Meurtre à Montpellier : un SDF roumain battu à mort aux Aubes

Un SDF de 45 ans de nationalité roumaine a été tué à coups de pieds, de poing et peut-être avec un objet contondant portés à la tête, la semaine dernière, dans le quartier des Aubes, à Montpellier. Son cadavre a été retrouvé mercredi dernier vers 17h, devant sa tente installée dans les broussailles du terrain longeant l’avenue François Delmas, dans le prolongement du Corum, 300 mètres avant l’ancienne station-service de la route de Nîmes, vers Castelnau-le-Lez.

C’est un piéton, empruntant un sentier le long de la voie ferrée reliant le Corum et des résidences des Aubes, qui a fait la macabre découverte. L’autopsie pratiquée à l’institut médico-légal du CHU Lapeyronie, à Montpellier a confirmé que le quadragénaire avait été battu à mort. Les coups portés à la tête ont occasionné un profond traumatisme crânien, dans les 36 heures ayant précédé la découverte du cadavre, selon les médecins légistes.

Inconnu de la justice

Une pièce d’identité retrouvée dans la tente a permis d’identifier ce ressortissant roumain, inconnu des services de police et de la justice dans son pays, ainsi qu’en France. Il était arrivé depuis ces derniers mois à Montpellier, selon des renseignements récupérés par les policiers, notamment auprès d’autres SDF qui squattent également ce chemin longeant la voie ferrée, surplombant la route de Nîmes.

Les investigations ont permis d’établir que ce Roumain ne fréquentait pratiquement pas les autres SDF installés à cet endroit, ni ceux qui sont des habitués des foyers sociaux et des centres d’hébergement de la ville. Le quadragénaire menait une vie isolée sous sa tente. Ce SDF avait élu domicile le long de la voie ferroviaire Montpellier-Nîmes.

L’enquête est menée par les policiers de la brigade criminelle, la « crim » de la sûreté départementale de l’Hérault pour identifier le meurtrier présumé. La police technique et scientifique a gelé la scène de crime et a collecté de nombreux indices matériels.

Quel mobile ?

Aucune hypothèse n’est pour l’heure privilégiée par les enquêteurs. La victime connaissait-elle son meurtrier, qui s’est acharné sur lui, au point de le tuer ? Y a t-il eu un différend entre eux ? Le mobile du meurtre est-il crapuleux ? L’enquête n’a pas encore établi si de l’argent a été volé au Roumain, qui menait une vie misérable. S’agit-il d’une querelle après boire avec un autre marginal ?

Une certitude : le quadragénaire avait choisi de ne pas séjourner dans les campements de Roms de Montpellier, ceux implantés à la Marbrerie -à Grammont-, au Mas Rouge, entre Port Marianne et Odysseum, à Bionne ou encore aux hauts de Celleneuve, où son existence sur le sol montpelliérain ne semblait pas être connue au sein de cette communaité. Le mystère perdure pour l’heure.

L’information sur cet homicide volontaire, le premier de la nouvelle année à Montpellier, qui n’avait pas transpiré depuis, a été révélée ce mercredi par le procureur de la République, Christophe Barret. Il a précisé que l’enquête était diligentée pour « flagrance de crime ».

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