, la police a perdu la guerre contre la drogue, pour enrayer le trafic de drogue, il fault frappé directement sur les pays producteurs !!!

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