Immobilier d’entreprise à Montpellier : 2017, l’année de tous les records

Philippe Saurel a commenté les chiffres présentés par l’Observatoire de l’immobilier et du foncier d’entreprise pour l’année 2017, qui confirme la bonne dynamique dont profite la métropole montpelliéraine. Après de bons résultats en 2016, Montpellier enchaîne avec une nouvelle saison record.

L’Observatoire de l’immobilier et du foncier d’entreprise de Montpellier, créé en 2005, annonce la couleur. En 2017, le territoire affiche des taux records avec 81’000 m2 de bureaux transactés, soit une hausse de + 24 % ; 97’000 m2 de locaux d’activités également “transactés” pour une progression encore supérieure (+ 30 %).

Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole -3M- a précisé que l’on peut encore gonfler ce bilan déjà très bon : « En effet, on peut intégrer à ces résultats les 16’000 m2 désormais occupés par France Télévision sur le parc d’activités du Salaison à Vendargues où la chaîne a installé des studios pour ses séries… Ces locaux, de par leur taille, ne sont pas qualifiés comme des bureaux mais comme des entrepôts. Mais l’essentiel est qu’ils abritent bien des emplois ».

L’Est et le Sud plus dynamiques

Chantal Marion, vice-présidente de la métropole et déléguée au développement économique, enfonce le clou : « La métropole a voté son schéma d’accueil des entreprises, le SAE, qui permet de prouver, en France comme à l’international, de montrer que nous avons ici toutes les structures et l’immobilier pour proposer un accompagnement complet aux jeunes entreprises, de l’idée à la cotation en bourse. Ce SAE permet d’attirer des entreprises et la dynamique de notre territoire se vérifie aussi par le très bon taux d’occupation de nos structures d’accueil d’immobilier d’entreprises qui est atteint 90 % ».

Bien sûr, tous le secteurs de la métropole ne profitent pas pareillement de la dynamique : « Le secteur Est reste le plus dynamique et représente 46 % de la demande sur Vendargues, Baillargues (La Biste) et Castries-Vendargues (Via Domitia). », confirme-t-elle : « Puis vient le secteur Sud sur l’axe Saint Jean-de-Védas (La Lauze/Marcel Dassault) et Montpellier (Garosud), soit 31 % des volumes placés ».

Locations et vente : prix stables

Si le marché s’emballe, pas les prix. Au nom de l’Observatoire, le promoteur Michel Peinado livre son analyse : « On constate que les valeurs restent stables par rapport aux années précédentes. Pour la location de locaux d’activité de seconde main, on note un loyer à 60 €/m2, et de 90 €/m2 pour des bureaux neufs… À l’achat, stabilité aussi avec 700 €/m2 pour les locaux de seconde main et 1 100 € dans le neuf ».

L’Observatoire note aussi le retour de l’investissement national à Montpellier : « C’est en effet un constat majeur de l’année écoulée », annonce le promoteur : « Les entreprises nationales ou internationale ont consommé 61 % de la surface globale ». Un mouvement dont profitent certains secteurs d’activité pour se développer, comme les services aux entreprises et les commerces.

A Montpellier, l’Est en tête

Si l’on étudie les chiffres de l’Observatoire pour la seule ville-centre, des spécificités apparaissent : « Le secteur de Montpellier Est (Millénaire, Eurêka, Odysseum) reste le plus demandé avec 40 % du volume placé », révèle Chantal Marion : « Juste derrière, on trouve le secteur Sud avec 24 % du volume et le Centre, avec 20 % ». L’élu note au passage que 92 % de ces surfaces placées l’ont été auprès du secteur privé, c’est à dire les entreprises, dont les start-up.

Pour les années à venir, entre rénovation et grands projets en cours en immobilier d’entreprise (voir par ailleurs), le stock devrait atteindre 15 mois. « On dit qu’à Montpellier, on a besoin chaque année de créer 20 000 m2 de locaux neufs », conclut Michel Peinado.

Saurel : « Nous ne nous sommes pas trompés »

« Ces chiffres sont importants car ils valident notre politique en matière de développement économique », insiste Philippe Saurel. Il estime que La 7ème ville de France confirme ainsi son attractivité pour les entreprises, grands groupes ou start-up : « Actuellement, dans le monde, les pôles économiques sont dans les métropoles. Et les secteurs qui progressent dans ces métropoles sont le numérique, la santé, l’environnement et le développement durable, mais aussi les industries culturelles et créatives… Nous ne nous sommes pas trompés à Montpellier en choisissant, dès 2014, de porter l’effort sur ces secteurs. Ici, nous sommes bien dans la dynamique mondiale ».

Vers l’industrie propre ?

L’élu en profite pour évoquer un autre grand projet : de l’industrie à Montpellier. « Montpellier, on le sait, c’est du tertiaire : il y’a pas d’industrie ici, nous n’avons pas Airbus… Mais je souhaite construite ici l’industrie du futur, c’est à dire l’industrie propre. Mon rêve est d’implanter de l’industrie durable et pérenne… Il n’y a pas de raison pour cela ne soit pas possible. C’est surtout une question de foncier, et nous en avons. Alors il faudra peut-être 6 ans (ou plus) pour réaliser cela, car il faut faire évoluer les mentalités… mais si on me fait confiance, j’y arriverai ».

>> Les principaux chiffres 2017
– Grandes surfaces/entrepôts : en hausse
Sur le marché des locaux d’activités et des entrepôts, l’Observatoire enregistre 120 transactions pour 112’800 m2 au total soit une hausse de 37 % par rapport à 2016 (82’400 m2). Le record de 2005 est battu. A titre de comparaison, sur les 5 dernières années, les ventes plafonnées à 65’200 m2/an…
– Plus de 1 000 m2 : en hausse.
30 transactions d’entrepôts supérieures à 1 000 m2 ont été enregistrées l’an dernier, contre 25 en 2016.
– Création d’établissements : en hausse.
Une quarantaine d’opérations en 2017 concernent des projets de création d’établissement ou d’entreprise.
– Principales transactions : Ubisoft (4 560 m2 à Castelnau-le-Lez) ; Netia (714 m2 sur le Millénaire avant de rejoindre la Cité Créative sur l’EAI) ; Nou groupe Valeco (423 m2 sur le Parc 2000 à Montpellier) ; l’école Le Plateau (300 m2 dans le centre de Montpellier).
– Principales livraisons de 2017 :
@7Center sur Odysseum (33’000 m2) ; Air Park One sur le parc l’aéroport (10’800 m2 en 3 phases) ; les Corollys sur le Parc de l’Aéroport (5 300 m2) ; Neos sur Garosud (5 000 m2) ; Blasco sur Pablo Picasso (4 200 m2) ; Island et Divers City sur le Parc Eurêka (4 500 m2 et 4 000) ; L’Audace à Lattes (4 500 m2).

Conférence de presse de Philippe Saurel. Photo Montpellier 3M.

1 Comment

  1. Effectivement, la mise en place d’une industrie durable et pérenne permetterai de renouveler l’industrie.
    Egalement cela créerait de nombreux emploi durable et sûre.
    Cependant, comme le dit M. SAUREL, il faut encore faire évoluer les mentalités…

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